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Les Séleucides (en grec ancien Σελευκίδαι / Seleukidai) sont une dynastie de l'époque hellénistique issue de Séleucos Ier, l'un des Diadoques d'Alexandre le Grand, qui a constitué un empire formé de la majeure partie des territoires orientaux conquis par Alexandre, allant de l'Anatolie à l'Indus. Les Séleucides règnent de la fin du IVe au Ier siècle av. J.-C., avec pour cœur politique la Syrie, d'où l'appellation courante dès l'Antiquité de « rois de Syrie ». Les Séleucides règnent jusqu'au IIe siècle av. J.-C. sur la Babylonie et la Mésopotamie dans la continuité des Perses achéménides. La Perside et la Médie ont quant à elles été plus difficilement soumises. Les Séleucides ont dû faire face à la volonté sécessionniste de nombreux territoires, comme le royaume gréco-bactrien, le royaume d'Arménie, le royaume de Pergame ou la Judée. Au milieu du IIe siècle av. J.-C., la majeure partie des provinces iraniennes et mésopotamiennes tombent entre les mains des Parthes. En 64 av. J.-C., fortement amoindri par d'inextricables querelles de succession, le royaume passe sous la tutelle des Romains.

Empire séleucide

305  64 av. J.-C.

L'empire séleucide à son extension maximale vers 281 av. J.-C.
Informations générales
Statut Monarchie hellénistique
Capitale Séleucie du Tigre (305-240)
Séleucie de Piérie (240)
Antioche (240-64)
Langue(s) Grec (officiel)
Langues anatoliennes
Persan
Araméen
Religion Religion grecque antique
Culte de Cybèle
Culte des Baals syriens
Religion mésopotamienne
Mazdéisme
Judaïsme
Histoire et événements
305 av. J.-C. Séleucos Ier est proclamé roi de Babylonie
274168 Guerres de Syrie contre les Lagides
Vers 250

Création du royaume gréco-bactrien

Indépendance de la Parthie
188 Paix d'Apamée : perte des territoires anatoliens
64 av. J.-C. Transformation de la Syrie en province romaine
Rois
(1er) 305281 Séleucos Ier Nikatôr
223-187 Antiochos III
(Der) 6564 av. J.-C. Philippe II Philoromaios

Entités précédentes :

Le royaume séleucide, « fusion » de l'Orient et du monde grec, semble au départ fidèle au projet d'Alexandre. Il comprend une multiplicité de groupes ethniques, de langues et de religions. Dans ce contexte, plus encore que pour les autres monarchies hellénistiques, le roi est supposé être le garant de l'unité de l'empire, l'armée apparaissant comme le meilleur soutien du pouvoir. Les Séleucides ont promu par ailleurs l'hellénisation en développant l'urbanisme, comme le montrent la tétrapole de Syrie et les nombreuses fondations ou refondations de cités et de villes-garnisons. Parallèlement, ils s'appuient sur les élites religieuses en honorant les divinités indigènes, comme celles de Babylonie.

L'immensité et la diversité du royaume séleucide l'ont fragilisé face aux forces centrifuges, obligeant les souverains à reconquérir périodiquement leurs possessions. Le royaume, qui souffrirait d'une fragilité intrinsèque, a donc été souvent opposé par les historiens aux autres grands États hellénistiques : la monarchie « nationale » des Antigonides de Macédoine, l'Égypte des Lagides, héritière des pharaons et dotée d'une administration centralisée, la monarchie des Attalides bâtie autour de la cité-État de Pergame. Mais il s'avère que les Séleucides ont su faire fructifier l'héritage des Achéménides et d'Alexandre en accordant une autonomie certaine aux cités et aux différentes communautés, tout en luttant contre de puissants adversaires à leurs frontières.

Les Séleucides, ainsi que d'autres entités de l'époque hellénistique, ont utilisé une nouvelle ère calendaire, l’ère séleucide, aussi appelée ère des Grecs, qui démarre en Babylonie à la date de la reconquête du pouvoir par Séleucos en 311 av. J.-C. ; elle marque une étape fondamentale dans l'histoire des calendriers car elle est le précurseur direct des systèmes calendaires hébraïque, hégirien, zoroastrien et de l'ère chrétienne ou ère commune.