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Empire britannique

ensemble des territoires conquis, exploités et dominés par le Royaume-Uni / De Wikipedia, l'encyclopédie libre

L'Empire britannique (en anglais : British Empire), ou Empire colonial britannique, est l'ensemble des territoires qui, sous des statuts divers (colonies, protectorats, dominions, mandats) ont été gouvernés ou administrés du XVI° au XX° siècle par l'Angleterre, puis le Royaume-Uni (à partir de 1707)[3].

Empire britannique
British Empire

17071997


Union Flag
Hymne God Save the King
Les zones du monde qui firent à une époque partie de l'Empire britannique. Les actuels territoires britanniques d'outre-mer sont soulignés en rouge.
Informations générales
Statut Monarchie parlementaire
Capitale Londres
Langue(s) Anglais et langues locales
Religion Anglicanisme, protestantisme et religions locales
Monnaie Livre sterling
Démographie
Population (1939[1],[2]) 450 000 000 hab.
Superficie
Superficie (1939[1],[2]) 33 700 000 km2(ensemble) 26 000 000 km2
Histoire et événements
1707 L'Acte d'Union est signé.
1770 James Cook arrivé en Australie.
1791 L'Acte constitutionnel instaure le Haut et le Bas-Canada.
1815 Les Britanniques s'imposent contre Napoléon.
1837 La reine Victoria commence son règne.
1882 Le canal de Suez passe sous contrôle britannique.
1914 L'Empire se bat au côté de la Triple-Entente.
1921 L'État libre d'Irlande est formé.
1926 La déclaration Balfour annonce la naissance du Commonwealth.
1931 Le statut de Westminster reconnaît la souveraineté externe de tous les dominions de l'Empire.
1947 Fin du Raj britannique.
1997 Le Royaume-Uni cède Hong Kong à la République populaire de Chine.

Entités suivantes :

À son apogée, en 1922, il s'agit de la première puissance mondiale[4] avec un quart de la population mondiale, environ quatre cents millions d'habitants[5] et une superficie de 33,7 millions de km² (environ 22 % des terres émergées)[6],[7]. Il s'agit aussi du plus grand empire jamais créé au cours de l'histoire humaine[8]. Aussi, son héritage dans les domaines politique, juridique, linguistique et culture est immense.

Il a son origine dans les comptoirs commerciaux, puis les colonies fondés par l'Angleterre à partir de la fin du XVIe siècle. Dès l'époque des grandes découvertes (XVe et XVIe siècles), le Portugal et l'Espagne fondent de vastes empires. L'Angleterre, la France et les Provinces-Unies commencent un peu plus tard à établir des colonies et comptoirs commerciaux en Amérique et en Asie[9]. L'Empire britannique s'établit notamment en Amérique du Nord, dans les Treize Colonies, alors que la France y contrôle le Canada et la Louisiane. Comme les autres empires coloniaux européens, l'Empire britannique pratique l'esclavage, cause de la déportation de près de 3,5 millions d'Africains vers l'Amérique anglaise dans le cadre du commerce triangulaire.

En 1763, à la suite de la guerre de Sept Ans, les Anglais s'emparent du Canada et évincent les Français de l'Inde, qui devient ensuite la principale colonie britannique. Mais en 1783, ils perdent les Treize colonies, soutenues par la France, qui deviennent les États-Unis (toujours esclavagistes) en 1787. Le Royaume-Uni interdit la traite des Noirs en 1808, pour ses ressortissants comme pour ceux des autres pays, et abolit l'esclavage dans l'Empire en 1833.

À la suite de la défaite de la France de Napoléon en 1814-1815, la Grande-Bretagne devient la première puissance mondiale et, au cours du XIXe siècle, étend ses possessions dans le monde entier, principalement en Afrique, en Asie et dans le Pacifique, concurrencée cependant par la France qui crée un nouvel empire colonial en Afrique et en Indochine. La Grande-Bretagne accorde des degrés divers d'autonomie aux colons d'origine européenne dans certaines colonies (Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud) : c'est le système des dominions, caractérisé par le self-governement.

La montée en puissance économique de l'Allemagne et des États-Unis à la fin du XIXe siècle remet en cause la domination britannique sur le monde. Les tensions entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne sont une des causes de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle le Royaume-Uni fait largement appel à son empire. Bien que vainqueur, le Royaume-Uni sort affaibli du conflit, de même que la France. Dans l'entre-deux-guerres, leurs empires coloniaux commencent à être ébranlés par des mouvements indépendantistes dont certains sont très puissants (le Parti du Congrès en Inde, notamment, avec Gandhi et Nehru).

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'armée coloniale anglaise d'Asie du Sud-Est est vaincue par celle du Japon, qui occupe plusieurs colonies, ce qui affaiblit encore le prestige britannique. Dans un discours à l'université de Zurich du , Winston Churchill prône la formation d'« un genre d'« États-Unis d'Europe » », mais sans le Royaume-Uni[pas clair].

Dès 1947, le gouvernement travailliste au pouvoir depuis 1945 à Londres accorde l'indépendance à l'Inde britannique, qui se divise entre deux États, l'Inde et le Pakistan. Les autres colonies deviennent indépendantes au cours des décennies suivantes. Le terme du processus de décolonisation pour le Royaume-Uni est la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, date prévue par le traité sino-britannique à l'origine de cette colonie.

À l'heure actuelle, quatorze territoires restent sous souveraineté britannique. La plupart des anciennes colonies font partie du Commonwealth, association libre d'États souverains. Quinze de ces États (Canada, Australie, etc.) conservent le monarque britannique comme chef d'État en tant que royaumes du Commonwealth. Une exception notable : le dominion d'Afrique du Sud, qui afin de pouvoir pratiquer librement sa politique d'apartheid, coupe totalement les liens avec la métropole en 1961 en proclamant la République.