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Onyx ORE-1

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Onyx ORE-1 / Onyx ORE-1B
Monteverdi ORE-1B
L'Onyx ORE-1B en exposition
Présentation
Équipe
Moneytron Onyx Formula One
Monteverdi Onyx Formula One
Constructeur
Onyx Grand Prix
Année du modèle 1989-1990
Concepteurs Alan Jenkins
Spécifications techniques
Châssis Monocoque en fibre de carbone moulée en nid d'abeille
Nom du moteur Ford-Cosworth DFR
Cylindrée 3 494 cm3
595 ch à 10 750 tr/min
Configuration V8 ouvert à 90°
Position du moteur centrale-arrière
Boîte de vitesses Onyx / X-Trac transversale
Nombre de rapports 6
Dimensions Empattement : 2 819 mm
Voie avant : 1 616 mm
Voie arrière : 1 676 mm
Carburant Goodyear
Pneumatiques Pirelli
Partenaires Moneytron
Marlboro
Histoire en compétition
Pilotes 1989
36.
Stefan Johansson
37.
Bertrand Gachot
37.
Jyrki Järvilehto

1990
35.
Stefan Johansson
35.
Gregor Foitek
36.
Jyrki Järvilehto
Début Grand Prix automobile du Brésil 1989
CoursesVictoiresPoleMeilleur tour
26000
Championnat constructeur 1989 : 10e avec 6 points
Championnat pilote 1989 : Stefan Johansson : 12e

Chronologie des modèles (1989-1990)

L'Onyx ORE-1 est la monoplace de Formule 1 engagée par l'écurie Onyx Grand Prix dans le cadre du championnat du monde de Formule 1 1989. Elle est pilotée par le Suédois Stefan Johansson et le Belge Bertrand Gachot, remplacé en cours de saison par le Finlandais Jyrki Järvilehto. En 1990, une version B est alignée en course et confiée à Johansson, remplacé par le Suisse Gregor Foitek à la suite du rachat de l'écurie par Peter Monteverdi, et Järvilehto. Le châssis est alors renommé Monteverdi ORE-1B.

Historique

Saison 1989

L'Onyx ORE-1 de Bertrand Gachot au Grand Prix de Belgique 1989.
L'Onyx ORE-1 de Bertrand Gachot au Grand Prix de Belgique 1989.
Bertrand Gachot sur Onyx ORE-1 en Belgique.
Bertrand Gachot sur Onyx ORE-1 en Belgique.

Mike Earle, fort du succès d'Onyx Grand Prix en championnat international de Formule 3000, s'engage en Formule 1 en 1989. Le budget de l’écurie est essentiellement assurée par Marlboro et la société Moneytron de l'homme d'affaires belge Jean-Pierre van Rossem, qui soutient le Belge Bertrand Gachot[1].

Les trois premières manches de la saison ne se soldent que par des non-préqualifications pour Stefan Johansson et Bertrand Gachot, dont la monoplace a très peu roulé lors des essais hivernaux[2]. En marge du Grand Prix de Monaco, Jean-Pierre van Rossem rachète la majorité des parts de l'écurie[3].

Stefan Johansson obtient sa première qualification lors de la quatrième manche du championnat, disputé au Mexique. Élancé depuis la vingtième position, le Suédois remonte à la onzième place avant d'abandonner au dix-septième tour à la suite d'une rupture d'embrayage[4],[5]. Il abandonne également aux États-Unis à cause d'un problème de suspension alors qu'il était septième[6]. Au Grand Prix du Canada, disputé sous la pluie, Johansson effectue un premier arrêt dès le troisième tour, mais dans la panique, ses mécaniciens oublient de retirer le tuyau d'air et le pistolet pneumatique de sa monoplace. Cette manœuvre dangereuse est sanctionnée d'un drapeau noir, et donc d'une disqualification, onze boucles plus loin[7].

En France, les deux pilotes Onyx se préqualifient, puis se qualifient pour la course. Parti onzième, Gachot termine treizième, tandis que Johansson, parti de la treizième position, finit cinquième et marque les deux premiers points d'Onyx en Formule 1[8],[9]. Or, le Suédois échoue à se préqualifier pour la manche suivante, en Grande-Bretagne, tandis que son équipier franchit l'arrivée en douzième et dernière position. Lors de l'échauffement du dimanche matin, Gachot détruit sa monoplace et doit disputer la course avec la voiture-mulet réglée par Johansson[10],[11],[12].

En marge du Grand Prix d'Allemagne, Jean-Pierre van Rossem affirme vouloir engager le champion du monde Alain Prost pour 1990, tandis que les rumeurs envoient un autre champion du monde, Keke Rosberg, chez Onyx[13]. En outre, il espère obtenir un partenariat moteur avec le constructeur allemand Porsche, qui fournit des blocs V12[14]. De son côté, Gachot, dont le poste est menacé, se qualifie en vingt-troisième pour son quatrième Grand Prix de la saison en onze engagements. Il abandonne suite à une rupture de moyeu[15]. Il subit le même sort en Italie, où il effectue une sortie de piste[16].

La veille du Grand Prix du Portugal, Pierre Van Vliet, le manager de Gachot, publie un communiqué dans lequel son pilote affirme qu'Onyx ne doit sa survie qu'à l'argent qu'il apporte via Moneytron et dénonce le fait que l'écurie favorise Stefan Johansson. Ces propos lui valent d'être limogé par Mike Earle, avec effet immédiat[17]. Alors qu'il est remplacé par le Finlandais Jyrki Järvilehto, le Suédois obtient l'unique podium de l'histoire de l’écurie, en terminant troisième de l'épreuve[18],[19].

À l'issue d'une première saison prometteuse mais dont la fin se passe de manière anonyme, Onyx Grand Prix termine dixième du championnat du monde des constructeurs avec six points, tous marqués par Stefan Johansson, classé douzième du championnat du monde des pilotes[20].

Saison 1990

Durant l’intersaison, Jean-Pierre Van Rossem rachète les parts restantes à Mike Earle et son adjoint Joe Chamberlain, mais l’homme d'affaires belge perd sa fortune à la suite du décès de son épouse. Alors accusé d'escroquerie, il quitte la direction d'Onyx, endettée de six millions de dollars. Le groupe japonais Middlebridge rachète alors l'écurie et prévoit de la fusionner avec Brabham Racing Organisation, mais finalement, Onyx est rapidement revendue à l'homme d'affaires suisse Peter Monteverdi, qui réengage Earle et Chamberlain à la tête de l'écurie, et Karl Foitek. Si Onyx, grâce aux bonnes performances obtenues en 1989, n'a plus à passer l'écueil des préqualifications, le début de saison est assurée par une monoplace n’ayant subie aucune évolution depuis la fin du championnat précédent[21].

Pour la manche inaugurale, aux États-Unis, aucun pilote Onyx ne se qualifie : Stefan Johansson détruit sa monoplace dans une sortie de piste, tandis que Jyrki Järvilehto est victime d'une casse moteur. L'écurie, endetté auprès de Ford-Cosworth, n'a aucun bloc de rechange pour remplacer le moteur défectueux[22]. Au Brésil, les deux pilotes échouent encore à se qualifier, en raison de problèmes de frein et de cardan[23].

À partir du Grand Prix de Saint-Marin, Onyx aligne la ORE-1B, qui n'est que la monoplace de 1989 adaptée à la nouvelle réglementation technique, puisque la petite structure britannique n'a plus de liquidités. Mike Earle quitte la direction d'Onyx tandis que Stefan Johansson est limogé et remplacé par Gregor Foitek, dont le père est actionnaire de l'écurie[24]. Le Suisse obtient le meilleur résultat de la saison dès la manche suivante, à Monaco, où il termine septième. Ce dernier est ouvertement avantagé en disposant d'un meilleur matériel que son équipier[25],[26].

L'écurie Onyx, à la gestion désormais étrange, ne fait désormais parler d'elle que pour ses frasques en dehors de la piste : en marge de l'épreuve canadienne, Jenkins est limogé. En outre, Peter Monteverdi souhaite déménager l'écurie près de Bâle, en Suisse, afin d'éviter la saisie des actifs de l'équipe britannique : la justice a en effet condamné Onyx à verser des dommages et intérêts à Bertrand Gachot, Stefan Johansson, Mike Earle et Alan Jenkins, pour licenciements abusifs[27]. Installé en Suisse en , Monteverdi rebaptise de son nom l'écurie et annonce dessiner lui-même la Monteverdi ORE-2, censée disputer le championnat 1991, avec l'aide technique de Porsche, qui lui prêterait sa soufflerie[28].

À compter du Grand Prix d'Allemagne, l'écurie est officiellement engagée sous le nom Monteverdi Onyx Formula One, mais plus aucun ingénieur ne travaille pour Peter Monteverdi, qui assure lui-même la mise au point de la monoplace de Gregor Foitek lors du Hongrie. De son côté, Jyrki Järvilehto demande à Ken Anderson, un ancien ingénieur de l'écurie, de préparer sa voiture à titre privé. Cependant, la sécurité des pilotes n'est plus assurée, puisque la ORE-1B ne dispose d'aucune pièce de rechange, faute de moyens. Lors des qualifications, Foitek est victime d'un accident à la suite de la rupture de sa suspension arrière, trop vétuste. Le soir même, lui et son père quittent l'écurie[29].

L'écurie Onyx disparaît peu avant la manche suivante, organisée en Belgique : Peter Monteverdi est endetté à hauteur de 400 000 dollars auprès de Goodyear, qui refuse de fournir le moindre pneumatique tant que l'équipe suisse n'a pas réglé sa facture[30].

Résultats en championnat du monde de Formule 1

Résultats détaillés des Onyx ORE-1 et ORE-1B en championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Moteur Pneus Pilotes Courses Points
inscrits
Classement
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
1989 Moneytron Onyx
Formula One
Ford-Cosworth
DFR V8
Goodyear BRÉ SMR MON MEX USA CAN FRA GBR ALL HON BEL ITA POR ESP JAP AUS 6 10e
Stefan Johansson Npq Npq Npq Abd Abd Dsq 5e Npq Abd Abd 8e Npq 3e Npq Npq Npq
Bertrand Gachot Npq Npq Npq Npq Npq Npq 13e 12e Nq Abd Abd Abd
Jyrki Järvilehto Npq Abd Npq Abd
1990 Moneytron Onyx
Formula One

Monteverdi Onyx
Formula One
Ford-Cosworth
DFR V8
Goodyear USA BRÉ SMR MON CAN MEX FRA GBR ALL HON BEL ITA POR ESP JAP AUS 0 Non classé
Stefan Johansson Nq Nq
Gregor Foitek Abd 7e Abd 15e Nq Nq Abd Nq
JJ Lehto Nq Nq 12e Abd Abd Abd Nq Nq Nc Nq

Légende : ici

Notes et références

  1. « Présentation des écuries 1989 », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  2. « Brésil 1989 - Essais et qualifications », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  3. « Monaco 1989 - Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  4. « Mexique 1989 - Qualifications », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  5. « Monaco 1989 - Classement », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  6. « États-Unis 1989 - Classement », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  7. « Canada 1989 - Le Grand Prix », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  8. « France 1989 - Qualifications », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  9. « France 1989 - Classement », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  10. « Grande-Bretagne 1989 - Le Grand Prix », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  11. « Grande-Bretagne 1989 - Qualifications », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  12. « Grande-Bretagne 1989 - Classement », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  13. « Allemagne 1989 - Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  14. « Belgique 1989 - Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  15. « Belgique 1989 - Classement », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  16. « Italie 1989 - Classement », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  17. « Portugal 1989 - Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  18. « Portugal 1989 - Classement », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  19. « Podium obtenu par l'écurie Onyx en Formule 1 », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  20. « Classements du championnat du monde 1989 », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  21. « Présentation des écuries 1990 », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  22. « États-Unis 1990 - Essais et qualifications », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  23. « Brésil 1990 - Essais et qualifications », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  24. « Saint-Marin 1990 - Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  25. « Monaco 1990 - Classement », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  26. « Monaco 1990 - Essais et qualifications », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  27. « Canada 1990 - Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  28. « Grande-Bretagne 1990 - Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  29. « Hongrie 1990 - Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)
  30. « Belgique 1990 - Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 27 décembre 2019)

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