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Philippe Ducrest

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Philippe Ducrest
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Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités

Philippe Ducrest (Philippe Gelat) est un réalisateur français né le 31 mai 1927 au Caire, mort le 1er janvier 2004. Son père était médecin au Caire, son oncle y dirigeait un journal pour lequel il sera journaliste. Cette activité le conduit à travailler sur des émissions radiophoniques avant de réaliser son premier film : un reportage muet, 16mm couleur, sur l'Éthiopie.

En 1950, il gagne la France pour devenir l’assistant de Marcel Bluwal dans la télévision française naissante. Il collabore à la réalisation d'une série de 35 documentaires sur les petits métiers puis réalise, seul, Le Boucher et la Marieuse, mêlant le document et la fiction.

Sa carrière est lancée. Philippe Ducrest va lier les réalisations de films personnels que d'aucun considère comme des œuvres et les directs (concerts, pièces de théâtre, opéras).

Le caméléon de la télévision

réalisateur d'émissions dramatiques

À partir de 1956, Ducrest réalise une dramatique par trimestre (courtes pièces spécialement conçues pour la télévision et jouées en direct ou dans les conditions du direct) et s'en fait le spécialiste. Jacques Chancel écrira dans Paris Jour : «  Philippe Ducrest est bien le meilleur réalisateur de la télévision ».

réalisateur de polars

Il se spécialisera dans les fictions policières inspirées par des romans de Ange Bastiani ou de Georges Arnaud dont il apprécie l’approche réaliste, le contact avec les problèmes de société. Pour lui, Georges Arnaud est le « Balzac » du polar. Il a d’ailleurs mis en images quatre de ses romans dont Euphorie II, qui présente une jeune cadre dynamique et cynique qui, soudain au chômage, doit vivre l’humiliation.

La Duchesse d'Avila

« La Duchesse d'Avila fait partie de ces grandes folies qui soudain s’emparent de la télévision… elle nous donne d’autres yeux, elle transforme les téléspectateurs en télé-voyants. Beaucoup n’aimeront pas ça. Cela demande des efforts et une faculté que la télévision dans son cours ordinaire tend chaque jour davantage à atrophier : l’imagination. Comme un vieux muscle rouillé à force d’inactivité, notre pauvre imagination fait souffrir lorsqu’elle se remet en marche si brutalement. J’avoue avoir été rarement si fasciné, accroché à l’écran, dévorant chaque image avec à la fois autant de répulsion que d’intérêt » (Jean Cotte, France-Soir, 1973).

Ce film en quatre épisodes est considéré comme le chef-d’œuvre de Ducrest. Il est inspiré d’une création singulière du XVIIIe siècle écrite par le comte polonais Jan Potocki. Malgré une esthétique délirante, ce film a su trouver son public au sein des téléspectateurs, ce qu’on aurait pu croire difficile.

Filmographie

Notes et références

  1. « Adélaïde », sur kinematoscope.org (consulté le 8 décembre 2019)
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