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Wopke Hoekstra

Wopke Hoekstra

Wopke Hoekstra en 2019.
Fonctions
Chef politique de l'Appel chrétien-démocrate
En fonction depuis le
(7 mois et 21 jours)
Prédécesseur Hugo de Jonge
Ministre néerlandais des Finances
En fonction depuis le
(3 ans, 9 mois et 6 jours)
Premier ministre Mark Rutte
Gouvernement Rutte III
Prédécesseur Jeroen Dijsselbloem
Biographie
Nom de naissance Wopke Bastiaan Hoekstra
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Bennekom (Pays-Bas)
Nationalité Néerlandaise
Parti politique CDA
Conjoint Liselot Hoornweg
Diplômé de Université de Leyde
INSEAD
Profession Consultant
Religion Remontrant
Résidence Bussum

Wopke Hoekstra, né le à Bennekom, est un homme politique néerlandais, membre de l'Appel chrétien-démocrate (CDA), qu'il dirige depuis le . Il est ministre des Finances depuis le dans le troisième cabinet de Mark Rutte.

Biographie

Carrière professionnelle

Natif du village de Bennekom, dans la commune d'Ede, Hoekstra est diplômé de l'université de Leyde et de l'Institut européen d'administration des affaires (INSEAD). Il travaille au sein de la direction commerciale de Shell entre et , dans les bureaux de Berlin, Hambourg et enfin Rotterdam. Chroniqueur pour le quotidien financier néerlandais Het Financieele Dagblad pendant l'année qui suit, il devient le associé de la société de conseil McKinsey & Company.

Parcours politique

Sénateur

Il est élu sénateur à la Première Chambre des États généraux le et prend ses fonctions quinze jours plus tard. Réélu lors des élections sénatoriales du , il axe son travail et ses interventions sur les domaines de la protection sociale, les retraites, la sécurité et la justice.

Il préside la commission programmatique de l'Appel chrétien-démocrate pour les élections législatives du .

Ministre des Finances

Le , Wopke Hoekstra est nommé à 42 ans ministre des Finances dans le troisième cabinet de coalition du Premier ministre libéral Mark Rutte.

En , il s'oppose publiquement au projet de budget de la zone euro proposé par le président français Emmanuel Macron[1], mais rappelle l'engagement des Pays-Bas dans l'achèvement de l'union bancaire et « le besoin de réformer l'eurozone »[2]. En , il ordonne une montée au capital de l'État néerlandais au sein d'Air France-KLM afin d'égaler la part de l'État français.

Lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro pour évoquer la réponse à la crise économique générée par la pandémie de Covid-19, il s'oppose à la proposition, portée notamment par l'Espagne et l'Italie, d'une mutualisation partielle des dettes publiques au niveau européen. Il demande en outre une enquête de la Commission européenne afin de déterminer pour quelles raisons ces États ne disposent pas des marges budgétaires nécessaires devant la crise sanitaire. Selon lui, ces pays auraient dû économiser davantage ces dernières années, bien qu'il se dise ouvert à une aide financière. Lors du Conseil européen du , le Premier ministre portugais lui reproche vivement son attitude en affirmant : « Ce discours est répugnant. C'est une folie absolue et une mesquinerie totale »[3]. De son côté, Wopke Hoekstra reçoit le soutien d'une majorité des représentants à la Seconde Chambre pour le fond de sa position, ainsi que plusieurs critiques sur la manière dont il l'exprime, qu'il juge fondées[4].

Il est mis en cause en janvier 2021 dans un scandale dans lequel des milliers de familles ont été accusées à tort de fraude aux allocations familiales. Il lui est reproché d'avoir choisi de fermer les yeux sur des dysfonctionnements dont il avait connaissance[5].

Direction du CDA

En décembre 2020, il prend la direction du CDA, au lendemain de la démission du ministre de la Santé, du Bien-être et des Sports Hugo de Jonge. Il est investi par les cadres dirigeants du parti, qui à trois mois des élections législatives de 2021 préfèrent ne pas laisser la fonction vacante jusqu'à la tenue d'un congrès, bien que rapide. Un congrès du parti organisé en ligne permet de confirmer le soutien des adhérents. Il mène cependant une campagne ratée, qui se solde par un échec : le parti perd quatre sièges à la Seconde Chambre et finit quatrième du scrutin.

Vie privée

Il réside à Bussum, dans la province de Hollande-Septentrionale, avec sa femme Liselot Hoornweg et leurs quatre enfants. Il est remontrant.

Notes et références

  1. « Le plan de Macron pour l'Europe résumé en dix points », sur FIGARO, (consulté le 10 janvier 2019).
  2. « Budget de la zone euro: les Pays-Bas toujours pas convaincus », sur FIGARO, (consulté le 10 janvier 2019).
  3. Thomas Lemahieu, « Avec les Pays-Bas, charité bien ordonnée commence par soi-même », L'Humanité, (consulté le 9 avril 2020).
  4. (en) « Dutch MPs back minister on coronabonds, but criticise his blunt approach », Dutch News, (consulté le 9 avril 2020).
  5. « Pays-Bas : un scandale sans précédent fait chuter le gouvernement », sur Les Echos,

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

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