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Samia Gamal

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Samia Gamal
Alias
Zainab Ibrahim Mahfuz
Naissance
Beni Suef (Égypte)
Décès (à 70 ans)
Le Caire (Égypte)
Profession
danseuse orientale et actrice

Samiaa Gamal, née Zainab Ibrahim Mahfuz, en 1924 à Beni Suef, une petite ville égyptienne, morte le au Caire, est une danseuse et actrice égyptienne.

Biographie

Elle est née en 1924. Peu après sa naissance, sa famille part pour Le Caire et s’installe près du bazar Khân al-Khalili. Elle survit par des travaux de couture, quand elle rencontre la fondatrice syro-libanaise de la danse orientale moderne, Badia Masabni. Celle-ci l'accepte au sein de sa compagnie de danse et lui donne son nom de scène : Samiaa Gamal[1].

Elle travaille sous la direction de Badia Masabni alors que Tahia Carioca tient le premier rôle dans la troupe : elle évolue parmi les danseuses chargés sur scène de mettre en valeur la danseuse vedette. Puis elle parvient à devenir danseuse solo et introduit dans son style des éléments du ballet classique et la danse latino-américaine. Elle rend plus expressive la danse orientale notamment grâce à un mode d'improvisation plus libre. Elle se met à utiliser le voile pour danser, son professeur de danse classique l'ayant encouragé à l’employer pour améliorer le maintien de ses bras. Samiaa Gamal est aussi la première danseuse orientale à danser sur scène avec des chaussures à talons hauts[1]. Elle joue dans de nombreux films, d'abord comme simple figurante, dans la première partie des années 1940. Remarquée par sa présence cinématographique, elle se voit confier ensuite des rôles plus importants. Elle obtient ainsi en 1946 le rôle principal dans Ahmar shafayef (Rouge à lèvres) de Wali Eddine Sameh. Elle y interprète le rôle d'une domestique qui éveille le désir du maître de maison, mais l'homme, séduit par sa délicatessse, ses yeux malicieux, son sourire, est par contre désarçonné par son innocence. Jusque la fin du film, le spectateur se demande si elle va lui céder ou pas[2].

Samia Gamal fait la rencontre de Farid El Atrache et ils tombent amoureux l’un de l’autre. Farid El Atrache et Samia Gamal jouent ensemble en 1949 dans Ahebbak inta (C'est toi que j'aime) d'Ahmed Badrakhan[1]. Dans le film Madame la diablesse (Afrita anem) d'Henry Barakat, Samia joue un double rôle, celui de Semsema, la danseuse, et celui de la femme djinn Kahramana, sortant d'une lampe, comme un génie, pour charmer Farid El Atrache. De fait, il lui est souvent demander d'utiliser ses talents de danseuse dans ses rôles au cinéma[3].

Farid El Atrache et Samia Gamal deviennent un tandem bien connu des films égyptiens, en particulier dans les comédies musicales. Mais leur liaison ne dure pas[1],[2]. Après leur séparation, elle joue dans des films internationaux tel que La Vallée des Rois en 1954[1]. Elle se fait connaître des spectateurs français notamment par son interprétation du rôle de Morgiane dans Ali Baba et les Quarante voleurs, le film de Jacques Becker, sorti cette même année 1954, où ses déhanchements rendent fou d'amour Ali Baba, interprété par Fernandel[3].

Samia Gamal épouse en 1952 Sheppard King, un riche homme d'affaires texan, ayant fait fortune dans le pétrole. Celui-ci se convertit à l’islam, ce qui renforce la popularité de la danseuse égyptienne. Mais leur mariage ne dure pas longtemps, non plus. En 1958, elle se marie avec Rushdy Abaza (en), un acteur égyptien, avec qui elle tient ensuite le premier rôle dans plusieurs films[1].

Elle meurt le 1er décembre, au Caire, des suites d'un cancer de l'intestin[3].

Filmographie

Cinéma

  • 1941 : Victoire de la jeunesse
  • 1942 : Gawhara
  • 1942 : Ali Baba wa al arbain harame
  • 1944 : Russassa fil kalb
  • 1944 : Qui est le criminel : Une danseuse
  • 1945 : Taxi hantur
  • 1945 : L'Être humain
  • 1945 : El hub el awal
  • 1946 : Ahmar shafayef
  • 1947 : El ersane talata
  • 1947 : Habib al omr : Toutah
  • 1947 : El ahdab
  • 1948 : El mughamer
  • 1948 : Sahibat el amara
  • 1949 : Mademoiselle diable : Kahramana / Semsema
  • 1949 : Vacances en enfer
  • 1949 : Bint haz
  • 1949 : Ahebbak inta : Nadia
  • 1950 : Akher kedba : Samira
  • 1950 : Sitt al hosn
  • 1950 : El sakr : Leila
  • 1950 : Asmar wa jamil
  • 1951 : Amir el antikam
  • 1951 : Viens me saluer : Sukkara
  • 1951 : La vengeance de l'être aimée
  • 1951 : L'étreinte de mon aimée
  • 1952 : Ne le dites à personne : Wela'a
  • 1953 : ketar el lail : Samia
  • 1954 : La Vallée des Rois : Une danseuse
  • 1954 : Ali Baba et les 40 voleurs : Morgiane
  • 1954 : Raqsat al-wadah
  • 1954 : Nachala hanem
  • 1954 : Le monstre
  • 1955 : Sigarah wa kas : Hoda Gamal
  • 1955 : Le trésor des pharaons
  • 1955 : Ahl el hawa
  • 1957 : Le Fils du cheik
  • 1959 : Rendez-vous avec un inconnu : Nana
  • 1959 : Kull daqqa fi qalbi : Suhayr
  • 1960 : Sukkar hanem
  • 1960 : El rajul el thani
  • 1960 : El nagham el hazine
  • 1961 : Waada el hub
  • 1963 : Tarik al shaitan
  • 1964 : Bint el hetta

Notes et références

  1. a b c d e et f Rita El Khayat, La femme artiste dans le monde arabe, Éditions de Broca, (lire en ligne), « Samiaa Gamal, 1924-1994 »
  2. a et b Magda Wassef, Égypte, 100 ans de cinéma, Institut du monde arabe, , p. 273
  3. a b et c « Cinéma. La mort de la danseuse et actrice égyptienne Samia Gamal », Le Monde,‎ (lire en ligne)
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