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La cité-jardin de la Butte-Rouge est située à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine).

Sa conception est inspirée du modèle des « garden cities » né à la fin du XIXe siècle en Angleterre et théorisé par Howard et Unwin, qui se caractérise par une conception urbaine rigoureuse, une cité-jardin structurée autour des espaces verts et favorisant les relations de voisinage, une diversité des formes d’habitat et la présence de nombreux équipements.

Inscrite dans le mouvement de l’urbanisme social, elle fait partie des 16 cités-jardins construites par l'OPHBM du département de la Seine créé en 1916 par Henri Sellier. Elles ont été réalisées afin de répondre au besoin de desserrement de l’habitat parisien, dans le cadre d’un plan d’extension de la banlieue. On parlait alors de « Grand Paris ». Nées pour combattre l’insalubrité et la pénurie de logements, les cités-jardins ont en fait proposé un modèle de vie sociale et urbaine[1].

La cité-jardin de la Butte-Rouge se distingue parmi les autres cités-jardins franciliennes par son étendue (70 hectares), son architecture moderniste, la richesse de sa composition urbaine reflet de sa construction en plusieurs phases et surtout par sa qualité paysagère. La cité-jardin de la Butte-Rouge composée de 4200 logements sociaux est restée, jusqu’à ce jour, fidèle à sa vocation « offrir du beau pour les prolos ».

L’ensemble qu’elle constitue, étudié dans l’inventaire du patrimoine des Hauts-de-Seine et labellisé patrimoine du XXe siècle, est reconnu comme l’emblème de la cité-jardin à la française[2].

Restée intacte jusqu’à ce jour, et alors que les projets de rénovation envisagés ont été abandonnés par la mairie, la cité-jardin de la Butte-Rouge est aujourd’hui susceptible d’être démolie.