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Renée Sylvaire

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Renée Sylvaire
Biographie
Naissance
Décès
Période d'activité
Nom de naissance
Renée Yvonne Marie ArcouetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité

Renée Sylvaire, née Renée Arcouet le à Buenos-Aires[1] et morte le à Paris[2], est une actrice de cinéma française de l'époque du muet[3].

Biographie

« Mademoiselle Sylvaire »[4] commence à fréquenter les plateaux de cinéma à l'âge de 16 ans, d'abord à la Gaumont, puis chez Pathé, avant de devenir l'une des principales vedettes féminines de la firme Éclair dès 1911[5].

Elle entre au Conservatoire de Paris en octobre 1910[6],[7] où elle est l'élève de Leitner et y remporte un deuxième prix de comédie au concours de juillet 1911 (Léon Blum qui y assiste raconte qu'elle joue « avec des grâces purement enfantines » un extrait du Mariage de Victorine[8]). Les théâtres parisiens se l'arrachent (Théâtre de l'Ambigu, Théâtre des Arts (futur Hébertot), Théâtre de la Renaissance, Théâtre Michel, etc.).

Sa carrière cinématographique ralentit pendant le premier conflit mondial et redémarre en force après-guerre. On peut la voir dans, notamment, Le boudoir japonais (1918), La gloire douloureuse (1919), Le sang des immortelles (1920), Des fleurs sur la mer (1922), Être ou ne pas être (1922), L’île sans amour (1923), Kœnigsmark (1923).

Sa filmographie s'achève en 1923. L'année suivante, la presse (Paris-Soir[9], Les Spectacles[10], Comoedia) n'évoquent plus que des projets pour l'actrice, en particulier avec le réalisateur Henri Fescourt, qui pour des raisons de santé semble-t-il, ne seront pas menés à leur terme.

Ayant vécu avec le réalisateur André Liabel[11],[12], elle en est souvent l'actrice-vedette. Elle en sera aussi l'assistante en 1924 pour le tournage de La Closerie des genêts qui sort sur les écrans parisiens le 13 février 1925. Ensuite, Renée Sylvaire disparaît définitivement des plateaux de cinéma. Dix ans plus tard, elle est déjà considérée par les critiques comme « bien oubliée »[13]. Le manuscrit d'une interview en 1946 avec Musidora, conservé à la Cinémathèque française et cité par l'historienne du cinéma Annette Förster, est sa dernière apparition dans la presse[14],[15]. Elle meurt le au sein de l'Hôpital Bichat dans le 18e arrondissement de Paris[16].

Carrière au théâtre

Carrière au cinéma

comme actrice

comme scénariste

comme assistante à la réalisation

Références

  1. D'après l'âge (20 ans 2 mois) qui lui est donné par le Conservatoire en juillet 1912. Comoedia, 4 juillet 1912, p. 2, disponible sur Gallica.
  2. Archives de Paris 18e, tables décennales de décès, années 1965-1974 (page 4/21) (avec mention de son nom de scène mal orthographié - Ce nom de scène n'apparait pas sur son acte de décès)
  3. Waldman p. 20
  4. Parfois orthographié Mlle Sylvère.
  5. « Renée Sylvaire (?-?) », sur encinematheque.fr (consulté le 7 mai 2017)
  6. Les élèves admis au Concours publics du Conservatoire. Tragédiens et Comédiens. Mlle Sylvaire. Comoedia, 19 juin 1912, p. 3, disponible sur Gallica.
  7. Au Conservatoire. Le concours d'admission aux classes de déclamation dramatique. Comoedia, 20 octobre 1910, p. 3, disponible sur Gallica.
  8. Léon Blum, Les concours publics du Conservatoire. Le palmarès. Comédie. Comoedia, 9 juillet 1911, p. 3, disponible sur Gallica.
  9. Courrier cinéma. Paris-Soir, 10 mars 1924, p. 6, disponible sur Gallica.
  10. On dit que ... Les Spectacles, 21 mars 1924, p. 8, disponible sur Gallica.
  11. Recensement de 1931 avec profession, année et lieu de naissance - Elle a vécu 130bis boulevard de Clichy avec lui (vue 370/475) mais ils ne sont pas mariés si on en croit son acte de décès.
  12. Recensement de 1936 avec profession, année et lieu de naissance - Elle vit toujours 130bis boulevard de Clichy mais sans André Liabel (vue 190/302).
  13. Variétés. Bonjour !, 11 mars 1934, p. 3, disponible sur Gallica.
  14. « Musidora – Women Film Pioneers Project », sur wfpp.cdrs.columbia.edu (consulté le 16 juin 2017)
  15. « Renée Sylvaire : interview par Musidora », CRH29-B1, 11 pages, cf. « Fonds Commission de recherche historique - II. Organisation globale du fonds », sur www.cineressources.net (consulté le 18 juin 2017)
  16. Archives de Paris 18e, acte de décès no 1594, année 1971 (vue 30/31)
  17. Théâtres. Ambigu-Comique. Comoedia, 16 juin 1909, p. 4, disponible sur Gallica.
  18. Au théâtre des Arts, l'après-midi. Comoedia, 25 octobre 1909, p. 2, disponible sur Gallica.
  19. Comment ils ont joué. Comoedia, 23 décembre 1909, p. 2, disponible sur Gallica.
  20. Les grands théâtres. Théâtre des Arts Comoedia, 8 février 1910, p. 8, disponible sur Gallica.
  21. Présentation de la Chambre syndicale. Empire's Films. Fils naturel. Hebdo-film, 17 mars 1917, p. 14, disponible sur Gallica
  22. Théâtre Municipal. L'Avenir d'Arcachon, 27 janvier 1918, p. 2, disponible sur Gallica.
  23. Analyse et critiques presses par Philippe Burgaud, Un centenaire : Les Indes-noires, le deuxième (?) film de Michel Verne, Bulletin de la Société Jules Verne no 196, mai 2018, p. 6-17
  24. Pathé-Palace. L'Homme libre, 23 novembre 1918, p. 2, disponible sur Gallica.
  25. Les cinémas. Le sang des Immortelles. Comoedia, 27 février 1920, p. 3, disponible sur Gallica.
  26. Les figurants du tribunal : To be or not to be. Comoedia, 21 avril 1922, p. 4, disponible sur Gallica.
  27. Cinématographes. Pathé-Consortium. 'L'île sans amour'. Comoedia, 6 avril 1923, p. 4, disponible sur Gallica.
  28. Petites nouvelles cinématographiques. La Presse, 10 février 1924, p. 2, disponible sur Gallica.
  29. Cinémas. Fondus et flous. Comoedia, 18 août 1924, p. 2, disponible sur Gallica.
  30. Bien qu'étant annoncé pour la saison 1924-1925 par le producteur. Le Matin, 6 octobre 1924, p. 4, disponible sur Gallica.
  31. Dans les cinémas. Fondus et flous. Comoedia, 4 juillet 1924,p. 2, disponible sur Gallica.
  32. Sa sortie était pourtant annoncée pour l'hiver par la presse. Le Radical, 31 octobre 1924, p. 3, disponible sur Gallica.
  33. On tourne. Comoedia, 22 août 1924, p. 3, disponible sur Gallica.

Bibliographie

  • Harry Waldman : Maurice Tourneur, the life and films, McFarland, 2001
  • Raymond Chirat : Catalogue français des films de fiction de 1908 à 1918, La Cinémathèque française, 1995.
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