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Tyrrell 018

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Tyrrell 018
La Tyrrell 018 de Johnny Herbert au Grand Prix de Belgique 1989
Présentation
Équipe
Tyrrell Racing Organisation
Constructeur Tyrrell Racing
Année du modèle 1989-1990
Concepteurs Harvey Postlethwaite
Jean-Claude Migeot
Spécifications techniques
Châssis Monocoque composite moulée en fibre de carbone en nid d'abeille
Suspension avant Double triangle, poussoirs, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs
Suspension arrière Double triangle, poussoirs, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs
Nom du moteur Ford-Cosworth DFR
Cylindrée 3 494 cm³
595 ch à 10 750 tr/min
Configuration V8 ouvert à 90°
Position du moteur Longitudinal arrière
Boîte de vitesses Tyrrell manuelle
Nombre de rapports 6 + marche arrière
Carburant Elf
Pneumatiques Goodyear (1989)
Pirelli (1990)
Histoire en compétition
Pilotes 1989
3.
Jonathan Palmer
4.
Michele Alboreto
4.
Jean Alesi
4.
Johnny Herbert

1990
3.
Satoru Nakajima
4.
Jean Alesi
Début Grand Prix automobile de Saint-Marin 1989
CoursesVictoiresPoleMeilleur tour
17001
Championnat constructeur 1989 : 5e avec 16 points
1990 : 5e avec 16 points

Chronologie des modèles (1989-1990)

La Tyrrell 018, est la monoplace de Formule 1 conçue par l'écurie britannique Tyrrell Racing dans le cadre du championnat du monde de Formule 1 1989, à partir du Grand Prix de Saint-Marin, la deuxième épreuve de la saison. Elle est pilotée par le Britannique Jonathan Palmer et l'Italien Michele Alboreto, remplacé par le Français Jean Alesi, puis par le Britannique Johnny Herbert.

En 1990, la Tyrrell 018 est alignée pour les deux premières manches du championnat et est confiée au Japonais Satoru Nakajima et au Français Jean Alesi.

Historique

Saison 1989

La Tyrrell 018 fait ses débuts en compétition lors du Grand Prix de Saint-Marin, deuxième manche du championnat du monde de Formule 1 1989. Conçue par Harvey Postlethwaite et Jean-Claude Migeot, elle se distingue par sa monocoque en fibre de carbone dépourvue de carrosserie extérieure, de larges pontons et une suspension avant composé d'seul amortisseur sur lequel s'immiscent un mini-basculeur et deux poussoirs. La 018 arbore enfin une livrée bleue nuit[1]. À Saint-Marin, un seul exemplaire de la 018 est disponible et confiée à Michele Alboreto, tandis que Jonathan Palmer conserve la 017B. Or, la nouvelle monoplace sous-vire fortement et ne permet pas à l'Italien de se qualifier, au contraire de son équipier, qui obtient la vingt-cinquième place sur la grille. Pour la course, Palmer récupère la 018, dont la tenue de route a été améliorée par les mécaniciens la nuit précédant l'épreuve, et termine sixième, à un tour du vainqueur Ayrton Senna (McLaren)[2],[3].

À Monaco, Ken Tyrrell, le patron de l'écurie confie la 018 à Palmer et laisse un exemplaire de la 017B à Alboreto. Cependant, ce dernier refuse de se rendre en piste tant que son équipe ne lui alloue pas une nouvelle voiture, puisqu'il juge la 017B trop étroite et insuffisamment compétitive. Finalement, un châssis 018 arrive en provenance de l'usine basée à Ockham, mais nécessite toute la journée du jeudi pour son assemblage. Ainsi, seul Palmer tourne lors de la première journée de Grand Prix lors duquel Alboreto marque les points de la cinquième place[4],[5].

Lors de la manche suivante, au Mexique, Alboreto se qualifie en septième position, soit la meilleure performance de Tyrrell dans cet exercice depuis 1983, et termine troisième de la course, soit le premier podium de l'écurie depuis le Grand Prix des Etats-Unis Est 1983, lors duquel Alboreto avait remporté la course[6],[7],[8]. Au Canada, les deux pilotes abandonnent, mais Palmer réalise le meilleur tour en course, le vingtième et dernier de l'histoire de Tyrrell en Formule 1[9],[10].

Peu avant le Grand Prix de France, Tyrrell signe un partenariat commercial avec le cigarettier Camel. Alboreto étant soutenu par le concurrent Philip Morris, et en froid avec Ken Tyrrell, négocie un baquet avec Benetton Formula, ce qui lui vaut d'être remplacé par le novice français Jean Alesi[11]. Au volant d'une monoplace arborant une nouvelle livrée bleue et jaune, il termine quatrième pour son premier Grand Prix de Formule et reçoit les félicitations d'Alain Prost[12]. À l'issue de la course, il déclare : « La Tyrrell me paraît une bonne voiture, j'en ai tiré le maximum. Après tout, ce n'est pas si difficile que ça, la Formule 1. Je ne me sens même pas fatigué. Tyrrell m'avait demandé de finir. Au fond, avec un peu de chance, j'aurais pu finir sur le podium »[13]. Le Français signe alors un contrat d'une saison et demie avec l'écurie britannique[14].

En Belgique, Alesi, également engagé en championnat international de Formule 3000, préfère défendre sa première place dans cette catégorie et est remplacé par le Britannique Johnny Herbert[15]. Il retrouve son baquet en Italie, où il franchit l’arrivée en cinquième position[16]. Herbert remplace à nouveau Alesi au Portugal, mais, atteint d'une grippe, il échoue à se qualifier quand Jonathan Palmer, dont le baquet est menacé, termine sixième[17],[18]. Alesi, fort de son titre de champion de Formule 3000, reprend son volant jusqu'à la fin de la saison et marque les points de la quatrième place au Grand Prix d'Espagne[19].

Au terme de cette saison, l'écurie Tyrrell Racing termine cinquième du championnat du monde des constructeurs avec 16 points. Jean Alesi est neuvième du championnat du monde des pilotes avec 8 points et Michele Alboreto est treizième avec 6 points, tandis que Jonathan Palmer, avec deux points, se classe vingt-cinquième[20].

Saison 1990

La Tyrrell 018 est engagée pour les deux premières manches du championnat du monde de Formule 1 1990. Elle arbore désormais une livrée bleue et blanche, aux couleurs de deux nouveaux commanditaires, Epson et PIAA, et est chaussée de pneumatiques Pirelli. En outre, Jonathan Palmer est remplacé par le Japonais Satoru Nakajima[21].

Jean Alesi s'illustre particulièrement lors de la première épreuve de la saison, disputée aux États-Unis : qualifié quatrième, le Français prend la tête de la course à l'issue du premier tour et conserve la première place pendant 34 tours à l'issue desquels il est dépassé par Ayrton Senna. Contraint d'économiser ses pneumatiques, il ne cherche pas à reprendre sa position et termine deuxième de l'épreuve. De son côté, Satoru Nakajima franchit l’arrivée en sixième position[22],[23].

La 018 est remplacée par la Tyrrell 019 à partir du Grand Prix de Saint-Marin, troisième manche du championnat.

Résultats en championnat du monde de Formule 1

Résultats détaillés de la Tyrrell 018 en championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Moteur Pneus Pilotes Courses Points
inscrits
Classement
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
1989 Tyrrell Racing
Organisation
Ford-Cosworth
DFR V8
Goodyear BRÉ SMR MON MEX USA CAN FRA GBR ALL HON BEL ITA POR ESP JAP AUS 16* 5e
Jonathan Palmer 6e 9e Abd 9e Abd 10e Abd Abd 13e 14e Abd 6e 10e Abd Nq
Michele Alboreto Nq 5e 3e Abd Abd
Jean Alesi 4e Abd 10e 9e 5e 4e Abd Abd
Johnny Herbert Abd Nq
1990 Tyrrell Racing
Organisation
Ford-Cosworth
DFR V8
Pirelli USA BRÉ SMR MON CAN MEX FRA GBR ALL HON BEL ITA POR ESP JAP AUS 16** 5e
Satoru Nakajima 6e 8e
Jean Alesi 2e 7e

Légende : ici
* Aucun point marqué en 1989 avec la Tyrrell 017B.
** 9 points marqués en 1990 avec la Tyrrell 019.

Notes et références

  1. « Saint-Marin 1989 : Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  2. « Saint-Marin 1989 : Qualifications », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  3. « Saint-Marin 1989 : Classement », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  4. « Monaco 1989 : Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  5. « Monaco 1989 : Classement », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  6. « Mexique 1989 : Qualifications », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  7. « Mexique 1989 : Classement », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  8. « Podiums de l'écurie Tyrrell en Formule 1 », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  9. « Canada 1989 : Classement », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  10. « Meilleurs tours en course de l'écurie Tyrrell en Formule 1 », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  11. « France 1989 : La valse des débutants », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  12. « France 1989 : Classement », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  13. « France 1989 : Après la course: la révélation Alesi », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  14. « Grande-Bretagne 1989 : Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  15. « Belgique 1989 : Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  16. « Italie 1989 : Classement », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  17. « Portugal 1989 : Présentation de l'épreuve », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  18. « Portugal 1989 : Classement », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  19. « Espagne 1989 : Classement », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  20. « Classements du championnat du monde 1989 », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  21. « 1990 - Présentation de la saison », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  22. « États-Unis 1990 : Qualifications », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)
  23. « États-Unis 1990 : Classement », sur statsf1.com (consulté le 5 février 2020)

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