Le libéral-conservatisme est une idéologie politique, économique et sociale qui combine et défend des préoccupations libérales et conservatrices, en particulier pour les traditions établies, le respect pour l'autorité, l'ordre public, la sécurité, l'identité nationale, l'héritage religieux, la famille. Le penseur emblématique de ce courant juridique, philosophique et politique est Edmund Burke.

Edmund Burke : père du libéral-conservatisme.

Il est possible également d'ajouter François Guizot, Frédéric Le Play, Wilhelm Röpke, Friedrich von Wieser et Joseph Schumpeter, comme figures de proue du libéral-conservatisme. Le libéral-conservatisme fait référence à une droite acceptant le changement, mais s'opposant aux idées du libéralisme classique. En effet, les libéraux-conservateurs défendent les libertés civiles, individuelles et religieuses comme les libéraux classiques, mais refusent, contrairement à ces derniers, de confondre l'État avec la société civile.

Les libertés pour les conservateurs sont acquises au sein d'une communauté grâce à la coutume et à une histoire commune ; elles ne seraient pas innées et attachées à l'individu, contrairement à ce que pensent les libéraux classiques. Les libéraux-conservateurs rejettent donc le pacifisme, l'individualisme, l'universalisme des Lumières, les droits de l'homme, le cosmopolitisme et le contractualisme.[réf. nécessaire]

Le libéral-conservatisme représente l'idéologie dominante des partis européens de droite comme l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), le Parti conservateur au Royaume-Uni, le parti Les Républicains en France, Forza Italia en Italie ou encore le Parti populaire (PP) en Espagne. Ces derniers sont regroupés au sein du Parti populaire européen. Le libéral-conservatisme domine également au sein de grands partis de droite en dehors de l'Union européenne. C'est le cas par exemple du Parti républicain aux États-Unis ou encore du Parti conservateur du Canada[réf. nécessaire].