Top Qs
Chronologie
Chat
Contexte

Ganshoren

commune dans la Région de Bruxelles-Capitale De Wikipédia, l'encyclopédie libre

Ganshorenmap
Remove ads

Ganshoren [ɡansɔʁən] est l'une des 19 communes bilingues de Belgique située dans la Région de Bruxelles-Capitale.

Faits en bref Administration, Pays ...

Située dans l'ouest de la capitale, elle est limitrophe des communes bruxelloises de Koekelberg, Berchem-Sainte-Agathe et Jette. Elle jouxte aussi le Brabant Flamand, dont la commune d'Asse.

Au 1 janvier 2025, elle comptait 25 680 habitants[3] (Ganshorenois(e)s), pour une superficie de 2,44 km2. Soit une densité de 10 524 habitants/km2.

Depuis 2022, son bourgmestre est Jean-Paul Van Laethem[1],[2].

Remove ads

Toponymie

Ganshoren voudrait dire "la mare aux oies"[4]. D'origine flamande, Gans signifie "oie" et hore "marécage" ou "lieu humide"[4]. Horen pourrait aussi être traduit par "entendre".

Géographie

Résumé
Contexte

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Ganshoren
Jette
Asse (Flandre) Thumb Jette
Berchem-Sainte-Agathe Koekelberg

Topographie

Au nord, la commune est limité par la vallée du Molenbeek, ce ruisseau quitte la commune à une altitude de 30m. L'ancien centre de hameau se situe à 50m, tandis que le point culminant de la commune, dans le sud de la commune, près de la Basilique, se trouve à 65m[5].

Quartiers de Ganshoren

Anciennement, Ganshoren était un hameau, sans centre villageois, et sans grands axes de circulation historiques, qui n'a d'ailleurs aujourd'hui toujours pas de centre commercial. Cependant, depuis son tracé en 1935, c'est l'Avenue Charles-Quint, qui concentre beaucoup des commerces, et un des grands axes de pénétration automobile de Bruxelles, qui longe la limite sud-ouest de la commune. Malgré l'urbanisation forcé du XXe siècle, Ganshoren reste une des communes les plus vertes de Bruxelles, avec 10% de sa superficie occupée par des espaces verts[5].

Thumb
Vue de la commune à partir du marais qui longe le Molenbeek, sa limite vers le nord, 2025

Ganshoren est caractérisé par plusieurs quartiers ayant chacun ses propres caractéristiques :

  • Dans la pointe sud-est de la commune, le long du Parc Élisabeth, partagé avec la commune de Koekelberg, on trouve un quartier à architecture éclectique, dessiné par la société Compagnie Immobilière de Belgique, typique de Bruxelles de 1900[6].
  • Les années 1920 sont représenté par le quartier Heideken, une cité jardin coopérative typique, composée de maisons unifamiliales en brique, organisé dans des blocs homogènes au tour des jardins et petits squares. De la même époque datent plusieurs blocs, construites par la société communal de logement, Les Villas.[6]
  • L'avenue Charles-Quint était tracé par la S.A. Quartier Basilique Charles Quint, la nouvelle axe ainsi que les rues perpendiculaires se remplissaient dans les années 30 avec des immeubles de rapport de 3 à 4 appartements, en grande majorité avec des façades sobres en brique[6].
  • Des années 1950 datent encore deux cités jardin, la première appelé d'après la société privé qui le construisait, le quartier B.A.M., la deuxième Albertpark[6].
  • Finalement, toute la partie nord-ouest de la commune, limité par la vallée du Molenbeek, était rempli pendant les années 1960 à 1980 par des grands immeubles-tours, de souvent une centaine d'appartements par bâtiment, et ce tout au tour de l'ancienne domaine seigneurial, De Rivieren, aujourd'hui un parc privé. Le différentes sociétés immobiliers qui construisaient ces tours ont des styles caractéristiques chacune, on voit souvent directement, quelles bâtiments étaient l'œuvre d'une même société[6].
Thumb
Vue panoramique depuis le sommet de la basilique du Sacré-Cœur.
Remove ads

Histoire

Résumé
Contexte
Thumb
Château De Rivieren en 2008

Autrefois, Ganshoren était un petit hameau rural, vivant dans l'ombre du château de Rivieren et des seigneurs du comté de Saint-Pierre-Jette. Ses habitants partageaient avec les paysans de Jette les pâtures communales et sa chapelle dépendait de l'église paroissiale de Jette.

De la création des communes en 1801 jusqu'en 1841, Ganshoren faisait partie de la commune de Jette-Ganshoren avec Jette[4], alors que la première avait plus d'habitants que la dernière[5].

Au début des années 1830, les habitants revendiquent leur indépendance, tant religieuse qu'administrative. En 1835, ils obtiennent leur propre paroisse, (Saint Martin), et en 1841, Ganshoren est érigée en commune autonome[7]. Essentiellement tournée vers des activités d'élevage et de maraîchage, elle compte un millier d'habitants fréquentant régulièrement le moulin a vent installé sur la colline du Sippelberg.

Le grand tournant dans l'histoire de Ganshoren date du règne de Léopold II, lorsque l'urbanisation du plateau de Koekelberg est mise en œuvre. De nouveaux quartiers, planifiés par l'urbaniste Victor Besme, métamorphosent dès 1880 le paysage de la commune. L'ancien noyau rural et agricole s'amenuise ; néanmoins, les zones semi-naturelles restent partiellement préservées.

L'aménagement de l'Avenue Charles-Quint dans les années 1930 et l'ouverture des grand voiries dans les années 1950 transformeront définitivement Ganshoren en Commune urbaine.

En 1930, le producteur d'appareils de chauffage et d'électro-ménagers Nestor Martin regroupe ses activités à Ganshoren, occupant 40.000 m² de surface et jusqu'à 1.200 personnes. Le site fermera ses portes dans les années 1980. En résulte un parc industriel "Martin", géré par Citydev, accueillant une dizaine d'entreprises, dont la boulangerie-pâtisserie industrielle Van de Kerkhove[5].

En 1951, la commune est la première de la région de se donner un Plan général d’Aménagement, et restera, avec Evere et Jette, une des seules communes bruxelloises de l'avoir fait, alors que c'était une obligation. On voit donc à Ganshoren une volonté exceptionnelle pour une commune belge, de planifier son urbanisation. Il s'avéra, cependant, que le secteur privé allait dominer le processus. Les plans sont, dans la suite, mainte fois adaptés aux exigences des modes et des intérêts des sociétés immobilières. Ganshoren fut, finalement, urbanisé par une poignée de sociétés, dont une seule, Les Villas, était publique[6].

Avant 1954, la commune appartenait à la partie néerlandophone de l'ancienne province de Brabant. Elle intègre cette année-là l'agglomération bruxelloise ainsi que la région bilingue de Bruxelles-Capitale[4].

En 2018, Pierre Kompany deviendra, grâce à un accord de coalition, le premier bourgmestre noir en Belgique[8] à partir du mois de décembre.

Remove ads

Héraldique

Thumb
La commune possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 8 juin 1844. Elles montrent Saint Martin, saint-patron du village. Les couleurs sont celles de Bruxelles.
Blasonnement : De gueules, à un Saint-Martin d'or.
Source du blasonnement : Heraldy of the World[9].



Remove ads

Politique

Résumé
Contexte

Résultats lors des élections communales de 2024

Conseil communal

Davantage d’informations Parti, Voix ...

Collège communal

Davantage d’informations Fonction, Titulaire ...
Davantage d’informations Partis, Votes / Sièges ...

*En 2000 et 2006, le FDF fait partie du MR, ils se présentent donc ensemble.

NB : Les partis constituant le collège communal (la majorité) sont indiqués en vert. L'actuel collège communal en vert foncé, et les anciennes coalitions en vert plus clair.

Thumb
Evolution des résultats électoraux au conseil communal de Ganshoren.

Bourgmestres

Davantage d’informations Nom, Date de début ...
Remove ads

Démographie

Évolution de la population

  • Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1981=recensement; depuis 1990=nombre d'habitants chaque 1er janvier[3]

Population belge

Nationalité Population[11]
Drapeau de la Belgique Belgique 19 246
Source : IBSA Brussels, chiffres au 1er janvier 2025.

Population étrangère

Nationalité Population[12]
Drapeau de la Roumanie Roumanie 1 708
Drapeau du Maroc Maroc 568
Drapeau de la France France 489
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 407
Drapeau de l'Espagne Espagne 385
Drapeau de l'Italie Italie 358
Drapeau de la Pologne Pologne 329
Drapeau du Portugal Portugal 227
Drapeau de la Moldavie Moldavie 178
Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo 152
Source : IBSA Brussels, chiffres au 1er janvier 2025.
Remove ads

Patrimoine

Résumé
Contexte

Le bâtiment le plus impressionant de la commune est sûrement la Basilique de Koekelberg, construite entre 1905 et 1970, dont le chœur, le transept septentrional et la moitié de la coupole se situent à Ganshoren[13].

Historiquement le plus intéressant est le Château de Rivieren, l'ancien château seigneurial, dont le donjon date du XIIIe siècle, la partie centrale de l'aile droite du XVe, la coupole du donjon du XVIIe et le reste du XIXe siècle. Après deux incendies en 1903 et 1909 le château fût à chaque fois restauré. La domaine autour du château est également intéressant, mais le tout est une propriété privé non-ouvert au public[13].

L'église Saint-Martin de Ganshoren date de 1970-1971, par l'architecte Jean Gilson, et impressionne par un énorme demi-relief en céramique coloré sur sa façade, signé Zygmunt Dobryzcki. Une deuxième église, l'église Sainte-Cécile de Ganshoren, date de 1964-1965, architecte Moens de Hase, dont le design du mobilier a été réalisé par Henri-Joseph Holemans.[13]

Sinon, il reste encore quelques fermes du XVIIIe siècle, dont 't Oude Pachthof[13] et la Ferme Paelinck, classée, et surtout toute une série de jolies maisons éclectiques et d'art nouveau de 1900, dont la Maison Hellinckx, classée également. Le vallon de la Molenbeek et ses prairies marécageuses sont classés comme patrimoine naturel.

Remove ads

Culture

Résumé
Contexte

La Villa

Le centre culturel francophone La Villa est installé place Guido Gezelle 26 dans une villa, construite en 1922-23 par Bartholy dans un style balnéaire pour la famille Kvatchet, probablement d'origine russe[14].

En 1957 le CPAS de la commune achète le bien, le rénove et y installe ses bureaux. En 1972 Guy Demaret fonde le "Foyer Culturel", prédécesseur du centre actuel, dans une partie du bâtiment. En 1994 le centre est reconnu par la Communauté Française comme centre culturel de catégorie 4 sous le nom de "La Villa". En 2009 ça change en catégorie 3, depuis 2019 le l'équipe du centre compte 5 personnes[15].

Le centre organise des expositions, des spectacles, des concerts et des ateliers d'éveil musical, et loue ses locaux à des ateliers créatifs, des cours de langues et de chant[16].

De Zeyp

Le centre culturel flamand De Zeyp a pu inauguré des bâtiments flambant neuf dans la Rue Zeyp 47 en 2009. Il organise des concerts, spectacles, ateliers et cours. Il publie une revue trimestrielle, de Zeypkrant. Dans ces locaux, sont accueillis le "Lokale dienstencentrum" et la bibliothèque flamande de la commune[17].

Le festival BD de Ganshoren

De 1989 à 2011 les deux centres culturels organisaient ensemble chaque année le "Festival de la bande dessiné de Ganshoren"[18] à partir de 2002 sous chapiteau au pied de la Basilique de Koekelberg[19]. Le festival vivait du carnet d'adresse de sa cheville ouvrière, l'auteur de bédé Daniel Hulet[20], et disparassait avec lui.

Remove ads

Transports en commun

Thumb
Plan du réseau STIB de la commune.

STIB

De Lijn

  • Bus : 213 - 714 - R14

Sports

Selon le site web du service des sports de la commune[21] Ganshoren à comme infrastructure:

  • une piscine, Nereus,
  • une salle omnbisports,
  • une salle des arts martiaux,
  • une petite salle des sports avec mur-miroir,
  • une salle culturelle avec scène et bar,
  • trois terrains de foot, dont un libre d'accès, un reservé au FC Ganshoren et un, synthétique, à louer,
  • trois terrains de basket et un minifoot à l'extérieur,
  • quatre terrains de tennis, deux de padel,
  • quatre terrains de pétanque,
  • trois espaces fitness à l'extérieur.

Également selon le site web de la commune[22], la commune compte

  • quatres clubs de foot, dont le FC Ganshoren, matricule 7569 qui évolue en Division 3 Amateur (2017-18), deux clubs de basket, dont Ganshoren Dames Basket, qui joué en 1re division régionale, quatres clubs de futsal, deux de volleyball, un de touch-rugby, un d'indiaka, neuf des arts martiaux, un de tennis et padel, un de tennis de table, deux de courses à pied, un du cyclisme sur route, trois de sports de relaxation, ainsi que 11 organismes qui propose de la gymnastique, 7 de la danse, 6 de la natation, 2 la pétanque et un de tir.
Remove ads

Personnalités liées à la commune

(Par ordre chronologique de naissance)


Remove ads

Jumelage

Notes et références

Voir aussi

Loading related searches...

Wikiwand - on

Seamless Wikipedia browsing. On steroids.

Remove ads