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Groupe Nice-Matin

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Groupe Nice-Matin

Création
Dates clés  : immatriculation nouvelle scop
11-03-205 liquidation ancienne scop
Forme juridique Société coopérative d'intérêt collectifVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Nice
 France
Direction Jean-Marc Pastorino
Alain Cantone
Activité Éditeur de presse
Produits Journal
Filiales Nice-Matin
Var-Matin
Monaco-Matin
Effectif 597 en 2013 (ancienne coop)
502 en 2016 (lors de la nouvelle coop)
295 en 2016 (en sas)
(({nom identifiant))} 955 801 204 (ancienne coop)
804 790 350 (nouvelle coop)
807 856 596 (sas)
Site web www.nicematin.com

Chiffre d'affaires 90 323 400 euros en 2013 (ancienne coop)
56 757 800 euros (en 2016 lors de la nouvelle coop)
30 974 978 euros en 2016 (en sas)
Résultat net 15 235 500 euros (perte 2013)
14 475 400 euros (en 2016)

Le Groupe Nice-Matin est un groupe de presse français qui réunit les quotidiens Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin.

En 2007, le groupe emploie plus de 1 000 collaborateurs dont 320 journalistes. La diffusion quotidienne globale de ses titres se situe entre 280 000 et 400 000 exemplaires. À ce jour, le groupe compte 2 000 points de vente et 838 000 lecteurs par jour.[réf. nécessaire]

Histoire

De la fondation à 1998

de 1998 à 2007 : la période Lagardère

Le titre Nice-Matin est acheté à la fin des années 1990 par Hachette Filipacchi Médias (HFM), filiale de Lagardère SCA[1]. Michel Bavastro, co-fondateur du journal, cède ainsi 35 % des actions qu'il détient pour près de 200 millions de francs[2]. Peu après, Nice-Matin rachète le quotidien Var-Matin, qui étaient alors en concurrence avec les éditions varoises de Nice-Matin, pour 164 millions de francs[1].

de 2007 à 2014 : la période Hersant Média

Le , Lagardère SCA annonce la vente de ses titres régionaux du sud de la France, soit les quotidiens du Groupe Nice-Matin ainsi que La Provence, au Groupe Hersant Média (GHM) pour un montant de 160 millions d'euros[3]. Le rachat se fait par LBO ; la somme empruntée aux banques étant de 215 millions d'euros[4]. En , à l'issue d'une période de conciliation, un accord est trouvé avec les banques créancières pour la reprise de GHM par la famille Hersant (Philippe Hersant, sa sœur et son frère) et par l'homme d'affaires Bernard Tapie, lesquels ont fait une proposition à 50-50 pour un montant s'élevant à 50,5 millions d'euros[5],[6]. À la mi-, un conciliateur est nommé afin de trouver une solution de partage de GHM entre les deux actionnaires qui souhaitent se séparer[7]. En , un accord est entériné ; la famille Hersant garde le Groupe Nice-Matin (ainsi que France-Antilles et 50 % de Corse-Matin)[7]. De nouveaux investisseurs sont alors recherchés, alors que plane la menace d'un redressement judiciaire du groupe[8].

2014 : redressement judiciaire

Le , la direction du groupe annonce officiellement que l'entrepreneur et homme politique niçois Jean Icart (actuel conseiller général DVD du canton de Nice-2 et conseiller municipal de Nice) associé à un fonds d'investissement privé européen, devient majoritaire au capital[9]. GHM ne détiendrait plus que 20 % des actions[9].

Le , la direction du groupe informe que c'est le fonds GXP Capital qui s'est associé à Jean Icart à travers une nouvelle structure dénommée Nice Morning[10]. Celle-ci devrait recevoir un soutien financier estimée à 20 millions d'euros[10]. Jean Icart devrait devenir PDG du groupe à partir du [10]. Il annonce mettre fin à tous ses mandats électoraux[10].

En , le groupe est placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nice[11]. Plusieurs offres sont proposées pour reprendre le groupe. Les différents repreneurs qui se manifestent sont[12] :

D'autres offres sont formulées par de potentiels repreneurs, mais ceux-ci retirent finalement leur offre :

  • Bruno Ledoux, principal actionnaire du journal Libération. Il retire son offre le [13].
  • Clepsydre, du groupe Azur Santé Retraite, qui retire son offre le [14].
  • la Société normande d’information et de communication, éditrice de Paris Normandie. Cette offre est finalement retirée par le président de la société le [15].

Depuis le 7 novembre 2014

Le , le tribunal de commerce de Nice retient la candidature de la société coopérative d'intérêt collectif des salariés de Nice-Matin pour la reprise de leur groupe déficitaire. Le groupe devient ainsi la plus grosse coopérative de presse en France[16].

Cette offre est rendue possible par les dons des salariés, des lecteurs du quotidien qui ont pu donner via à une campagne de financement participatif sur Ulule, et le soutien financier de Bernard Tapie[17],[18], conditionné à la vente à La Provence des 50 % des parts que détient le journal niçois dans Corse-Matin.

La gouvernance est confiée à un directoire, présidé par Robert Namias qui devient également le directeur des rédactions[19]. En avril, Jean-Marc Pastorino et Pascal Jacquesson sont également désignés directeurs généraux du groupe[20].

En , le projet d'offre numérique imaginé par l'équipe du journal, fondé sur un algorithme intelligent et sur le journalisme de solutions, est sélectionné par le fonds Google qui le finance à hauteur de 600 000 €. Cette version numérique est mise en ligne en janvier 2016 sous forme d'une offre payante qui intéresse 10 000 abonnés[16].

Le , Robert Namias annonce son départ du groupe Nice-Matin. Cette décision fait suite à des tensions sur la santé financière du groupe, entre l'équipe de direction et le conseil de surveillance[21]. Il est remplacé par Jean-Marc Pastorino[22]. Une gouvernance collégiale est mise en place avec trois directeurs généraux : Pascal Jacquesson qui occupait déjà ce poste, Alain Cantone et Denis Carreaux[22]. Cette gouvernance est provisoire et restera en place jusqu'au [22].

Le , les 432 salariés-actionnaires décident de s'adosser au groupe belge Nethys qui va acquérir dans un premier temps, via sa filiale Avenir Développement, 20 % du capital et qui a vocation à devenir majoritaire dans les trois ans. La Scic devrait conserver à terme 49 % du capital[16].

Le la société est placée en procédure de sauvegarde[23].

Dirigeants

Président du directoire :

  • Jean-Marc Pastorino[22]

Ancien président du directoire :

Directeurs généraux :

  • Pascal Jacquesson, Alain Cantone, Denis Carreaux[22]

Directeur de la rédaction :

Conseil de surveillance provisoire [24]:

Anciens membres du conseil de surveillance provisoire :

En , Éric de Montgolfier quitte le conseil de surveillance provisoire, à la suite d'un désaccord avec Robert Namias sur la santé financière du groupe[25].

Anciens dirigeants :

  • Michel Comboul, de [26] au [27]
  • Jean-Paul Louveau, du à [28]
  • Éric Debry, de à [29]
  • Dominique Bernard, de à [30]

Notes et références

  1. a et b « Var-Matin et Nice-Matin ne font qu'un. Les deux titres du groupe Hachette fusionnent leurs éditions varoises. », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. Fabrice Tassel, « Michel Bavastro, un demi-siècle de règne à «Nice-Matin». Une partie du personnel se sent trahie par celui qui a incarné l'indépendance du journal. », Libération,‎ (lire en ligne)
  3. « Lagardère vend la Provence et Nice-Matin à Hersant Média », sur http://www.liberation.fr/, Libération, (consulté le 7 février 2014)
  4. Emmanuel Berretta, « Hersant coule et rachète », sur http://www.lepoint.fr/, Le Point, (consulté le 7 février 2014)
  5. Pierre Boucaud, « Bernard Tapie : bienvenue en Corée du Nord », sur http://www.marsactu.fr/, Marsactu, (consulté le 7 février 2014)
  6. AFP, « Bernard Tapie et la famille Hersant reprennent les journaux du GHM », sur https://www.lemonde.fr/, Le Monde, (consulté le 7 février 2014)
  7. a et b Pierre Boucaud, « Tapie et Hersant : l'amour dure un an », sur http://www.marsactu.fr/, Marsactu, (consulté le 7 février 2014)
  8. « Groupe Nice Matin : projet de 148 suppressions de postes », sur http://www.cbnews.fr/ (consulté le 24 janvier 2014)
  9. a et b Fabienne Schmitt, « L’homme politique niçois Jean Icart rachète "Nice Matin" », sur https://www.lesechos.fr/, Les Échos, (consulté le 7 février 2014)
  10. a b c et d Paul Barelli, « L'élu Jean Icart reprend "Nice Matin" avec le fonds GXP Capital », sur https://www.lemonde.fr/, Le Monde, (consulté le 14 février 2014)
  11. « Le groupe de presse Nice-Matin placé en redressement judiciaire | France | Nice-Matin », sur nicematin.com, (consulté le 12 novembre 2014)
  12. « Nice-Matin, six candidats pour une reprise | France info », sur France Info, (consulté le 12 novembre 2014)
  13. « Bruno Ledoux renonce au dossier "Nice-Matin" », sur lemonde.fr, (consulté le 12 novembre 2014)
  14. « Retrait d’une offre de reprise pour Nice-Matin », sur Lemonde.fr, (consulté le 12 novembre 2014)
  15. « « Nice-Matin » : le tribunal laisse dix jours aux candidats », sur lemonde.fr, (consulté le 12 novembre 2014)
  16. a b et c « Nice-Matin s'associe avec le groupe belge Nethys », Nice-Matin,‎ (ISSN 0224-5477)
  17. « Nice-Matin repris par ses salariés associés à Bernard Tapie », sur lefigaro.fr, (consulté le 12 novembre 2014)
  18. « L'enjeu c'est ton Quotidien - Ulule », sur ulule.com, (consulté le 12 novembre 2014)
  19. « La coopérative des salariés, soutenue par Tapie, s'empare du groupe Nice-Matin | France | Nice-Matin », sur nicematin.com, (consulté le 12 novembre 2014)
  20. « Le conseil de surveillance veille aux destinées de Nice-Matin », (consulté le 12 septembre 2015)
  21. Laurence Collet, « Nice-Matin s'explique sur le départ de Robert Namias », sur www.francetvinfo.fr, (consulté le 12 septembre 2015)
  22. a b c d e f et g « Jean-Marc Pastorino succède à Robert Namias à la tête de Nice-Matin », sur www.challenges.fr, (consulté le 12 septembre 2015)
  23. « Société GROUPE NICE MATIN à NICE (Chiffre d'affaires, bilans, résultat) avec Verif.com - Siren 807856596 », sur www.verif.com (consulté le 28 mars 2019)
  24. « Les personnalités du futur conseil de surveillance du groupe Nice-Matin », sur http://www.nicematin.com, (consulté le 26 décembre 2014).
  25. Michel Bernouin, « Nice Matin écrira son avenir sans Eric de Montgolfier », sur http://www.metronews.fr, (consulté le 21 mars 2015).
  26. « Michel Comboul », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  27. AFP, « Nice-Matin : Michel Comboul révoqué », sur http://www.lefigaro.fr/, Le Figaro, (consulté le 7 février 2014)
  28. Jean-Pierre Largillet, « Nice-Matin : Jean-Paul Louveau remplacé par Eric Debry à la présidence », sur http://www.webtimemedias.com/, (consulté le 7 février 2014)
  29. Frédérique Roussel, « Éric Debry quitte Nice-Matin », sur http://www.liberation.fr/, Libération, (consulté le 7 février 2014)
  30. « Groupe Nice-Matin: le tribunal de commerce valide la reprise par les salariés », (consulté le 26 décembre 2014)

Voir aussi

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