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Marie-Octobre

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Marie-Octobre
Réalisation Julien Duvivier
Scénario Julien Duvivier
Jacques Robert
Acteurs principaux
Pays d’origine
France
Genre Drame
Durée 90 minutes
Sortie 1959


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Marie-Octobre est un film français de Julien Duvivier, sorti en 1959.

Synopsis

Un groupe d'ex-résistants, dont certains s'étaient perdus de vue depuis la fin de la guerre, se retrouvent quinze années plus tard. Ils dînent ensemble dans la demeure de leur ancien chef, Castille, qui a été arrêté et tué dans ce lieu même, événement qui a précipité la chute du réseau.

Cette soirée est organisée par Marie-Octobre, nom de code de l'ancienne estafette du réseau, et par le propriétaire actuel des lieux, François Renaud-Picart. En réalité, ils ont organisé la réunion pour percer le mystère de la mort de Castille : un ancien membre des services de renseignements allemands leur a avoué que c'était grâce à un traître que la Gestapo avait réussi à les découvrir ce soir-là.

Petit à petit, les anciens membres découvrent ou supposent de bonnes raisons à chacun d'avoir pu trahir : l'amour, l'appât du gain, la lâcheté, la méprise, la politique, la collaboration... Malgré l’opposition d'un prêtre, ils votent la mort du traître - qui devra se suicider après avoir signé des aveux. Une fois découvert, celui-ci tente de s'échapper, puis fait appel à leur pitié. Le prêtre arrive un temps à empêcher ses amis de mettre leur décision à exécution. Mais le traître est finalement tué par Marie-Octobre, qui appelle ensuite la gendarmerie, après avoir déchiré la confession que le traître a été forcé d'écrire.

Fiche technique

Distribution

  • Danielle Darrieux : Marie-Hélène Dumoulin dite « Marie-Octobre », directrice d'une maison de couture
  • Paul Meurisse : François Renaud-Picart, industriel
  • Bernard Blier : Julien Simoneau, avocat pénaliste
  • Lino Ventura : Carlo Bernardi, patron d'une boîte de strip-tease et ancien catcheur
  • Noël Roquevert : Étienne Vandamme, contrôleur des contributions
  • Robert Dalban : Léon Blanchet, serrurier plombier
  • Paul Frankeur : Lucien Marinval, boucher mandataire aux Halles
  • Serge Reggiani : Antoine Rougier, imprimeur
  • Paul Guers : Yves Le Gueven, prêtre
  • Daniel Ivernel : Robert Thibaud, médecin-accoucheur
  • Jeanne Fusier-Gir : Victorine, la gouvernante
  • Iska Khan : lui-même (combat de catch télévisé) (non crédité)
  • King-Kong Taverne : lui-même (combat de catch télévisé) (non crédité)
  • Paul Villard : lui-même (combat de catch télévisé) (non crédité)
  • Roger Delaporte : lui-même (combat de catch télévisé) (non crédité)
  • René Brejot : lui-même, l'arbitre du combat de catch (non crédité)

Production

Choix des acteurs

La distribution du film réunit certains des acteurs parmi les plus célèbres du cinéma français de l'époque : Danielle Darrieux, Noël Roquevert, Paul Frankeur, Bernard Blier, Lino Ventura, Robert Dalban, Paul Meurisse, avec l'apport symbolique d'un acteur à la notoriété alors plus récente (Paul Guers), et de celui d'une actrice de seconds rôles active depuis les années 1930, Jeanne Fusier-Gir.

Tournage

L'évolution de cette enquête à huis clos rend suspects, tour à tour, chacun des protagonistes.

Le réalisateur Julien Duvivier a tourné les scènes du film dans l'ordre même du scénario, car le nom de l'acteur qui incarne le traître n'avait pas été révélé aux acteurs. Ceux-ci l'ont découvert lors du tournage de la scène finale[7]

Le déroulement du film respecte la règle classique des trois unités : le temps, le lieu et l'action.

Réception critique

À la sortie du film, la critique est d'abord partagée[8].

« Cette histoire est ingénieuse, et l'on s'étonne de n'être pas davantage pris, passionné, captivé par le film de Julien Duvivier. On « marche » certes, et l'on tombe volontiers dans les petits traquenards que nous tend le réalisateur. Par amour du « sport » on cherche des solutions au problème, on élabore des raisonnements. Mais notre attention demeure superficielle. Nous ne participons que de loin, en amateurs, au drame qui se déroule sous nos yeux. Nous ne nous sentons pas impliqués dans cette affaire comme nous l'étions dans celle des Douze hommes en colère.[...]

Il n'en reste pas moins que Marie-Octobre remportera certainement un grand succès auprès du public. Le suspense imaginé par Jacques Robert, la vivacité du dialogue d'Henri Jeanson, feront oublier aux spectateurs les faiblesses du récit. Quant aux comédiens, ils sont tous excellents[9]. »

— Jean de Baroncelli, Le Monde, 28 avril 1959.

Le jeu de Danielle Darrieux est jugé trop théâtral par de nombreux critiques[Qui ?] à l'époque.

Autour du film

Autres adaptations

Notes et références

  1. notice BnF no FRBNF32575317
  2. (en) Denise Morlot sur l’Internet Movie Database
  3. (en) Marthe Poncin sur l’Internet Movie Database
  4. (en) Lucien Viard sur l’Internet Movie Database
  5. « Marie Octobre — Julien Duvivier (1959) », sur Mon Cinéma à moi, (consulté le 19 octobre 2017)
  6. http://www.cnc.fr/web/fr/rechercher-une-oeuvre/-/visa/21312
  7. L'Écho républicain de la Beauce et du Perche,  : « Jusqu'au tout derniers jours, Julien Duvivier n'avait pas indiqué aux acteurs lequel d'entre eux était le traître. Les comédiens se prenaient donc eux-mêmes au jeu, cherchant entre les prises de vues à se faire une opinion et pouvant ainsi jouer leur personnage avec une sincérité authentique. »
  8. « Marie-Octobre - Accueils critiques », sur cinematheque.fr (consulté le 19 octobre 2017)
  9. « Marie-Octobre », Le Monde.fr
  10. L'original est à Brest, musée des Beaux-arts.
  11. L'original est à Angers, musée des Beaux-arts.
  12. Aurélie Lemaître, « Caen. Fabrice Drouelle vient jouer Marie-Octobre au Mémorial », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
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