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Jean Po/Brouillon3
Information

Kenneth Allen McDuff (1946-1998) est un tueur en série texan[1].

Le fait qu'il ait été condamné à mort pour des crimes commis après avoir été libéré de prison, où il a été envoyé pour avoir commis d'autres meurtres après que sa condamnation à mort ait été annulée, fit polémique.

Enfance et adolescence

Famille

McDuff est né le à Rosebud (Texas), dans le comté de Falls. Ses parents, dont il était le 5e enfant, se nommaient John Allen McDuff, cimantier[2] et Addie McDuff, née Howard[3], gérante d'une laverie de vêtements et décrite comme étant protectrice envers ses six enfants[Note 1]. Tous étaient membres de l'église des Assemblées de Dieu.

Kenneth fut particulièrement favorisé par ses parents, et particulièrement par sa mère, recevant beaucoup d'argent ainsi que des cadeaux couteux tels qu'une moto; il bénéficia aussi d'une certaine clémence pour ses débordements. Tous ces faits furent écrits dans le dossier psychologique qui fut dressé plus tard par les autorités carcérales[1].

Éducation

Il fit sa scolarité dans les écoles publiques de sa localité.

Au lycée de Rosebud, il humiliait les élèves plus faibles que lui et terrorisait les enseignants, couvert par sa mère. L'un de ses loisirs favoris était de forcer d'autres élèves à tirer à pile ou face pour les dépouiller de l'argent du déjeuner. Lors de tests, un quotient intellectuel de 92 fut détecté chez lui, et il était fier de tous ses mauvais résultats scolaires, se vantant de ses mauvaises notes en classe[1].

Après avoir perdu, à la satisfaction de ses condisciples, une bagarre avec un autre élève nommé Tommy Sammons, il cessa de harceler les autres élèves et, après quelques mois, abandonna ses études en classe de 8e et alla travailler dans l'entreprise de son père[1].

Premiers crimes

Son frère ainé, Lenny, dont il était très proche, était un fauteur de trouble qui avait une fois menacé d'un couteau le directeur de son école avant d’être jeté du haut d'un escalier par ce directeur. En l'automne 1964, il lui avoua avoir violé une femme, lui avoir tranché la gorge puis avoir jeté son corps dans un fossé: Lenny lui dit juste d'aller au lit et d'oublier.

En 1965, il fut condamné à un total de 52 ans pour une douzaine de cambriolages; cependant, vu qu'il n'avait que 18 ans, il bénéficia de la confusion des peines et ne purgea que dix mois.

A sa sortie de prison, il devint proche de Roy Dale Green, un employé de son père. Kenneth aimait impressionner Green avec ses contes de ses aventures sexuelles plus ou moins sadiques, tels que son gout pour attirer des filles dans sa chambre avant de vider, dans leurs vagins, un tube de Deep Heat (une crème chauffante). Il se vantait d'avoir déjà violé et tué, lui disant que "tuer une femme, c'est comme tuer une poule. Toutes les deux gloussent."[Note 2]

"Meurtres au balai"

Les meurtres

Le , un samedi, après leur journée de travail, McDuff et Green allèrent en Dodge à Fort Worth pour s'amuser avec une amie de McDuff. Après l'avoir ramenée chez elle,deux garçons (Robert Brand, 17 ans et son cousin Mark Dunnam, 15 ans) à bord d'une Ford et une fille (Edna Sullivan, 16 ans, petite amie de Brand) près de la portière près d'un terrain de basketball. McDuff alla vers les garçons , les menaça avec son arme pour qu'ils lui remettent leurs portefeuilles et enfin les força tous trois à entrer dans leur Ford, qu'il conduisit, suivi par Green dans leur Dodge[4].

Il alla dans un coin reculé, fit sortir Sullivan et ordonna à Green de l'enfermer dans leur Dodge. Il abattit alors Brand et Dunnam à bord de la Ford, Green se couvrant les oreilles, horrifié. McDuff fonca alors dans une clôture avec la Ford puis alla dans la Dodge.

Ils allèrent alors dans le comté de Johnson, et McDuff fit alors sortir Sullivan du coffre, la jeta sur le siège arrière et la viola à deux reprises, demanda à Green de l'imiter puis la viola une nouvelle fois. McDuff alla alors dans un autre endroit, fit sortir Sullivan et l'étrangla avec un manche à balai, ordonnant à Green de tenir ses jambes pour qu'elle ne s'échappe pas. Ils jetèrent alors son corps dans un fossé et se débarrassèrent des porte-feuilles ainsi que de leurs vêtements ensanglantés[5].

Le jugement

Entendant à la radio une émission sur ces meurtres, Green pleura en criant qu'il devait révéler ce qui s'était passé puis se livra aux autorités; McDuff, quand à lui, ne fut interpellé qu'à la suite d'une course-poursuite faisant suite à des tirs sur la police[6][7].

Le 23 septembre, McDuff plaida non coupable et affirma qu'il était innocent, défendu par un avocat venu de Waco embauché par sa mère, qui assista aux audiences avec ses filles.

Le 9 novembre, la cour commença à entendre les témoignages, et Green fun un témoin clé pour le parquet. McDuff se défendit en affirmant que Green avait fait le coup tout seul et qu'il voulait lui faire porter le chapeau, et que le shériff lui en voulait. Sa mère affirma à des journalistes qu'il était avec une fille à l'église le jour du meurtre et qu'il ne voulait pas le dire, prêt à mourir pour protéger la réputation de cette fille[1].

Le procureur, quand à lui, demanda la peine de mort, qu'il obtint[8].

Green fut, lui, condamné à 5 ans en 1968 pour le meurtre de Dunnam et à 25 ans l'année suivante pour celui de Brand. Libéré en 1979, il retourna à Marlin; l'année suivante, il fut interné après avoir menacé sa mère[9].

Au quartier des condamnés à mort

Par trois fois, deux fois en 1969 et une fois en avril 1970, on tenta de l'exécuter mais des référés déposés par ses avocats le sauvèrent.

En 1972, à la suite de l’arrêt Furman v. Georgia, toutes les condamnations à morts des États-Unis furent cassées, et la peine de McDuff fut commuée en prison à vie, comme pour tous les 88 autres condamnés à mort[10].

Derrière les barreaux

Vie carcérale

Considéré comme un détenu à haut risque, McDuff fut transféré, après la commutation de sa peine capitale, au Ramsey Unit pour y accomplir un travail agricole; cette prison était conçue pour les détenus méritant la plus haute vigilance. Là-bas, il réussit à devenir un auxiliaire de l’administration pénitentiaire pour son bloc, acquérant de l'influence parmi les gardiens et les détenus. Il s'acquit même les services d'un punk, paria protégé de ses anciens camarades de la Fraternité aryenne par l'influence de McDuff, qui en obtenait des drogues ainsi que la satisfaction de ses besoins sexuels.

Il s'inscrivit également pour des cours par correspondance afin d'améliorer encore plus son image parmi les gardiens.

Tentatives de libération

En 1977, sa mère embaucha Me Gary Jackson, avocat à Austin, pour défendre son fils devant la Commission de libération conditionnelle. Il reprit la thèse, défendue lors du procès, accusant Green d'avoir commis les meurtres et la mit sur écrit dans un dossier de 26 pages.

En 1980 Me Jackson affirma que, lors du procès, le shériff est venu dans la salle de délibération du jury pour leur affirmer que McDuff avait commis un viol et avait défiguré la victime mais qu'il ne pouvait légalement pas le leur dire. Des rumeurs portant sur la manipulation du jury remontaient à 1966 et l'avocat voulait revenir dessus. Ces affirmations furent décrites comme étant sans foncement par la Cour des appels criminels[Note 3] en 1982. McDuff écrivit des lettres à cette cour pour affirmer que le juge de son procès d'assises avait reçu de l'argent de la Mafia. De son coté, Me Jackson créa le groupe Justice for McDuff, Inc., dont le but était de plaider l'innocence de McDuff au grand public[Note 4][1]

En 1980, sur les trois membres de la Commission, une (Helen Copitka) fut suffisamment impressionnée par cette thèse qu’elle vota la libération mais les deux autres votèrent pour qu'il reste en prison. Il demanda ensuite à voir Glenn Heckmann, un autre membre de la Commission, et lui proposa un pot-de-vin de 10 000 US$, offre qui aboutit à son inculpation pour corruption de fonctionnaire. En tant que criminel de carrière, il aurait théoriquement pu etre condamné à la prison à vie, ce qui aurait abouti à repousser à 1992 la date à laquelle il aurait pu demander à etre libéré; cependant, le juge l'autorisa à raconter au jury comment il était innocent du crime de 1966, ce qui convainquit le jury suffisamment pour qu'il ne vote qu'une peined e deux ans d'emprisonnement, durée largement couverte par les remises de peine pour bonne conduite.

Libération

Contexte carcéral

En 1980, l’arrêt Ruiz v. Estelle par rapport aux conditions de détention fut la source d'une intervention fédérale accrue dans les conditions de détention au Texas. Cette affaire débuta en 1972 par la plainte du détenu David Resendez Ruíz, rejoint deux ans plus tard, en 1974, par d'autres détenus pour une action de groupe[11][12][13].

De large changements furent apportés aux conditions de détention au Texas tel que la réduction du pouvoir des auxiliaires recrutés parmi les prisonniers (souvent responsables de sévices) ou bien l'abolition des châtiments corporels.

Afin de résoudre les problèmes de surpopulation, dans les années 1980 l'administration pénitentiaire reçut l'ordre du tribunal fédéral de soit augmenter le nombre de places en prison, soit de libérer des détenus. A cause du manque de volonté politique pour construire des prisons, il fut décidé de faire libérer des détenus.

En 1987, il fut décidé par les autorités que 750 détenus devaient etre libérés par jour. Un tel rythme était largement épuisant pour la Commission de libération conditionnelle, qui devait traiter 1000 dossiers pour cinq jours ouvrés. De plus, pour aboutir au rythme de libérations souhaité, les standards devinrent de plus en plus bas, les procédures de plus en plus expéditives et les remises de peines distribuées de plus en plus libéralement[Note 5].

Comportement en liberté

McDuff fut libéré le (?) et ,sans source de revenus officielle, se consacra à conduire de nouvelles voitures et braquer des dealers de crack. Il déménageait souvent pour rester auprès de sa mère et ses sœurs.

Neuf mois plus tard, en , il fut arrêté pour injures raciales envers un groupe d'adolescents noirs et pour avoir poursuivi l'un d'eux avec un couteau tout en menaçant de le tuer. Lors de l'audience pour la révocation de sa libération conditionnelle, il se lança dans des tirades racistes d'une telle violence que son avocat Jackson dut crier sur son client pour le faire taire et l’empêcher de nuire à son cas. Bien que les témoins aient été trop effrayés pour témoigner, le procureur Tom Sehon demanda à ce que McDuff retourne en prison, mais en vain, car McDuff fut remis en liberté le .

En 1991 il s'inscrivit à la Texas State Technical College (TSTC) à Waco et, des lors, des prostituées commencèrent à disparaitre. Il participait aux cours et pouvait se montrer violent avec ses condisciples (il manqua en aveugler un) sans que personne ne le signale aux autorités.

Vague de crimes

Meurtres

Trois jours après sa libération, le corps de Sarafia Parker, 29 ans, fut retrouvé dénudé.

Le , une semaine avant ses examens finaux, il enleva et assassina Melissa Northup, 22 ans, dans la boutique dans laquelle elle travaillait, puis disparut dans la nuit; son corps sera retrouvé plusieurs semaines plus tard dans une gravière. Plusieurs semaines après, le corps de Valencia Kay Joshua fut retrouvé derrière la TSTC: la dernière fois qu'elle fut aperçue vivante fut le , cherchant la chambre de McDuff dans le dortoir.

La mère de McDuff, surprise comme la Commission de la disparition de McDuff, demanda l'émission d'un avis de personne disparue pour son fils.

Traque et arrestation

Second procès

Jugement

Exécution

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • (en) Gary M. Lavergne, Bad Boy from Rosebud : The Murderous Life of Kenneth Allen McDuff, University of North Texas Press, , 366 p. (présentation en ligne, lire en ligne)

Notes et références

Notes

  1. Elle fut surnommée "pistol packing mama", soit la "maman aux pistolet" après qu'elle eut menacé le chauffeur du bus scolaire avec une arme pour avoir renvoyé Lonnie, frère ainé de Kenneth, du bus pour son mauvais comportement.
  2. Killing a woman’s like killing a chicken. They both squawk.
  3. Cour suprême texane chargée des appels criminels
  4. Lors de l'arrestation finale de McDuff, un film et un livre étaient même en préparation sur sa condamnation en 1966 et sa prétendue innocence.
  5. Un an d'emprisonnement pouvait etre purgé en tout juste 22 jours.

Références

  1. a b c d e et f (en) Gary Cartwright, « Free to Kill », Texas Monthly,‎ , p. 90-94, 125-135 (lire en ligne, consulté le )
  2. « John Allen McDuff (1908-1993) - Mémorial Find a... », sur fr.findagrave.com (consulté le )
  3. « Addie Lee Howard McDuff (1915-2003) - Mémorial... », sur fr.findagrave.com (consulté le )
  4. « Known Victims of Kenneth McDuff », sur www.garylavergne.com (consulté le )
  5. Lelo Jimmy Batista et Freak City, Tués par la mort, Hachette Heroes, (ISBN 978-2-01-705566-2, lire en ligne)
  6. (en) « Body of Missing Girl Found Near Fort Worth », The Times,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le )
  7. (en) « Police Fear Missing Girl May Be Dead », The Odessa American,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le )
  8. (en) « PROSECUTION DEMANDS DEATH FOR MCDUFF Triple Slaying Case Goes To Jury », Lubbock Avalanche-Journal,‎ , p. 43 (lire en ligne, consulté le )
  9. « In the Shadow of the Tower (Part 2): A “Savage Individual” | Hometown by Handlebar », sur hometownbyhandlebar.com (consulté le )
  10. « L'arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis et la décision des jurés de Troyes relancent la controverse sur la peine de mort », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. (en) « The Great Texas Prison Mess », sur Texas Monthly, (consulté le )
  12. (en) « How They Ruined Our Prisons », sur Texas Monthly, (consulté le )
  13. James W. Marquart et Ben M. Crouch, « Judicial Reform and Prisoner Control: The Impact of Ruiz v. Estelle on a Texas Penitentiary », Law & Society Review, vol. 19, no 4,‎ , p. 557–586 (ISSN 0023-9216, DOI 10.2307/3053421, lire en ligne, consulté le )
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