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Rafle d'Amiens

arrestation de Juifs en France durant la Seconde Guerre mondiale De Wikipédia, l'encyclopédie libre

Rafle d'Amiens
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La rafle des 4 et 5 janvier 1944 s'est déroulée à Amiens et dans d’autres localités du département de la Somme. Elle avait pour but l’arrestation de tous les Juifs vivant encore dans le département.

Faits en bref Type, Pays ...
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Contexte historique

Résumé
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C’est en 1933 que l’Association cultuelle israélite de la Somme est créée et la synagogue d'Amiens inaugurée le 3 novembre 1935, en présence de Jean Moulin, alors secrétaire général de la préfecture. A partir de 1938, des réfugiés autrichiens et allemands arrivèrent à Amiens.

La rafle d’Amiens est à replacer dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale et la mise en œuvre de la Solution finale de la question juive en Europe par les Allemands.

Le 27 septembre 1940 une ordonnance allemande établissait, en zone occupée, le premier statut des Juifs et l'obligation pour eux de se faire recenser au commissariat de police. Le 18 octobre 1940 une deuxième ordonnance plaçait sous séquestre les entreprises et biens appartenant aux Juifs absents ou arrêtés (aryanisation).

Dans le département de la Somme, 93 Juifs furent recensés en 1940. Un certain nombre de Juifs étrangers furent dirigés en décembre 1940 dans les camps du département de l'Yonne, dans les Pyrénées-Orientales etc.

Le 3 juin 1942, le commissaire de police d'Amiens ouvrait un registre pour la distribution des étoiles jaunes dont le port était imposé désormais aux Juifs. 49 d'entre eux présents encore dans le département de la Somme se virent attribuer ce signe infammant[1].

Le 18 juillet 1942, dans le sillage de la Rafle du Vel' d'hiv', sur ordre du Sicherheitspolizei Kommando (S.P.K.) de Saint-Quentin, la gendarmerie française procédait à l'arrestation de Juifs étrangers ou apatrides à Amiens, Pierrepont-sur-Avre et Ault. Ils furent dirigés vers le Camp de Drancy et de là vers les camps de la mort[2]. Les Juifs français, dans la Somme, échappaient au pire, provisoirement...

A l’été 1943, Alois Brunner arriva à Paris avec pour mission d’intensifier la déportation des Juifs résidant en France, français comme étrangers ou apatrides.

A partir de janvier 1944, il fit procéder à des rafles en région parisienne comme en province, à commencer notamment par les départements de l’Aisne, l’Oise et la Somme[3].

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Déroulement

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« A l’aube du 4 janvier 1944, la Gestapo procède à l’arrestation de tous les Juifs français ou non, encore vivants à Amiens et dans la région », écrivait Ginette Schulhof[4]. En réalité, ce fut la Feldgendarmerie qui mena la rafle[5].

Les Juifs arrêtés furent détenus à la gendarmerie d’Amiens, rue des jacobins où ils attendirent toute la journée debout dans la cour avant d’être conduit à la gare d’Amiens pour être acheminés en train au camp de Drancy. 4 personnes réussirent à s'enfuir et échappèrent à l'arrestation : les enfants Schulhof, Ginette, Gisèle et Pierre[6], et Marguerite Louria, née Aranias[7].

20 personnes furent arrêtées à Amiens parmi elles, une fillette de 14 ans qui tenta de s'échapper mais fut finalement arrêtée[8]. Deux personnes furent hospitalisées à Amiens. A ces Juifs amiénois, il faut ajouter trois Juifs habitant Rosières-en-Santerre dont un garçon de 9 ans et deux Juives habitantes de Bouquemaison près de Doullens qui furent conduits à Amiens après leur arrestation.

L’ensemble des Juifs fut acheminé au camp de Drancy par le train de 20 h 30. A la gare d’Amiens, une Juive arrêtée réussit à s’échapper grâce à l’aide d’un cheminot. Jusqu’à aujourd’hui, on ne sait pas ce qu’elle est devenue. 4 Amiénois arrêtés restèrent détenus à Drancy, parce que reconnus aryens ou conjoint d'aryen, les autres furent déportés à Auschwitz-Birkenau, le 20 janvier 1944 par le convoi n° 66, une Juive le fut par le convoi n° 67 du 3 février.

Le 5 janvier 1944, le préfet de la Somme, Charles Daupeyroux, après lui avoir téléphoné, écrivit au délégué général du gouvernement français dans les territoires occupés, à Paris, pour lui signaler l’arrestation des israélites du département de la Somme parmi eux se trouvant trois enfants, le délégué de l’UGIF qui devait être tenu en dehors de toutes mesures d’internement lui et sa famille et deux non Juifs. Il demandait au délégué général d’intervenir auprès des autorités supérieures allemandes pour faire libérer 8 personnes, les démarches effectuées auprès de la police allemande localement n’ayant pas abouti.

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Liste des israélites arrêtés par les autorités allemandes le 4 janvier 1944[Note 1]

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Davantage d’informations Nom, date et lieu de naissance ...

La rafle d'Amiens eut un prolongement sur le littoral picard où 6 ou 7 Juifs de nationalité française furent arrêtés, internés à Drancy et exterminés à Auschwitz-Birkenau.

Davantage d’informations Nom, date et lieu de naissance ...
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Lieux de mémoire

  • A Amiens, à l'arrière de l'UFR des Arts de l'Université de Picardie Jules-Verne (UPJV), le 9 mai 2011, fut inauguré par Gilles Demailly, maire d'Amiens, en présence de Ginette Hirtz-Schulhof et de Gisèle Blum-Schulhof, le « square du Souvenir de la rafle du 4 janvier 1944 » qui rappelle ce tragique événement. Une stèle, sur laquelle sont inscrits les noms des Juifs amiénois raflés ce jour-là, a été dévoilée[16],[Note 9].
  • A Bouquemaison, sur le monument aux morts sont gravés le nom de Jeanne Zachayus , épouse Rakhowitz et de sa fille Ginette Rakhowitz, victimes du nazisme, gazées à Auschwitz le 23. 01. 1944.
  • A Rosières-en-Santerre, sur le monument aux morts sont gravés les noms de la famille Wanjberg.
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Notes et références

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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