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Étienne Fajon

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Étienne Fajon

Étienne Fajon en 1958.
Fonctions
Député de la Seine

(4 ans)
Gouvernement IIIe République
Groupe politique communiste

(13 ans)
Gouvernement IVe République
Groupe politique communiste

(5 ans)
Gouvernement Ve République
Groupe politique communiste
Député de la Seine-Saint-Denis

(11 ans)
Gouvernement Ve République
Groupe politique communiste
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Jonquières (France)
Date de décès (à 85 ans)
Lieu de décès Argenteuil (France)
Parti politique PCF

Étienne Fajon, né le à Jonquières (Hérault) et mort le à Argenteuil (Val-d'Oise), est un instituteur et homme politique français.

Membre du comité central et du bureau politique du Parti communiste français, il est directeur de l'Humanité de 1958 à 1974 et député de 1936 à 1940, de 1945 à 1958 et de 1962 à 1978.

Biographie

Fils d'un petit viticulteur et d'une institutrice, Étienne Fajon sort major de sa promotion à l'école normale d'instituteurs de Montpellier et est nommé instituteur près de Jonquières en novembre 1925. Il adhère au Parti communiste français (PCF) au début de 1927[1].

Dans les années 1930, il s'implante à Alès, où il est candidat aux élections législatives et dirige Le Cri du Gard[1].

Il est élu député de la Seine (dans la 10e circonscription de Saint-Denis) en 1936. Il siège dans la commission du règlement, la commission de la législation civile et criminelle et la commission de l'enseignement et des beaux-arts[2].

Durant la drôle de Guerre et en accord avec la position du PCF depuis la signature du Pacte germano-soviétique de condamner la « guerre impérialiste », le 16 janvier 1940, dans la chambre des députés, il justifie l'invasion de la Finlande par l'U.R.S.S. et déclare que la guerre menée par l'Angleterre et la France n'est pas une « guerre de défense de la liberté »[3],[4].

Député membre du groupe ouvrier et paysan français, il est arrêté, déchu de son mandat et condamné le par le 3e tribunal militaire de Paris à 5 ans de prison, 4 000 francs d'amende et 5 ans de privation de ses droits civils et politiques pour reconstitution de ligue dissoute[1].

Il est incarcéré au Cherche-Midi, à la Santé, à Angers, à l’île de Ré, à Tarbes, au Puy, puis transféré en en Algérie au bagne de Maison Carrée. Comme ses 26 camarades députés emprisonnés, il n'est libéré que le .

À Alger, Étienne Fajon devient membre de l'Assemblée consultative provisoire le , en remplacement de François Billoux nommé commissaire d'État[1].

À partir de 1945, il fait partie de la première et de la deuxième Assemblée constituante.

Au sein du Parti communiste, il gravit rapidement les échelons : il est membre du Comité central (1932-1990), du Bureau politique (1945-1979) et du Secrétariat (1954-1956 et 1970-1976). Il est également, avec Georges Cogniot, le représentant du PCF au Kominform à sa création.

Par ailleurs, il devient directeur-adjoint (1948-1958), puis directeur (1958-1974) de L'Humanité. Il est également directeur de la revue pédagogique du PCF L'École et la Nation à sa fondation en 1951[5].

Mandats

Ouvrages

  • Les grands problèmes de la politique contemporaine, Bureau d'Éditions, 1938.
  • Le Communisme et l'homme, Éditions Liberté, 1943.
  • En feuilletant l'Humanité (1904-1964), Éditions de l'Humanité 1964.
  • L'Union est un combat, Éditions Sociales, 1975.
  • Ma vie s'appelle liberté, préface de Georges Marchais, Éditions Robert Laffont, 1976.
  • ABC des communistes, Éditions Sociales, 1979 [visualiser dans Gallica]

Distinctions

Notes et références

Sources

  • Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
  • « Étienne Fajon », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
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