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Ploéven

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Ploéven
Administration
Pays
France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Crozon
Intercommunalité Communauté de communes de Pleyben-Châteaulin-Porzay
Maire
Mandat
Didier Plante
2014-2020
Code postal 29550
Code commune 29166
Démographie
Gentilé Ploévinois
Population
municipale
522 hab. (2016 en augmentation de 2,15 % par rapport à 2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 21″ nord, 4° 13′ 58″ ouest
Altitude 60 m
Superficie 13 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

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Géolocalisation sur la carte : Finistère

Ploéven

Géolocalisation sur la carte : France

Ploéven

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Ploéven
Liens
Site web http://www.ploeven.bzh

Ploéven [ploevɛ̃] (en breton : Ploeven) est une commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne.

Géographie

La commune fait partie traditionnellement du Pays Glazik.

Heureux mariage de la mer et de la campagne, Ploéven est une petite commune attachante de bord de mer, au fond de la baie de Douarnenez et au centre de la riche plaine du Porzay.

Son paysage se présente sous la forme d'amples vallonnements, alternance de collines et vallons, s'étageant d'est en ouest, par paliers, vers la mer.

L'aspect visuel du paysage actuel est la conséquence de transformations relativement récentes. La trame bocagère serrée que constituait le parcellaire d'autrefois a fait place, à la suite du remembrement réalisé en 1965, à un domaine agricole. Celui-ci dégage de vastes perspectives faisant apparaître le bâti des villages, jadis protégés par la végétation, les collines des communes voisines et l'océan.

La façade littorale se développe sur un kilomètre de côte et offre deux jolies plages de sable fin.

Pays d'essence rurale, jouissant de bonnes conditions climatiques, la commune de Ploéven, avec son rivage, ses ruisseaux et marais, ses chemins creux et son patrimoine historique, constitue le cadre idéal d'enrichissantes et tonifiantes vacances

Lieux-dits et écarts

À l'est : Kerdern, Cosquer, Pen ar Hoat, Kerveldréach, Kerlaouéret, le Rest, Gorzit, Douarinou, Ty Harn, Barvédel, Kerhant, Kermanach, Coatmeur, Kerguilou, Ty Bleis, Kergréac'h, Goloper, la Garenne, Kervenou, Pont Menn, Keramporchet, Kerlaziou, Kernevez, Pen ar Chlun, Kergoulouarn, Pen ar Menez, le Varc'h, Moulin du Varc'h, Kerchouren (Créachouren).

À l'ouest : Kergonnec, Kerforc'h, Kerherven, Rozalen, Kermerien, Kergonan, Penhoat, Ty Anquer.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont : Plonévez-Porzay, Cast, Plomodiern.

Les communes proches : Douarnenez, Kerlaz, Locronan, Saint-Nic.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploemeuguen vers 1330, Plemeguen en 1368[1], Ploeguen en 1402[2], Ploemeguen en 1405 et 1468[3], Poeven en 1410 et 1411, Ploeguen-Porzay en 1535, Ploeveguin en 1574[4].

Ploéven vient du breton ploe (paroisse) et d’ Even, un ermite local.

Histoire

Origines

Ploéven (étymologiquement en breton ploue d'Even, « paroisse d'Even » en français) est une paroisse de l'Armorique primitive de Ploéven qui fut scindée, avant le VIIIe siècle, en plusieurs paroisses nouvelles dont Plonévez-Porzay (Plonévez signifiant ploue nouvelle en breton, paroisse nouvelle en français. Mais saint Ouen, qui n'a historiquement rien à voir avec la Basse-Bretagne a probablement été confondu avec saint Owein, qui fut roi du royaume de Rheged dans le nord de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle).

Moyen-Âge

Le fief de Kéménet [Quéménet] comprenait alors les paroisses de Saint-Nic, Plomodiern, Ploéven, Plounevez et une partie de Locronan, ainsi que Penhars[5].

Époque moderne

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Ploëvin [Ploéven] de fournir 10 hommes et de payer 65 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[6].

Le XXe siècle

Politique et administration

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Qualité
Les données antérieures à 1983 ne sont pas encore connues.
mars 2008-en cours Didier Plante DVD Maire
mars 1989-mars2001 Jean Forey Maire
mars 1983-mars 1989 Jean Marzin Maire

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2016, la commune comptait 522 habitants[Note 1], en augmentation de 2,15 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
446369544668583652654687702
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
700680690636647684716749733
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
772784786708666612606583480
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
515445423438450436474480514
2016 - - - - - - - -
522--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine

Ploéven offre un patrimoine, d'une variété et d'une richesse peu commune, avec des vestiges préhistoriques et gallo-romains, une stèle de l'Âge de Fer, deux zones fortifiées médiévales, des édifices religieux, un habitat rural traditionnel et des maisons typiques.

Son patrimoine naturel présente un heureux mariage entre la mer et la campagne. La possession d'un habitat de qualité associée à des opérations de valorisation ont permis à Ploéven d'obtenir, en 1992, le label Commune du patrimoine rural de Bretagne.

Pour garantir cet héritage du passé, la commune vient de mettre en place une zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysagers (ZPPAUP). Indépendamment des monuments, les Circuits du Patrimoine Rural permettent de découvrir un habitat du domaine privé particulièrement intéressant.

Patrimoine religieux

Église paroissiale

L'église paroissiale Saint-Méen.
L'église paroissiale Saint-Méen.

Dédiée à saint Méen, cette construction basse, irrégulière, en granit et schiste, date en grande partie du XVIe siècle.

Sous l'Ancien Régime, les prééminences de fondateurs de l'église paroissiale appartenaient aux seigneurs de Barvédel, de la famille Le Gentil.

De plan rectangulaire, elle possède une nef de quatre travées, avec bas côtés, séparées par des colonnes rondes et octogonales sans chapiteau. S'ajoutent, en façade sud, une sacristie (1680), une chapelle latérale et un porche d'entrée qui s'ouvre par une arcade en plein cintre, supportée par deux colonnettes engagées.

La voûte lambrissée du porche est agrémentée de peintures de 1660 représentant les quatre Docteurs de l'Église : saint Ambroise, saint Augustin, saint Grégoire et saint Jérôme (peintures classées).

La tour-clocher, de conception classique en Cornouaille, date en partie du XVIIIe siècle et a fait l'objet de plusieurs restaurations.

L'intérieur comporte une voûte lambrissée avec, au-dessus du chœur, une peinture monumentale du XVIIe siècle représentant en huit panneaux la passion du Christ.

Le mobilier comprend, notamment, en pierres polychrome, une remarquable pietà de 1747, des statues du XVIe siècle de saint Méen et de saint Corentin ; en bois polychrome un Christ en croix.

Cette église paroissiale a été restaurée. Les travaux, commencés au mois de juin 2005, viennent de voir leur achèvement en février 2008. L'enclos a été redessiné ; l'aménagement paysager valorise cet espace consacré.

Chapelle Saint-Nicodème

En forme de large croix latine, avec chevet à pans coupés, elle présente au Nord une façade en schiste et granite.

Datant du XVIe siècle, elle a fait l'objet de plusieurs extensions et restaurations. Une porte en anse de panier donne accès au transept sud sur lequel deux inscriptions se remarquent : "H QUEMENER FR : 1593" et "DAVOL FA 1607".

Sur le mur Sud de la nef, s'ouvre une porte semblable portant la date de 1592, avec des piédroits prismatiques.

Le pignon ouest est surmonté d'un clocher à dôme et lanternon. L'un des rampants présente un escalier extérieur.

La sacristie, de plan hexagonal date de 1712. Cet édifice renferme un très beau mobilier dont des statues du XVIe siècle, des autels en bois polychrome et une clôture de chœur en bois peint du XVIIIe siècle.

Cette chapelle fut restaurée après les importants dégâts causés par l'ouragan de 1987.

Chapelle Sainte-Barbe

La chapelle Sainte-Barbe et son calvaire.
La chapelle Sainte-Barbe et son calvaire.

Cette jolie chapelle, émergeant d'un vallonnement arboré, date du XVIe siècle à l'exception de la sacristie qui porte l'inscription de 1736.

Elle a été fondée par les seigneurs de Barvédel, de la famille Le Gentil, qui possédaient les prééminences dans l'église paroissiale.

En forme de tau, elle est construite en granite, blocs de schiste et de grès armoricain. La chambre des cloches, sans balustrade, est surmontée d'une flèche à pinacles et gables aveugles de type Léonard.

La baie est du chevet, à réseau flamboyant, comporte un superbe vitrail du XVIe siècle au tons bleu, jaune, argent et gris qui traite du thème de la Crucifixion.

L'intérieur possède un riche mobilier en bois polychrome, dont un maître-autel du XVIIe siècle, des statues des XVIe et XVIIe ainsi qu'une table de communion des XVIIIe et XIXe siècles.

À l'extérieur un beau calvaire (1585) avec un écusson presque effacé par le temps mais où l'on reconnaît cependant un dragon volant, blason de la famille le Gentil, seigneurs de Barvédel et de Pontlez.

Économie

Personnalités liées à la commune

  • Louise le Gentil de Barvédel, dame d'honneur de la duchesse Anne de Bretagne, reine de France, fille de Yvon le Gentil, seigneur de Barvédel et de Pontlez, et de Louise de Tréanna. Louise le Gentil de Barvédel épousa au château de Blois en février 1507 en présence de la famille royale, Charles d'O, seigneur d'O, de Fresne et de Maillebois, premier écuyer de la reine Anne de France, duchesse de Bretagne, fils de Jean d'O, seigneur d'O, de Fresne et de Maillebois et de Jeanne de Montfaucon. La famille le Gentil, seigneurs de Barvédel, Pontlez, Coëtninon, Pencran, Rosmorduc, etc., remonte son origine au chevalier Jehan le Gentil (1371) qui fut un des compagnons d'arme du connétable du Guesclin. Elle a donné plusieurs branches dont sont issus en ligne cadette Jean-Philippe-Guy le Gentil, marquis de Paroy qui fut l'un des précepteurs du dauphin, fils du roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette et Emmanuel-Marie-Jean-L'Evangéliste le Gentil, baron de Quélern, maréchal de camp, qui accompagna comme jeune officier du Génie le général Bonaparte dans son expédition d'Égypte et contribua comme membre de la Commission d'Égypte à la rédaction de l'ouvrage La Description de l'Égypte conservé à la Bibliothèque du Sénat à Paris.
  • René Trellu (1889-1973): né à Ploeven, instituteur principalement à Commana (Finistère), auteur de "Contes et récits des Monts d'Arrée et de Montagnes Noires" (1956) et de "Pilhou ha Bolennou"(1971) : voir Commana pour sa notice détaillée.

Lieux et monuments

La quenouille de Sainte-Barbe.
La quenouille de Sainte-Barbe.
  • Le fuseau ou quenouille de Sainte-Barbe: stèle protohistorique classée monument historique[11].

Événements

  • [néant]

Jumelages

 La Chapelle-d'Abondance (France)

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. voir Peyron, Cartulaire de l’église de Quimper, p. 14
  2. voir Peyron, Cartulaire de l’église de Quimper, p. 500
  3. voir Peyron, Cartulaire de l’église de Quimper, p. 19 ; Actes du Saint-Siège, p. 153 ; Loth, Les Noms des Saints Bretons, p. 93
  4. voir Peyron, Cartulaire de l’église de Quimper, p. 11
  5. Paul Aveneau de La Grançière, "Notes historiques sur la paroisse de Pluguffan, avec notices généalogiques sur la plupart des familles de la Basse-Bretagne", 1896, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5474912f/f83.image.r=Crozon?rk=6566556;0
  6. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Notice no PA00090176, base Mérimée, ministère français de la Culture

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