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Élections municipales italiennes de 2012

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Des élections municipales partielles se sont déroulées en Italie au printemps 2012. Elles concernent 1 012 communes[1] (sur 8 092) et se déroulent sur deux tours à quinze jours d'intervalle. Le premier tour se déroulait les 6 et 7 mai (dimanche de 8 h à 22 h, puis lundi de 7 h à 15 h), tandis que le ballottage, concernant 118 communes, se déroulait les dimanche 20 et lundi 21. Trois régions autonomes[2] organisent leurs propres élections en mai ou en juin : le Trentin-Haut-Adige le 20 mai, la Val d'Aoste le 27 mai et la Sardaigne les 10 et . D'autres sources, comme La Repubblica, donnent un total de 945 communes dont 26 chefs-lieu de provinces. Sans compter le Frioul-Vénétie Julienne, également région autonome, elles concernent 7 202 146 électeurs.

Ce sont les premières élections organisées en Italie après la chute du gouvernement Silvio Berlusconi IV et avec le gouvernement Mario Monti, sous le contrecoup de la crise importante de la Ligue du Nord (qui perd tous ses ballotages) et l'émergence du Mouvement 5 étoiles (« Grillini »), contestataire, de Beppe Grillo. Sur 177 villes de plus de 15 000 habitants, 92 sont remportés par le centre gauche (au lieu de 45 en 2007).

Dans les grandes villes, voici les principaux candidats et les alliances qui les ont soutenus, alliances souvent à géométrie variable :

  • Palerme : Dans cette capitale régionale et insulaire, le 3e pôle qui tenait la ville s'est divisé avec d'un côté l'Udc qui s'est alliée avec le PdL avec Massimo Costa tandis que Futur et liberté pour l'Italie appuie Alessandro Aricò. La gauche est également plutôt divisée en raison de primaires très disputées et qui ont vu la défaite de la candidate du Parti démocrate, Rita Borsellino : le Pd et Gauche, écologie et liberté soutiennent donc Fabrizio Ferrandelli tandis que l'Italie des valeurs (qui soutenait Borsellino dans les primaires) représente finalement l'ancien maire Leoluca Orlando avec le Prc et les Verts. Riccardo Nuti est l'outsider du Mouvement 5 étoiles. Après l'élimination de tous les partis de droite et de centre droit, le ballotage voit s'affronter Orlando, favori, contre Ferrandelli, dans une ville qui était pourtant détenue par la droite. Orlando redevient pour la quatrième fois maire de Palerme avec près de 70 % et après avoir frôlé l'élection dès le premier tour.
  • Gênes : dans cette autre capitale régionale, la gauche réunie soutient, après des primaires, le socialiste Marco Doria (soutenu par le Parti démocrate, Italie des Valeurs, Parti socialiste italien, Fédération de la gauche, composée de Refondation communiste et du Pdci, et Gauche, écologie et liberté (Sel), ainsi que trois listes citoyennes). Ses principaux opposants sont Enrico Musso, soutenu par le centre droit (3e pôle dont le petit Parti libéral italien) tandis que le Peuple de la liberté soutient Pierluigi Vinai (avec la Démocratie chrétienne et deux listes citoyennes). La Ligue du Nord et les « Grillini » s'y présentent isolément comme la plupart du temps dans ces élections locales[3]. Après être arrivé en tête au premier tour, Marco Doria est aisément élu au ballotage contre Enrico Musso, tandis que le candidat du PdL est éliminé dès le premier tour.
  • Vérone : Flavio Tosi qui voulait initialement une liste à son nom se présentera finalement sous les couleurs de la Ligue du Nord où il est hostile à un éventuel retour d'Umberto Bossi. Le PdL présente une coalition de centre droit avec Udc et Fli derrière Luigi Castelletti. Le centre gauche est uni (Pd-Idv-Prc-Pdci-Sel) derrière Michele Bertucco tandis que le Mouvement 5 étoiles présente Gianni Benciolini. Tosi est réélu dès le premier tour.
  • Tarente : le maire sortant, Ippazio Stefàno, de gauche, un ancien communiste italien qui a récemment rejoint SEL, est largement soutenu par le centre gauche, y compris par l'Udc, l'Alliance pour l'Italie, l'UDEUR et une liste citoyenne. Maria Teresa Basile est la candidate du Peuple de la liberté. Le Prc soutient Dante Capriulo et Mario Cito est le candidat de la Droite, de la Flamme tricolore et de la Ligue d'action méridionale. Stefano est réélu au ballotage avec 69,67 % des voix.
  • Parme : Dans le chef-lieu de l'Émilie, dans une ville qui se remet mal d'un scandale politique qui a conduit à une administration extraordinaire par un préfet, le Pd et l'IdV sont unis derrière Vincenzo Bernazzoli. Le PdL soutient Paolo Buzzi tandis que la Ligue du Nord, Andrea Zorandi. L'Udc présente Elvio Ubaldi et les 5 étoiles Federico Pizzarotti. La gauche radicale présente des listes séparées pour les Prc, Pdci et Pcl. À la surprise générale, Pizzarotti se qualifie au second tour, loin derrière le candidat de centre gauche et remporte l'élection avec plus de 60 % des voix. C'est la seule grande ville et le seul chef-lieu qui est conquis par les Grillini, avec 51 235 voix, soit 60,22 %.
  • L'Aquila : le centre gauche voit le Pd avec la gauche (Sel et Prc-Pdci) et avec l'Alliance pour l'Italie, soutenir le maire actuel, Massimo Cialente tandis que l'IdV présente son propre candidat Angelo Mancini. Le PdL et FLI se présentent séparément, et soutiennent respectivement Pierluigi Properzi et Enrico Perini, tandis que l'UDC (avec l'UDEUR et les Verts) appuie Giorgio De Matteis. Beppe Grillo soutient Rosetta Enza Blundo. Le maire sortant est réélu.
  • Monza : le centre gauche se présente au grand complet avec une coalition Pd, Idv, Sel, Prc-Pdci qui soutient Roberto Scanagatti dans une ville longtemps marquée par la droite. Les Verts ont leur propre candidat, Attilio Tagliabue. Le PdL soutient Andrea Mandelli, tandis que la Ligue du Nord Marco Mariani. L'UDC est seule avec Anna Martinetti. C'est la gauche qui l'emporte au ballotage, aisément.

Les principales villes concernées sont (par ordre décroissant de population, région, province, population, nom du maire en 2007, nom du maire en 2012)[4] :

  • en Sicile, Palerme 655 875 (avec une administration nommée par le Gouvernement), bascule avec Leoluca Orlando (IdV)
  • en Ligurie, Gênes 607 906 Marta Vincenzi, reste à gauche avec le socialiste Marco Doria (SEL) à 59,71 %
  • en Vénétie, Vérone 263 964 Flavio Tosi, réélu au premier tour avec 57,32 %, seul maire de la Ligue du Nord qui l'emporte (les 7 ballotages de la Ligue sont tous perdus).
  • dans les Pouilles, Tarente 191 810 Ippazio Stefano, réélu au ballotage avec 69,67 %
  • en Émilie-Romagne, Parme 186 690 (avec une administration nommée par le Gouvernement), bascule avec Federico Pizzarotti (M5S).
  • en Lombardie, province de Monza et de la Brianza, Monza 122 712 Marco Mariani, bascule à gauche avec Roberto Scanagatti, 63,39 %
  • Emilia-Romagna, Plaisance 103 206 Roberto Reggi, reste à gauche avec Paolo Dosi, 57,77 %
  • Pouilles, Lecce 95 520 Paolo Perrone, réélu au premier tour avec 64,30 %
  • Ligurie, La Spezia 95 378 Massimo Federici, réélu au premier tour avec 52,54 %
  • au Piémont, Alexandrie 94 974 Piercarlo Fabbio, bascule à gauche avec Maria Rita Rossa, avec 67,97 %
  • en Calabre, Catanzaro 93 124 (avec une administration nommée par le Gouvernement), , reste à droite au premier tour avec 50,08 % et Sergio Abramo
  • en Toscane, Pistoia 90 288 Renzo Berti, reste à gauche, Simone Bertinelli 59,04 %
  • Puglia, Brindisi 89 780 (avec une administration nommée par le Gouvernement), , bascule à gauche, avec Cosimo Consales, au premier tour 53,16 %
  • en Campanie, province de Naples, Torre del Greco 87 197 Ciro Borriello, bascule à gauche avec Gennaro Malinconico 52,26 %
  • Lombardie, Côme 85 263 Stefano Bruni, bascule pour la première fois de son histoire à gauche, avec Mario Lucini, 74,86 %
  • Toscane, Lucques 84 939 Mauro Favilla, bascule à gauche, Alessandro Tambellini, 69,72 %
  • Campanie, province de Naples Pouzzoles 83 459 (avec une administration nommée par le Gouvernement), bascule à gauche Vincenzo Figliolia avec 67,80 %
  • Sicile, province de Trapani, Marsala 82 774 Lorenzo Carini, bascule au centre gauche Giulia Maria Adamo 65,86 %
  • Lombardie, province de Milan, Sesto San Giovanni 81 130 Giorgio Oldrini, bascule au centre gauche Monica Luigia Chittò 69,39 %
  • Piémont, Asti 76 534 Giorgio Galvagno, bascule à gauche Fabrizio Brignolo 56,89 %
  • dans les Abruzzes, L'Aquila 72 511 Massimo Cialente, réélu au ballotage
  • Sicile, Trapani 70 622 Girolamo Fazio, reste à droite Vito Damiano 53,56 %
  • Toscane province de Massa et Carrare, Carrare 65 573 Angelo Andrea Zubbani, gauche, réélu au premier tour
  • Sicile, Agrigente 59 175 Marco Zambuto, centre, réélu
  • Lombardie, province de Milan, Legnano 59 147 Lorenzo Vitali, bascule à gauche Alberto Centinaio, 51,91 %
  • Pouilles, province de Bari, Bitonto 56 462 (avec une administration nommée par le Gouvernement), bascule à gauche Michele Abbaticchio 65,40 % (contre une liste de centre gauche)
  • Campanie, province de Naples, Acerra 56 177 (avec une administration nommée par le Gouvernement), bascule du centre gauche au 3e Pôle (UDC) Raffaele Lettieri, 51,93 % (c'est le principal échec de la gauche avec Parme)
  • Piémont, Coni 55 714 Alberto Valmaggia, bascule au centre (UDC) avec Federico Borgna, 59,88 % (autre échec de la gauche)
  • Puglia, province de Barletta-Andria-Trani, Trani 53 940 Giuseppe Tarantini, reste à droite Luigi Nicola Riserbato, 50,79 %
  • dans le Latium, province de Rome, Civitavecchia 52 294 Giovanni Moscherini, bascule à gauche Pietro Tidei, 52,74 %
  • Campanie, province de Caserte, Aversa 51 631 Domenico Ciaramella, reste à droite avec Giuseppe Sagliocco, 56,96 %
  • Abruzzes , province de Pescara Montesilvano 51 565 Pasquale Cordoma, bascule à gauche avec Attilio Di Mattia, 53,81 %
  • Puglia, Tarante Martina Franca 49 780 (avec une administration nommée par le Gouvernement), bascule à gauche avec Francesco Ancona, 68,55 %
  • Sicile, province de Catane Paternò 49 578 Giuseppe Failla, bascule à gauche avec Mauro Mangano, 55,94 %
  • Sicile, province de Catane, Misterbianco 49 424 Antonina Maria Caruso, bascule du centre à une liste citoyenne Antonino "Nino" Di Guardo, 56,18 %
  • Latium Frosinone 48 122 Michele Marini (centre gauche) est battu par Nicola Ottaviani, droite (PdL), 53,12 %
  • Latium Rieti 47 774 Giuseppe Emili, bascule à gauche avec Simone Petrangeli, 67,17 %.

Notes et références

  1. http://www.comuniverso.it/index.cfm?Comuni%20al%20voto%202012&menu=558
  2. Les régions autonomes organisent les élections municipales et régionales selon leurs propres lois régionales, et le ministère de l'Intérieur ne diffuse pas leurs résultats.
  3. Candidats et résultats
  4. http://www.interno.it/mininterno/export/sites/default/it/assets/files/22/0097_Elenco_STATUTO_ORD._al_22.3.pdf
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