Rocket (fusée) - Wikiwand
For faster navigation, this Iframe is preloading the Wikiwand page for Rocket (fusée).

Rocket (fusée)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Rocket
lanceur spatial léger
Données générales
Pays d’origine
États-Unis
Constructeur Astra Space
Premier vol premier semestre 2020
Statut En développement
Lancements 0
Hauteur 12,19 m.
Diamètre 1,22 m.
Étage(s) 2
Base(s) de lancement Base de lancement de Kodiak
Charge utile
Orbite basse 75 à 200 kg
Motorisation
Ergols RP-1/oxygène liquide
1er étage 5 x Delphin (2,72 t.)
2e étage 1 x Aether

Rocket (fusée en anglais) est un lanceur léger américain développé par la société Astra Space basée à San Francisco (Californie). Celle-ci développe une fusée à deux étages pouvant placer une charge utile de 200 kilogrammes en orbite basse avec un cout de lancement de 2,5 millions US$. La société a été sélectionnée en 2019 par la DARPA (agence de recherche de l'armée américaine), qui souhaite disposer d'un lanceur léger pouvant décoller avec un délai de préavis minimum. Le lanceur de Astra Space doit effectuer son premier vol au cours du premier semestre 2020.

Historique

La société Ventions LLC, bureau d'études et de recherche, est créée en 2005 à Alameda, ville de la banlieue de San Francisco (Californie). Durant 10 ans elle développe des technologies aérospatiales en partenariat avec l'agence spatiale américaine, la NASA. En elle est rebaptisée Astra Space. Elle se consacre alors à la réalisation d'une pompe électrique d'alimentation en ergols qui doit la traditionnelle turbopompe. Le modèle développé à haute puissance doit alimenter un moteur-fusée d'une poussée de 4 tonnes. La maitrise de cette technologie permettra de réduire la masse des réservoirs des lanceurs légers en permettant le remplacement d'un système d'alimentation par pressurisation. La société s'installe dans les murs d'un ancien site de test de la Marine de guerre américaine utilisé par celle-ci pour tester ses réacteurs d'avion. En 2018 la société dévoile la maquette d'un lanceur léger à deux étages[1]. Le le lanceur Rocket 1.0 est testé en vol avec un deuxième étage inerte. Il décolle de la base de lancement de Kodiak (Alaska) mais la fusée est perdue 21 secondes après le tir[2]. Une deuxième tentative (Rocket 2.0) a lieu le mais celle-ci est également un échec[1]. En la société est sélectionnée avec deux autres nouveaux constructeurs de fusées parmi 60 candidats par la DARPA (agence de recherche de l'Armée américaine) qui veut disposer d'un lanceur léger pouvant décoller avec un préavis minimum. Astra Space bénéficie en octobre de la même année de la faillite du constructeur du lanceur Vector-R et du retrait de Virgin Orbit. La DARPA s'engage à verser respectivement 2 millions et 10 millions US$ pour les deux premiers vols[3]. En , la société Astra Space, qui est parvenue à lever 100 millions US$ de capitaux, emménage dans de nouveaux locaux d'une superficie de plus de 23 000 m² situés à quelques centaines de mètres de son ancienne implantation. La société emploie 170 personnes début 2020. En octobre de la même année un complexe de lancement est inauguré sur la base de Kodiak (Alaska). La société qui ne faisait jusque là aucune publicité sur son activité, décide d'apparaitre au grand jour et crée un site internet. Astra Space prévoit d'effectuer un premier lancement orbital de son lanceur Rocket 3.0 au cours du premier semestre 2020. Cette version du lanceur disposant de deux étages opérationnels doit tenter de placer en orbite une charge utile comprenant notamment le CubeSat 3U NSLSAT 1[4],[5].

Caractéristiques techniques

L'objectif de Astra space est d'effectuer des lancements à cadence élevée pour un cout de 2,5 millions US$ soit trois fois moins que son principal concurrent, le lanceur Electron. La société souhaite abaisser à terme à 1 million US$ grâce à une cadence de production élevée. Pour y parvenir Astra space pousse au maximum l'intégration verticale du processus de construction (la majorité des composants sont fabriqués par Astra Space) et fait des choix technologiques simples contrairement à son principal concurrent l'Electron. La structure de la fusée, coiffe comprise, est en aluminium et non en matériau composite carbone. Dans le cas de la coiffe, la pénalité en poids (20%) est largement compensée d'après le constructeur du lanceur, par l'abaissement du cout de fabrication. La fabrication additive est utilisée uniquement pour la fabrication de la chambre de combustion et des pales de la pompe car ce procédé est jugé couteux et lent par les dirigeants de l'entreprise. Comme l'Electron les moteurs sont alimentés par des pompes électriques qui remplacent la turbopompe traditionnelle beaucoup plus lourde. Le lanceur Rocket comporte deux étages propulsés tous deux par des moteurs-fusées brulant un mélange de kérosène et d'oxygène liquide. Le premier étage est propulsé par cinq moteurs-fusées Delphin ayant une poussée unitaire de 2,72 t. tandis que le deuxième étage est équipé d'une moteur-fusée Aether. Le lanceur est haut 12 mètres de long pour un diamètre de 1,22 mètres. Il peut placer en orbite basse entre 75 et 200 kilogrammes[6],[5].

Notes et références

  1. a et b (en) Norbert Brugge, « Astra NLV », sur Space Launch Vehicles all of the world (consulté le 4 février 2020)
  2. (en) Jeff Foust, « Alaska launch shrouded in secrecy », sur Space News,
  3. (en) Caleb Henry, « Stealth startup lone remaining contender in DARPA responsive launch challenge », sur Space News,
  4. (en) « Welcome », sur Astra space (consulté le 4 février 2020)
  5. a et b (en) Ashlee Vance, « A Small Rocket MakerIs Running A Different Kind of Space Race », sur Bloomberg,
  6. (en) Eric Berger, « At Astra, failure is an option », sur Ars Technica,

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

{{bottomLinkPreText}} {{bottomLinkText}}
Rocket (fusée)
Listen to this article