Cinéma muet

film sans paroles, dont la bande son est inexistante / De Wikipedia, l'encyclopédie libre

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Le cinéma muet se caractérise par l’absence de dialogues enregistrés sur un support mécanique (disque ou pellicule) qui permettrait leur transport dans une salle et leur audition par un public en même temps qu'il regarderait les images, et par l’absence sur le même support de musique et de bruits ou d’ambiances sonores.

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Scène du film Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse (1921), l'un des films muets à très gros succès.

Les premiers films de Thomas Edison, réalisés par son assistant, William Kennedy Laurie Dickson, de 1891 à 1895, sont tournés sans le moindre son avec le kinétographe, et présentés au public en cet état grâce au kinétoscope, appareil de visionnage individuel. Leur durée est courte : pas plus de 50 secondes.

Dès 1892, Émile Reynaud organise des projections de fictions animées sur grand écran, devant un public assemblé, qui durent beaucoup plus, jusqu'à 5 minutes. Ce sont les pantomimes lumineuses, les premiers dessins animés de l'histoire, dessinés directement sur la pellicule. Persuadé qu'un tel spectacle se doit d'être accompagné par une musique soulignant les ambiances et expliquant les non-dits, Reynaud commande au pianiste Gaston Paulin qui les interprète à chaque séance, les premières musiques du cinéma, les premières bandes originales[1]. Des contacts électriques, le long de sa bande image de 70 mm de large, déclenchent la frappe d'un marteau, ou le tintement d'une cloche. Aussi, en principe, serait-il impossible d'affirmer que les projections de Reynaud (de 1892 à 1900) étaient « muettes », mais la période étant ainsi nommée, le Théâtre optique de Reynaud fait bien partie de cette ère dite du cinéma muet.

Lorsque sont présentées les vues photographiques animées réalisées par Louis Lumière à partir de 1895 avec le cinématographe, la durée de chaque projection est identique à celle des films américains : 30 à 60 secondes, beaucoup plus courte que les pantomimes lumineuses. Pour couvrir le bruit de cliquetis de l'appareil de projection, et détendre le public plongé dans la pénombre, les frères Lumière ont la bonne idée de faire comme Reynaud : un pianiste improvise en bas de l'écran, suivant les rythmes de l'image.

Le cinéma rencontre un succès grandissant. Il est encore muet, c'est ainsi que l'histoire le qualifiera, mais dans les salles qui projettent les films muets sur grand écran, les séances sont loin de se dérouler dans le silence. Elles sont le plus souvent accompagnées de bruitages réalisés en direct avec des instruments ingénieux dont certains, issus de la scène, sont encore de nos jours utilisés par les bruiteurs[2]. Le plus souvent, l'opérateur qui instrumente la projection improvise des commentaires annonçant les sujets qu'il va passer. Durant la première décennie du cinéma, les bobineaux ne dépassent pas une minute chacun. Mais le projectionniste, déjà responsable de son stock de pellicules (il présente tour à tour une dizaine de bobineaux, qui constitue le spectacle) et du bon fonctionnement de sa machine, est très vite secondé par un bonimenteur qui lit le commentaire fourni avec le film, ou à défaut l’improvise.

Les films antérieurs à l’invention du cinéma sonore (1927) n'ont pas été qualifiés de muets par leurs contemporains, et pour cause, les dénominations cinéma muet et film muet ne datent que des années 1930, après que le cinéma sonore se fut imposé[3].

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