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Jesse Chacón

Jesse Chacón

Jesse Chacón, en mars 2013.
Fonctions
Ministre vénézuélien de l'Énergie électrique

(2 ans, 3 mois et 29 jours)
Président Nicolás Maduro
Prédécesseur Héctor Navarro
Successeur Luis Alfredo Motta Domínguez
Ministre vénézuélien de la Science, de la Technologie et des Industries intermédiaires

(7 mois)
Président Hugo Chávez
Prédécesseur Nuris Orihuela
Successeur Andrés Izarra
Ministre vénézuélien de la Communication et de l'Information

(4 mois)
Président Hugo Chávez
Prédécesseur Andrés Izarra
Successeur Blanca Eekhout

(1 an, 1 mois et 27 jours)
Président Hugo Chávez
Prédécesseur Nora Uribe
Successeur Andrés Izarra
Ministre vénézuélien du Bureau de la présidence

(7 mois)
Président Hugo Chávez
Prédécesseur Hugo Cabezas
Successeur Héctor Rodríguez Castro
Ministre vénézuélien des Télécommunications et de l'Informatique

(1 an)
Président Hugo Chávez
Prédécesseur Poste créé
Ministre vénézuélien de l'Intérieur

(2 ans, 4 mois et 5 jours)
Président Hugo Chávez
Prédécesseur Lucas Rincón Romero
Successeur Pedro Carreño
Biographie
Nom de naissance Jesse Alonso Chacón Escamillo
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Caracas (Venezuela)
Nationalité Vénézuélienne
Parti politique PSUV
Profession Ingénieur

Jesse Chacón, né le à Caracas, est un ingénieur, militaire et homme politique vénézuélien.

Il a détenu sept fois un portefeuille de ministre (Communication et de l'Information deux fois, Justice, Télécommunications, Présidence, Intérieur et enfin pour les Sciences, les Technologies et les Industries intermédiaires) avant d'être nommé en 2009 président de l'institut de sondage Grupo de Investigación Social, Siglo XXI (GISXXI) puis ministre de l'Énergie électrique le par le nouveau président Nicolás Maduro élu le .

Biographie

Formation

Jesse Chacón, de son nom complet Jesse Chacón Escamillo, est diplômé de l'Académie militaire où il rencontre le futur président Hugo Chávez[1] en 1987 avec une licence en arts et sciences militaires. En 1996, il devient ingénieur système à l'Institut polytechnique des forces armées nationales[note 1] puis obtient deux diplômes, l'un en télématique[1] à l'Institut national des télécommunications en France, et l'autre à l'université Simón Bolívar de Caracas au Venezuela.

Coups d'État de 1992

Alors qu'il a le grade de lieutenant, Jesse Chacón participe au coup d'État militaire de au Venezuela qui succède au coup d'État de février dirigé par le lieutenant-colonel et actuel président Hugo Chávez visant à renverser le président Carlos Andrés Pérez mais il est arrêté et passe un temps en prison. Chacón participe alors à la création de la chaîne de télévision nationale VTV.

Carrière politique

À l'arrivée du pouvoir d'Hugo Chávez en 1999, il occupe plusieurs postes à responsabilités. Cette année-là, il intègre le comité de gestion générale des opérations de la Commission nationale des télécommunications du Venezuela[note 2] ou (Conatel), commission dont il devient directeur général en .

2003 - 2004 : Ministre de la Communication et de l'Information

Le , il est nommé ministre de la Communication et de l'Information du Venezuela[2], portefeuille qu'il détient une deuxième fois entre de à . Il remplace Nora Uribe qui a délaissé son portefeuille ministériel pour des raisons inconnues mais le journal El Nacional précise que le président Hugo Chávez l'aurait renvoyée après que des problèmes techniques ont « ruiné » la retransmission de l'un de ses discours[2].

2004 - 2007 : Ministre de l'Intérieur

Le , il est nommé ministre de l'Intérieur[3], poste qu'il occupe jusqu'au quand il change de portefeuille pour celui des Télécommunications[4].

2007 - 2008 : Ministre des Télécommunications

Le , il est remplacé par Pedro Carreño[4] comme ministre de l'Intérieur et change de portefeuille pour devenir ministre des Télécommunications[4], un ministère nouvellement créé, comme celui des Peuples indigènes attribué à la militante de la cause indigène de longue date, Nicia Maldonado[4].

2008 : Ministre de la Présidence et alcalde

En , il est nommé ministre de la Présidence de la République. En , il est élu alcalde[note 3] de la municipalité de Sucre dans le District capitale de Caracas sur la liste du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV). Aux élections municipales du , il est battu par le candidat de l'opposition Carlos Ocariz du parti Primero Justicia.

2008 - 2009 : Ministre de la Communication et de l'Information

En décembre, il est de nouveau ministre de la Communication et de l'Information jusqu'en .

2009 : Ministre pour les Sciences, les Technologies et les Industries intermédiaires

En , il est nommé ministre pour les Sciences, les Technologies et les Industries intermédiaires, portefeuille qu'il garde jusqu'au lorsqu'il démissionne[5],[6] après l'arrestation de son frère Arne Chacón pour son implication dans des affaires de corruption liées à sept institutions financières du pays[6]. Il précise que l'une des raisons de sa démission est d'établir qu'il n'a aucun lien avec les institutions concernées[6].

2009 - 2013 : En dehors des sphères gouvernementales

À partir de 2009, il dirige l'institut de sondage Grupo de Investigación Social, Siglo XXI (GISXXI), considéré comme soutien très favorable au président Hugo Chávez[7]. En janvier, 2012, il publie une tribune pour promouvoir l'action de la politique chaviste dans la diminution de la pauvreté au Venezuela, précisant, selon le CEPAL (organisme des Nations unies chargé de mesurer le développement économique et social en Amérique Latine), qu'elle touchait 70,8 % de la population en 1996 et seulement 26,8 % en 2010, grâce à la révolution bolivarienne, pointant le désaccord avec les analystes néo-libéraux[8]. Il met en avant l'action de la « révolution bolivarienne (qui) renverse la pratique hypocrite de la bourgeoisie latino-américaine » et fustige le modèle « néo-libéral de politique sociale qui n’a aucun scrupule à transformer la santé et l'éducation en marchandises », dénonçant l'« expérience de la barbarie néo-libérale du cycle de « puntofijo »[note 4] comparée aux résultats du cycle bolivarien »[8].

2013 - 2015 : Ministre de l'Énergie électrique

Le , Nicolás Maduro remporte l'élection présidentielle et constitue un nouveau cabinet gouvernemental le . Conservant 15 des 23 ministres en place sous la présidence Hugo Chávez, il rappelle Jesse Chacón, écarté des responsabilités ministérielles depuis 2009, et le nomme ministre de l'Énergie électrique en remplacement de Héctor Navarro. Dès le , le nouveau ministre Chacón annonce un grand plan de développement de l'énergie en sept points[9]. Au mois de juin, il concrétise ce programment en proposant de réguler la consommation électrique du pays en installant 6 millions de compteurs particuliers pour garantir l'approvisionnement en énergie[10], un problème récurrent à l'échelle nationale. En 2015, il est remplacé au ministère par le général Luis Motta.

Notes et références

Notes

  1. Instituto Politécnico de la Fuerza Armada Nacional, en espagnol
  2. Comisión Nacional de Telecomunicaciones de Venezuela, en espagnol
  3. maire, en français
  4. Le pacte de puntofijo a été signé en 1958 à Punto Fijo entre les deux partis dominants d'alors pour instituer une alternance politique sans modification des structures du pouvoir.

Références

  1. a et b (es) « Hay chavismo sin Chávez: Jesse Chacón », sur La Jornada (consulté le 30 janvier 2013)
  2. a et b (en) « Venezuela's Chavez Names Jesse Chacon as Information Minister », sur bloomberg.com (consulté le 30 janvier 2013)
  3. (en) « Opposition Offers Compromise in Venezuela », sur The New York Times (consulté le 30 janvier 2013)
  4. a b c et d (en) « Chavez Swears-In New Cabinet for “Venezuelan Path to Socialism” », sur venezuelanalysis (consulté le 30 janvier 2013)
  5. (en) « Senior Venezuelan Minister Jesse Chacon Resigns », sur topix (consulté le 30 janvier 2013)
  6. a b et c (en) « Key Chavez Minister Resigns Amid Banking Corruption Fallout », sur Latin American Herald Tribune (consulté le 30 janvier 2013)
  7. (en) « Caracas Chronicles Exclusive: Jesse Chacón Forecasts Opposition Will Win 112 Seats », sur Caracas Chronicles (consulté le 30 janvier 2013)
  8. a et b « Venezuela : Pauvreté et développement. », sur Le Grand Soir (consulté le 30 janvier 2013)
  9. (es) « Gran Misión Eléctrica Venezuela tendrá siete vértices de acción directa », sur Correo del Orinoco (consulté le 9 août 2013)
  10. « Venezuela : Projet d'installation de 6 millions de compteurs électriques pour mieux contrôler la consommation », sur ubifrance (consulté le 9 août 2013)
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