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Harvey Kurtzman

Harvey Kurtzman
Naissance
New York, État de New York
États-Unis
Décès (à 68 ans)
Mount Vernon, État de New York
États-Unis
Nationalité
Américaine
Profession
Conjoint
Adèle Kurtzman

Harvey Kurtzman () est un dessinateur de bande dessinée américain.

Très tôt attiré par la bande dessinée, il publie ses premières histoires à 18 ans. Après avoir produit des pages pour divers éditeurs, il arrive en 1949 chez EC Comics. C'est là qu'il acquiert sa célébrité, tout d'abord en éditant, écrivant et dessinant des comics de guerre (Two-Fisted Tales et Frontline Combat) puis en étant le tout premier rédacteur en chef du magazine Mad édité par EC Comics) en 1952. Kurtzman est également connu pour le strip Little Annie Fanny, paru dans le magazine Playboy de 1962 à 1988. Kurtzman fut plus tard décrit par le New York Times comme ayant été « l'une des figures les plus importantes de l'Amérique de l'après-guerre », notamment à cause de l'influence de Mad sur la culture populaire américaine.

Biographie

Jeunesse

Harvey Kurtman naît le à New York d'Edith et David Kurtzman, deux juifs russes. Harvey a un frère aîné nommé Zachary. Son père meurt à trente-six ans d'un ulcère. Edith Kurtzman est alors obligée de mettre ses deux fils dans un orphelinat car elle ne peut subvenir à leurs besoins. Elle se remarie après plusieurs mois avec Abraham Perkes, lui aussi juif russe. Le nouveau couple reprend alors les deux enfants[1]. La famille déménage ensuite dans le quartier du Bronx[2] où Harvey dessine régulièrement sur le trottoir avec des craies de couleur[3]. Il montre assez de disposition pour que sa mère l'inscrive à l'institut Pratt alors qu'il seulement huit ans[3]. Dans les années 1930, il parvient à se faire publier dans le quotidien communiste Daily Worker[W 1]. Il remporte deux fois des concours de dessins[4] et entreprend par la suite des études à la High school of music and arts de New York[5] puis à la Cooper Union for the Advancement of Science and Art. C'est dans la première de ces deux écoles qu'il rencontre Al Feldstein, John Severin et Will Elder qu'il retrouvera plus tard chez EC Comics. Quant à ses dessins sur le trottoir, ils deviennent une série régulière de strips intitulée Ikie and Mikie[W 2],[6] en hommage au strip de Rube Goldberg intitulé Mike and Ike[7].

Premiers travaux

Alors qu'il a dix-huit ans, Harvey Kurtzman commence à travailler tout en poursuivant ses études. Il dessine des publicités sur les vitres d'épiceries et est même un moment recruté pour briser des grèves alors que le soir il se rend aux réunions syndicales. En 1942, il parvient enfin à travailler dans les comics. Il est engagé comme assistant par Louis G. Ferstadt, un artiste de peintre contraint de dessiner des comics pour vivre[8]. Ferstadt dirige un petit studio qui travaille pour Quality Comics, Ace Magazines et Gilberton, éditeur de la série Classics Illustrated. C'est pour le numéro de celle-ci adaptant Moby Dick en septembre 1942 que Kurtzman est pour la première fois rémunéré pour avoir travaillé sur un comics (même si son nom n'apparaît pas). Dans les mois qui suivent Kurtzman participe à plusieurs comics pour les maisons d'édition qui traitent avec Ferstadt. Sa première œuvre identifiée avec certitude est une page humoristique dans le comics 4 favorites publié par Ace Magazines en . Il dessine des histoires de super-héros pour cet éditeur jusqu'en octobre 43 dans Super-mystery comics et 4 favorites. En 43 et 44 il travaille pour Quality comics sur des histoires policières et en 45-46 pour Aviation Press sur des histoires de guerre. En 1943, son nom apparaît pour la première fois dans le comics Police Comics publié par Quality Comics[9].

Durant la seconde guerre mondiale il reste cantonné aux États-Unis où il dessine pour la Division de l'Information de l'armée des guides d'entraînement[10], des affiches, des illustrations et un strip qui apparaît dans un journal militaire[11]. Il rencontre Leonard B. Cole qui lui propose de travailler sur la série Black Venus publiée dans le comics Contact Comics[11]. Libéré des devoirs militaires Harvey Kurtzman se retrouve obligé, avec ses deux frères, de soutenir financièrement sa mère. En effet, son beau-père est reconnu coupable d'avoir fabriqué de faux tickets de rationnement et est condamné à trois ans de prison. En 1947, il crée un studio de dessin publicitaire avec Bill Elder et Charles Stern. Pour assurer en partie des revenus il sous-loue une partie du local à d'autres auteurs dont John Severin[G 1] et, pendant quelques mois René Goscinny[12]. Dans l'immédiate après-guerre le monde des comics connaît d'importants changements : le système des studios qui créaient entièrement des comics pour des éditeurs s'éteint pour être remplacé par le travail d'auteurs indépendants. De plus, si de nombreuses maisons d'édtion naissent et que le nombre de comics augmente, cela compense difficilement le retour sur le marché du travail des auteurs qui avaient été appelés sous les drapeaux[13].

Après-guerre

Cependant Kurtzman parvient à trouver du travail pour Martin Goodman, un éditeur de nombreux magazines en tous genres dont des magazines de mots croisés. Kurtzman qui est assez doué pour en créer est donc employé à cela. Cela permet aussi à Kurtzman d'entrer en relation avec Stan Lee, cousin par alliance de Goodman qui édite aussi Timely Comics dont Stan Lee est rédacteur en chef. Chez Timely Kurtzman réalise de bref récifs humoristiques, nommés Hey Look! sur une idée de Stan Lee, publiés dans divers comics[14]. La paie pour cette série est basse (37,5 $) et Kurtzman doit continuer à produire des mots-croisés ou des illustrations[15]. Il y rencontre alors sa future femme, Adèle qui travaille comme relectrice. Celle-ci quitte ensuite Timely pour suivre des études mais elle entretient une correspondance avec Kurtzman. Ils finissent par se marier en septembre 1948[16]. Pendant ce temps, Stan Lee propose d'autres travaux à Kurtzman. C'est d'abord une série animalière humoristique, Pigtales mettant en scène deux cochons puis Rusty qui est un plagiat de Blondie de Chic Young. Durant cette période, il parvient aussi à produire un strip appelé Silver Lining publié dans le New York Herald Tribune mais seulement neuf strips paraissent[17].

Dans le même style que Hey Look!, Kurtzman crée Egghead Doodle et Genius qui paraissent en partie chez Timely mais surtout chez Toby Press[17]. Pour cet éditeur il crée aussi la série Pot-Shot Pete...Sheriff of Yucca-Pucca Gulch qui connaît trois épisodes[18]. Il dessine toujours des publicités ou des illustrations pour les clients du Charles William Harvey studio[19] et il réalise plusieurs strips ou illustrations pour Varsity un magazine masculin[20]. Enfin, il crée plusieurs albums pour la jeunsse pour l'éditeur Kunen Book dont quatre avec René Goscinny qui était alors présent dans le studio. Les ventes ne sont pas suffisantes et l'expérience tourne cours. Gosciny décide alors de rentrer en France[20].

EC comics et MAD

Débuts

En 1949, Harvey Kurtzman présente son portefolio à William Gaines, propriétaire d'EC Comics depuis la mort récente de son père Max Gaines. Bill Gaines apprécie l'humour de Hey Look! mais n'a alors rien à proposer. Il le met toutefois en relation avec son frère David qui s'occupe de projets qu'EC Comics peut réaliser pour d'autres sociétés ou organisme. C'est ainsi qu'il demande à Kurtzman de produire un comics éducatif de 16 pages pour la prévention des maladies vénériennes[21],[22]. Intitulé Lucky Fights It Through, l'histoire mêle western et mise en garde contre la syphilis. Le salaire reste modeste, 161$ mais il est le bienvenu alors que la famille s'agrandit avec la naissance d'une fille nommée Meredith[22].

Alors que Max Gaines avait fondé EC Comics pour publier des comics religieux ou éducatifs, son fils Bill abandonne cette direction qui est un gouffre financier et préfère éditer des comics policiers, des romances ou des westerns. Même si la situation financière de la société s'améliore, cela reste insuffisant. Aussi Gaines, assisité d'Al Feldstein propose quelques histoires d'horreur dans ses comics policiers. Finalement, les anciennes séries sont abandonnées pour laisser à de nouvelles consacrées à l'horreur ou la science-fiction. Bill Gaines rappelle alors Kurtzman pour participer à cette aventure. En est publiée sa première histoire dans le numéro 14 de Weird Science, pour un comics de la période New Trend d'EC Comics. Dès lors, ce dernier dessine chaque mois plusieurs histoires. Non seulement, il réalise plusieurs planches chaque mois mais en plus, le salaire chez EC est supérieur à celui chez bien d'autres éditeurs[23]. Les difficultés financières habituelles s'éloignent enfin[24]. Il commence par dessiner diverses histoires de science-fiction ou d'horreur jusqu'en juin 51[25].

Two-fisted Tales et Frontline Combat

À partir de novembre 1950, il convainc Bill Gaines de publier un comics d'aventures dont il serait le responsable éditorial. Il crée donc le comics Two-fisted Tales[n 1]. Ce comics est à l'origine un comics d'aventures mais avec l'escalade de la guerre de Corée, il se transforme pour ne raconter que des histoires de guerre. En juillet 51 un second comics est édité par Kurtzman : Frontline Combat qui est aussi consacré à des histoires de guerre. Kurtzman édite alors ces deux séries, écrit les scénarios et dessine certaines histoires et des couvertures[W 3].

Mad

Harvey Kurtzman passe beaucoup de temps à réaliser les comics dont il est le responsable mais il estime ne pas être payé à sa juste valeur pour le travail fourni aussi en 1952, il se plaint auprès de William Gaines[26]. Il souhaite être payé autant que Al Feldstein, l'autre responsable éditorial de EC comics. La réponse de Gaines est que Feldstein est responsable de plus de comics. Il est alors convenu que si Kurtzman édite un comics humoristique, sa paie serait augmentée. C'est ainsi que Harvey Kurtzman propose un nouveau comics : Mad. Il écrit tous les scénarios, dessine quelques couvertures et quelques histoires. Le premier numéro de Tales Calculated To Drive You Mad paraît en octobre de cette année. À partir du numéro trois, les ventes augmentent et le titre devient rentable. L'augmentation du nombre de lecteurs amène à partir de , le comic book à paraître chaque mois alors qu'à l'origine il était bimestriel. Kurtzman écrit les scénarios de chaque histoire durant les 23 premiers numéros. À la fin 53, Two-fisted Tales et Frontline combat ont vu leurs ventes diminuer et Kurtzman consacre plus de temps à Mad. Frontline combat est alors arrêté et Two-fisted Tales redevient un comics d'aventures édité par John Severin.


Mad au contraire connaît le succès et après neuf numéros bimestriels il devient mensuel en . En 1955 le format comic book est abandonné et à partir du numéro 24 Mad devient un magazine. La raison de cette transformation tient à la volonté de William Gaines de garder Kurtzman au sein de EC comics. En effet, le magazine Pageant a proposé à Kurtzman de devenir le rédacteur en chef de la revue et celui-ci a déjà fait savoir à Gaines qu'il souhaite faire de Mad un magazine. Gaines refuse dans un premier temps car il ignore tout de l'édition de revue, mais finalement il accepte la demande de Kurtzman, et celui-ci accepte de rester[27],[28].

Si les comics attirent des millions de lecteurs, ils sont aussi l'objet de critiques virulentes de la part d'associations, souvent d'obédience chrétienne, qui critiquent la violence et la représentation de la sexualité. L'immoralité des bandes dessinées lues par de nombreux enfants est condamnée. De plus, cette image de la violence est supposée être une des causes de la délinquence juvénile. En 1954, une commission sénatoriale est chargée d'enquêter sur la réalité de ces allégations[29]. Par peur d'une possible création d'un organisme de censure, les éditeurs de comics prennent les devants et fondent la Comics Code Authority[30]. Même si aucun comics n'est interdit, le Comics code appose son sceau uniquement sur les œuvres respectant ses recommandations. Parmi celles-ci les comics d'horreur sont interdits. EC Comics dépendait surtout de ce genre de séries et après quelques mois, Bill Gaines est contraint d'arrêter la publication de tous ses comics[31].

Le format magazine de Mad lui permet de ne pas être soumis au Comics Code Authority et de continuer à être distribué. Bien que Harvey Kurtzman ait permis à EC d'avoir un titre bénéficiaire qui n'a rien à craindre de la censure, il ne reste pas longtemps rédacteur en chef de Mad. En effet comme EC ne publie plus que ce magazine, Kurtzman demanda à posséder 51 % des parts de l'entreprise. Gaines refuse et Kurtzman quitte EC comics en avril 1956. Il est remplacé par Al Feldstein à la direction de Mad partir du numéro 29 en [32]. Les ventes continuent à grimper pour culminer en 1974 à 2 132 655 exemplaires vendus[33].

Après MAD

extrait de Goodman Goes Playboy publié dans Help de Kurtzman et Elder
extrait de Goodman Goes Playboy publié dans Help de Kurtzman et Elder

En 1957 Harvey Kurtzman est engagé par Hugh Hefner, propriétaire du magazine Playboy pour être rédacteur en chef d'un nouveau magazine Trump[E 1]. Mais cela ne dure que deux numéros. En 58 Kurtzman devient éditeur et lance le magazine Humbug, au format comics, avec d'anciens dessinateurs de EC comics. Cela ne dure que 11 numéros. Kurtzman jusqu'en 1962 travaille alors en indépendant pour divers magazines tels que Playboy ou Esquire.

Il reprend la fonction de rédacteur en chef pour le magazine Help![34] édité par Warren Publishing d' à . La revue comprend 26 numéros et accueille en son sein d'anciens dessinateurs des EC Comics comme Will Elder, Jack Davis, John Severin et des artistes venus de l'underground comme Robert Crumb, Gilbert Shelton, Jay Lynch et Skip Williamson[E 1]. D'autres personnalités, qui n'appartiennent pas au monde de la bande-dessinée, travaillent aussi à ce magazine comme John Cleese et Terry Gilliam avant qu'ils ne créent Monty Python's Flying Circus. Parallèlement Harvey Kurtzman crée un comics strip pour Playboy[E 2] : Little Annie Fanny, parodie de Little Orphan Annie, qui durera 26 ans. Pour ce travail il se fait seconder par divers dessinateurs : Will Elder qui est le premier dessinateur de la série, Frank Frazetta, Jack Davis, Russ Heath, Robert Crumb, Gilbert Shelton, etc.

Les dernières années

À côté de la parution de Little Annie Fanny, Kurtzman participe à plusieurs projets. Il écrit le scénario du film d'animation Mad Monster Party en 1967. Plus tard il enseigne à la School of Visual Arts de New York. Il meurt le d'un cancer du foie[35].

Éditions américaines

Éditions françaises

Influences

Dans sa jeunesse Harvey Kurtzman lit de nombreux comic strips mais ceux qui l'attirent le plus sont Terry et les Pirates de Milton Caniff, Dick Tracy de Chester Gould, Prince Vaillant d'Hal Foster et Flash Gordon d'Alex Raymond. Au sommet des artistes qu'il admire, il place Will Eisner qui produit alors régulièrement Le Spirit. Al Capp est aussi un artiste qui le marque et Kurtzman lui rendra souvent hommage en insèrant souvent des personnages de Li'l Abner dans ses histoires[4].

Analyse de l'œuvre

Dessin

L'œuvre d'Harvey Kurtzman se caractérise d'abord par un perfectionnisme tant dans le dessin que dans le scénario. Lorsqu'il est éditeur chez EC Comics, il est particulièrement attentif aux détails et recherche la plus grande véracité historique. Il a à ses côtés un assistant, Jerry DeFuccio chargé de l'aider dans cette tâche[36]. De plus, pour les histoires dont il n'est que scénariste, il fournit aux dessinateurs avec lesquels il travaille, des esquisses très détaillées qui doivent être scrupuleusement respectées[37]. Il dessine d'abord des esquisses grossières ; chaque page mesure alors moins de 6 cm et les cases font moins de 2 cm de haut[38]. Puis il réalise une esquisse plus détaillée sur des feuilles de vélin au format proche (35,5 sur 47) de celui des planches de comics[39]. Enfin, il ajoute parfois des photos ou des représentations dessinées pour que les dessinateurs les reprennent et choisit les couleurs[40]. Chez EC Comics la mise en couleur, souvent faite par Marie Severin est très soignée[41]. Harvey Kurtzman apporte la même attention à ce point et choisit la palette utilisée en fonction de al tonalité qu'il veut donner à l'histoire. Cela peut aller d'une couleur unique à une polychromie importante pour une seule case[26]. Cette insistance à reprendre les angles de prise de vue, la place des personnages et des objets importants dans chaque case entraîne parfois des frictions avec les dessinateurs[39].

Cette attention scrupuleuse à ce qu'il édite se révèle jusque dans les publicités insérées dans les comics. Chaque page est annotée de dizaines de remarques (minuscules tâches d'encre, empâtement des lettres, lignes brisées sur quelques milimètres, etc.). Il peut donc y avoir pour un seul comics des centaines de remarques pour que l'impression soit la plus nette possible[42].

Scénario

L'aspect esthétique est inséparable du message qui s'avère, dans ces années de guerre de Corée, être un discours pacifiste[W 3]. Dès son travail dans les comics de science-fiction d'EC Comics, se retrouvent déjà ces messages progressistes et pacifistes[43]. Les histoires ne sont pas des objets de propagande, elles doivent être des lectures plaisantes comme c'est le cas des comics d'aventure mais comme elles présentent la guerre de la façon la plus réaliste non seulement sur le front mais aussi dans la vie des civils[44]. Pour que les histoires collent le plus possible à la réalité, Kurtzman passe des heures dans les bibliothèques mais il est aussi en contact avec des GI qui lui racontent, de vive voix ou par lettres, le quotidien des soldats et des scènes de combat authentiques[45].

Récompenses

Les prix Harvey, remis depuis 1988 par Fantagraphics, sont nommés en l'honneur de Harvey Kurtzman.

Notes et références

Notes

  1. le premier numéro porte sur la couverture le no 19 car Two-fisted tales vient à la suite du Haunt of Fear no 18

Références

Références bibliographiques
  1. a et b p. 38
  2. p. 39
  1. p. 5
  1. p. 3
  2. p. 3
  3. a et b p. 11
Autres références
  1. Kitchen et Buhle 2009, p. 1.
  2. Kitchen et Buhle 2009, p. 2.
  3. a et b Kitchen et Buhle 2009, p. 3.
  4. a et b Kitchen et Buhle 2009, p. 8.
  5. Kitchen et Buhle 2009, p. 5.
  6. Kitchen et Buhle 2009, p. 10.
  7. Kitchen et Buhle 2009, p. 11.
  8. Kitchen et Buhle 2009, p. 12.
  9. Kitchen et Buhle 2009, p. 13.
  10. (en) Bradford W. Wright, Comic Book Nation : The Transformation of Youth Culture in America, JHU Press, , 360 p. (ISBN 978-0-8018-7450-5, lire en ligne), p. 143
  11. a et b Kitchen et Buhle 2009, p. 14.
  12. Kitchen et Buhle 2009, p. 21.
  13. Kitchen et Buhle 2009, p. 18.
  14. Kitchen et Buhle 2009, p. 24.
  15. Kitchen et Buhle 2009, p. 22.
  16. Kitchen et Buhle 2009, p. 38.
  17. a et b Kitchen et Buhle 2009, p. 40.
  18. Kitchen et Buhle 2009, p. 41.
  19. Kitchen et Buhle 2009, p. 45.
  20. a et b Kitchen et Buhle 2009, p. 43.
  21. (en) « GCD: Issue: Lucky Fights It Through », Grand Comics Database (consulté le )
  22. a et b Kitchen et Buhle 2009, p. 47.
  23. (en) Richard Corliss, « The Glory and Horror of EC Comics p.2 », Time.com, (consulté le )
  24. Kitchen et Buhle 2009, p. 50.
  25. (en) « Harvey Kurtzman », Grand Comics Database (consulté le )
  26. a et b Kitchen et Buhle 2009, p. 67.
  27. (en) Ringgenberg et Bil Gaines, « William M. Gaines Inteview II », sur comic-art.com (consulté le )
  28. Kitchen et Buhle 2009, p. 77.
  29. (en) « Senators to hold teen age Hearings; Subcommittee Plans Sessions Here and in 19 Other Cities : Local Assistance Sought », The New-York Times,‎ (lire en ligne)
  30. (en) « The Press : Horror on the Newsstands », Time magazine,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  31. (en) Gary Groth, Dwight Decker et William M. Gaines, « An Interview with William M. Gaines, Part Three of Three », The Comics Journal, no 81,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  32. (en) Steve Ringgenberg, « Comic Art & Graffix Gallery Virtual Museum & Encyclopedia - Artist Biographies » (consulté le )
  33. (en) Mike Slaubaugh, « Mad Magazine Circulation Figures : 1961 to 2012 », sur http://users.ipfw.edu (consulté le )
  34. (en) Jeff Kilian, « HELP! magazine history », sur www.helpmag.com, Kilian Enterprises, (consulté le )
  35. New York Times
  36. Kitchen et Buhle 2009, p. 58.
  37. Gary Groth, « http://www.tcj.com/the-john-severin-interview-parts-i-ii/7/ », The Comics Journal 215-216, sur www.tcj.com, Fantagraphics Books, (consulté le )
  38. Kitchen et Buhle 2009, p. 53.
  39. a et b Kitchen et Buhle 2009, p. 55.
  40. Kitchen et Buhle 2009, p. 66.
  41. (en) M.Keith Booker, Comics through Time : A History of Icons, Idols, and Ideas, vol. 4, ABC-Clio, , 1921 p. (ISBN 978-0-313-39751-6, lire en ligne)
  42. Kitchen et Buhle 2009, p. 51.
  43. Kitchen et Buhle 2009, p. 59.
  44. Kitchen et Buhle 2009, p. 60.
  45. Kitchen et Buhle 2009, p. 65.
  46. (en) « Hall of Fame:page 7 », sur comic-con.org (consulté le ).

Annexes

Bibliographie

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Liens externes

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