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Trinité - d'Estienne d'Orves (métro de Paris)

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Trinité - d'Estienne d'Orves

Une des plaques de la station avant le décarrossage.
Localisation
Pays France
Ville Paris
Arrondissement 9e
Coordonnées
géographiques
48° 52′ 35″ nord, 2° 20′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : 9e arrondissement de Paris

Trinité - d'Estienne d'Orves

Géolocalisation sur la carte : Paris

Trinité - d'Estienne d'Orves
Caractéristiques
Voies 2
Quais 2
Zone 1
Transit annuel 1 802 492 voyageurs (2017)
Historique
Mise en service
Gestion et exploitation
Propriétaire RATP
Exploitant RATP
Code de la station 31-08
Ligne(s) (12)
Correspondances
Bus RATP
RATP 21 26 43 68

OpenTour

Noctilien (N) N01 NOCTILIEN.png
(12)

Trinité - d'Estienne d'Orves est une station de la ligne 12 du métro de Paris, située dans le 9e arrondissement de Paris.

Situation

La station est implantée sous la rue de Châteaudun, au sud-est de la place d'Estienne-d'Orves. Orientée selon un axe est-ouest, elle s'intercale entre les stations Notre-Dame-de-Lorette et Saint-Lazare.

Histoire

La station est ouverte le avec la mise en service du premier tronçon de la ligne A de la Société du chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris (dite Nord-Sud) entre Porte de Versailles et Notre-Dame-de-Lorette.

Elle doit sa dénomination initiale de Trinité à son implantation sous la place éponyme, au nord de laquelle se trouve l’église de la Sainte-Trinité de Paris, dédiée à la sainte Trinité chrétienne, construite par Ballu entre 1861 et 1867.

Le , la ligne A devient la ligne 12 à la suite de l'absorption de la société du Nord-Sud le par sa concurrente : la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (dite CMP).

En mai 1945, la station est renommée Trinité - d'Estienne d'Orves, en même temps que la place de la Trinité, rebaptisée en hommage à Honoré d'Estienne d'Orves, né à Verrières-le-Buisson en 1901 et mort au mont Valérien en 1941 ; officier de marine rallié au général de Gaulle, il fut envoyé dès décembre 1940 en mission en France occupée. Trahi, il fut arrêté en , puis fusillé le de la même année par les occupants allemands.

La station est ainsi la première d'une série de huit sur le réseau dont le nom a été modifié à l'issue de la Seconde Guerre mondiale afin d'honorer la mémoire de résistants morts pour la France ; suivront ensuite Charles Michels (ligne 10), Colonel Fabien (ligne 2), Corentin Celton (ligne 12), Guy Môquet (ligne 13), Jacques Bonsergent (ligne 5), Corentin Cariou (ligne 7) et Marx Dormoy (ligne 12).

Depuis les années 1950 jusqu'en 2016, les piédroits sont revêtus d'un carrossage métallique avec montants horizontaux verts et cadres publicitaires dorés, éclairés. Avant la dépose de cet aménagement pour rénovation de la station dans le cadre du programme « Un métro + beau » de la RATP, il était complété par des sièges « Motte » de couleur verte. En 2016, le décarrossage fait réapparaître des affiches des années 1960[1],[2],[3]. Les travaux de modernisation, achevés en 2018, ont notamment consisté à restituer aux quais leur décoration « Nord-Sud » d'origine.

En 2017, selon les estimations de la RATP, 1 802 492 voyageurs sont entrés dans cette station, ce qui la place à la 261e position des stations de métro pour sa fréquentation sur 302[4],[5].

Services aux voyageurs

Accès

La station dispose de deux accès répartis en trois bouches de métro :

  • l'accès 1 « Place d'Estienne-d'Orves » consistant en deux escaliers à balustrades Dervaux établis dos-à-dos, l'un fixe et orné d'un candélabre Dervaux, l'autre mécanique dans le sens de la sortie, débouchant tous deux au droit du no 2 de la place ;
  • l'accès 2 « Rue de Châteaudun », constitué d'un escalier fixe agrémenté d'un entourage dans le style caractéristique du Nord-Sud, se trouvant face au no 50 de cette rue et permettant uniquement la sortie.

Quais

Sur les quais de la station décarrossée, des traces d'une affiche ancienne.
Sur les quais de la station décarrossée, des traces d'une affiche ancienne.

Trinité - d'Estienne d'Orves est une station de configuration standard : elle possède deux quais séparés par les voies du métro et la voûte est semi-elliptique, forme spécifique aux anciennes stations du Nord-Sud. Les carreaux et la céramique en reprennent la décoration d'origine avec des cadres publicitaires et les entourages du nom de la station de couleur marron, des dessins géométriques marron sur les piédroits et la voûte, le nom inscrit en faïence blanche sur fond bleu de petite taille au-dessus des cadres publicitaires et de très grande taille entre ces cadres, ainsi que les directions incorporées dans la céramique sur les tympans. La dénomination actuelle est toutefois reprise en lieu et place du patronyme inaugural de Trinité, lequel était écrit en caractères plus imposants. Les carreaux de faïence blancs biseautés recouvrent les piédroits, la voûte, les tympans et les débouchés des couloirs. L'éclairage est assuré par deux bandeaux-tubes et les sièges, de style « Akiko », sont de couleur jaune.

Intermodalité

La station est desservie par les lignes 21, 26, 43, 68 et OpenTour du réseau de bus RATP et, la nuit, par la ligne N01 du réseau Noctilien.

À proximité

Galerie de photographies

  • Vue des quais avantla rénovation de 2016.
    Vue des quais avant
    la rénovation de 2016.
  • Lors de la rénovation, le style Nord-Sud réapparait.
    Lors de la rénovation, le style Nord-Sud réapparait.
  • Ancienne affiche des années 1950.
    Ancienne affiche des années 1950.
  • Quai de la station en direction de Front Populaire, en rénovation, fin juillet 2018.
    Quai de la station en direction de Front Populaire, en rénovation, fin juillet 2018.
  • Quai de la station en direction de Mairie d'Issy, en cours de rénovation après son décarrossage, fin juillet 2018.
    Quai de la station en direction de Mairie d'Issy, en cours de rénovation après son décarrossage, fin juillet 2018.

Notes et références

  1. Sofian Aissaoui et Florent Vairet, « Trinité : un trésor du métro parisien dévoilé », Le Daily Neuvième,‎ (lire en ligne, consulté le 13 octobre 2017).
  2. « Des affiches des années 1950 dans le métro parisien », bigbrowser.blog.lemonde.fr, (consulté le 5 mars 2016).
  3. « PHOTOS. De vieilles affiches ressurgissent dans le métro de Paris », nouvelobs.com, (consulté le 5 mars 2016).
  4. « Trafic annuel entrant par station du réseau ferré 2017. Métro Trinité - d'Estienne d'Orves », sur data.ratp.fr (consulté le 29 juin 2018).
  5. Le nombre de 302 stations n'inclut pas la station fictive Funiculaire de Montmartre. Cette dernière est en effet considérée comme une station de métro (et deux points d'arrêts) par la RATP et rattachée statistiquement à la ligne 2, ce qui explique pourquoi la RATP annonce 303 stations et non 302 en 2017.

Voir aussi

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