For faster navigation, this Iframe is preloading the Wikiwand page for Combiné nordique aux Jeux olympiques de 1928.

Combiné nordique aux Jeux olympiques de 1928

Combiné nordique aux Jeux olympiques de 1928
Description de l
Description de l
Généralités
Sport Combiné nordique
Organisateur(s) CIO
Éditions 2e
Lieu(x)
Saint-Moritz
Date du
au
Nations 14
Participants 35 athlètes (35 hommes)
Épreuves 1
Site(s) Olympiaschanze

Palmarès
Vainqueur
Drapeau de la Norvège
 Johan Grøttumsbråten (NOR)
Deuxième
Drapeau de la Norvège
 Hans Vinjarengen (NOR)
Troisième
Drapeau de la Norvège
 John Snersrud (NOR)
Plus médaillés
Drapeau de la Norvège
Norvège
(3 médailles)

Navigation

L'épreuve de combiné nordique aux Jeux olympiques d'hiver de 1928 s'est tenue les 17 et 18 février 1928 autour de Saint-Moritz et sur le tremplin de la ville, l'Olympiaschanze.

Les épreuves de combiné nordique consistent en une course de ski de fond de 18 km (en style classique) puis d'un concours de saut à ski. Contrairement aux épreuves actuelles, le ski de fond est couru avant le saut.

La course de ski de fond a lieu dans les environs de St-Moritz et le concours de saut se déroule le lendemain, quelques heures avant l'épreuve de saut à ski, également disputée sur l'Olympiaschanze.

L'épreuve est disputée par trente-cinq athlètes représentant quatorze nations. Vingt-huit athlètes sont classés. Comme à Chamonix quatre ans plus tôt, les Norvégiens dominent l'épreuve. Johan Grøttumsbråten, troisième en 1924, l'emporte grâce à son avance acquise dans le 18 km. Il devance ses compatriotes Hans Vinjarengen qui a chuté lors du concours de saut et John Snersrud qui a profité du concours de saut pour monter sur le podium. Johan Grøttumsbråten remporte également le 18 km de ski de fond, ce qui fait de lui l'un des deux sportifs les plus médaillés de ces Jeux (l'autre étant le patineur finlandais Clas Thunberg).

Organisation

Sites

L'Olympiaschanze en 2002
L'Olympiaschanze en 2002

St Moritz est une station de ski suisse située à environ 1 800 m d'altitude[1]. Le parcours de ski de fond a lieu aux environs de la ville[2]. Les organisateurs sont contraints par le comité international olympique de proposer un parcours vallonné avec un dénivelé positif d'environ 400 m[3]. Ainsi, le parcours est exigeant ce qui engendre quelques critiques[3]. L'Express de Neuchâtel le décrit ainsi : « La piste, marquée par MM. Nater et Illy, de Saint-Moritz, partait du Salet, contournait St-Moritz-Bad, montait légèrement jusqu'au Stazersee et de là plus rapidement jusqu'à un point situé à l'altitude de 2000 mètres. De là, descente rapide sur Surlej et Silvaplana. Ensuite la piste remonte de manière constante jusqu'à Albana (2000 mètres) et redescend, en passant près de Suvretta-House (en), jusqu'à l'arrivée »[2].

La ville de St Moritz dispose depuis 1905 d'un tremplin, le Julierschanze[4]. Cependant, celui-ci n'est pas assez grand pour les épreuves olympiques, ce qui oblige la ville à en construire un autre[5]. La construction débute en 1926 et le chantier est retardé en raison de la découverte d'imposants rochers qui retardent les travaux de pavage[6]. Finalement, le site est inauguré le [7]. Les essais réalisés lors de l'hiver 1927 montrent « des défectuosités » notamment sur la zone d'élan et de réception qui sont corrigées avant le début des Jeux olympiques[8],[6]. L′Olympiaschanze a alors un point K de 66 mètres et une capacité de 8 000 spectateurs[9]. Le tremplin est un des plus grands tremplins d'Europe et il permettrait de faire des sauts de 70 à 75 m[10]. Sa construction a coûté entre 200 000[11] et 300 000 francs suisses[12]. « D'imposantes tribunes » sont installées pour la compétition[11]. Le tremplin et la Cresta Run sont les deux équipements emblématiques de cette olympiade[13]. Par la suite, le tremplin a également été utilisé lors des Jeux olympiques d'hiver de 1948[14].

Le comité d'organisation de ces Jeux olympiques confie l'organisation des épreuves de ski et de saut à la commission de ski qui est présidée par Ivar Holmquist, le président de la Fédération internationale de ski[15]. Il est notamment assisté par Karl Dannegger qui est le président de la Fédération suisse de ski et par cinq membres de cette fédération[16],[3].

  • Hans Vinjarengen pendant la course.
    Hans Vinjarengen pendant la course.
  • Un athlète à l'arrivée.
    Un athlète à l'arrivée.
  • Le tremplin vu du bas.
    Le tremplin vu du bas.
  • Un athlète pendant un saut.
    Un athlète pendant un saut.

Calendrier

Le tremplin de saut à ski est ouvert aux entraînements les jours précédents l'épreuve[17]. Toivo Järvinen, champion de Finlande de combiné nordique en 1927 se brise le fémur à la réception d'un saut[17],[18].

La course olympique de ski de fond de 18 km fait en fait office d'épreuve de ski de fond du combiné nordique[19]. Cette épreuve a lieu le vendredi à partir de 9 heures du matin et les concurrents s'élancent les uns à la suite des autres toutes les trente secondes[19].

L'épreuve de saut à ski a lieu entre 10h et 12h le samedi soit le même jour que le concours de saut à ski[20]. Les récompenses sont remises le 19 février lors de la cérémonie de clôture.

Horaires de l'épreuve
Date Épreuve Horaire
Ski de fond 9 h 00
Saut à ski 10 h 00

Format de l'épreuve

La course olympique du 18 km fait office d'épreuve de ski du combiné[21]. Certains participants sont engagés uniquement sur la course de ski de fond, d'autres uniquement pour la course combinée, d'autres pour les deux épreuves[21].

En ce qui concerne l'épreuve de fond, le concurrent arrivé premier obtient la note de 20[22]. Ensuite toutes les deux minutes, la note est abaissée d'un point. Pour le saut à ski, les points sont comptabilisés en additionnant la distance et la note de style (note comprise entre 0 et 20 qui juge le style du sauteur). Les deux sont comptabilisés et la note moyenne des sauts donnent la note pour la partie saut du combiné. Le classement final de l'épreuve est obtenu par la moyenne des notes de ski de fond et de saut[22].

Jury

Le jury de l'épreuve du ski de fond est composé de deux starters (Ganzenmüller (Allemagne) et le Dr Toshito Hirota (Japon)), de deux juges d'arrivée (Rudnicki, Pologne et Mario Corti, Italie) et du docteur Messerli (secrétaire général du comité olympique suisse) qui est le chronométreur[23].

Le jury du concours de sauts est composé de trois personnes : Nordsen (Suède); Schmidt (Allemagne) et Walty (Suisse)[23].

Participants

Règlement

Les athlètes doivent être amateur et posséder la nationalité du pays qu'ils représentent[15].

Les nations ont jusqu'à 6 semaines, soit le 31 décembre 1927, avant le début de la première épreuve pour envoyer au comité organisateur la liste des sports et des épreuves auxquelles elles participent[15]. Les noms des concurrents doivent parvenir au comité organisateur trois semaines, soit le 20 janvier, avant le début de la première épreuve[15]. Enfin, les nations peuvent remplacer un athlète jusqu'à 10 jours, soit le 31 janvier date de clôture des engagements[15], avant le début de la première épreuve[15].

Chaque nation peut engager quatre athlètes[15].

Délégations participantes

Les Norvégiens, bien que dominateurs en 1924, n'ont pas tous apprécié que le comité international olympique rebaptise a posteriori la « Semaine internationale des sports d'hiver » en les premier Jeux olympiques d'hiver[24]. En 1927, les membres de la fédération norvégienne de ski votent et choisissent de justesse de participer à l'olympiade de St-Moritz[24]. Par ailleurs, il s'agit de la première participation à cette épreuve de plusieurs délégations dont celles représentant l'Allemagne, l'Autriche et le Canada[25],[26].

Selon le rapport officiel des Jeux, 63 athlètes étaient inscrits représentants quatorze nations[9]. Finalement 35 athlètes représentant toujours quatorze nations participent à la compétition[23]. 28 athlètes furent classés[23].

Les athlètes participants représentent les délégations suivantes :

Préparation des délégations

Pour la plupart des pays, les athlètes du combiné nordique se préparent aux concours olympiques avec les autres athlètes de ski nordique (saut à ski et ski de fond) de leurs pays[29],[30].

Portrait d'Emil Petersen, entraîneur de l'équipe de France de ski nordique.
Portrait d'Emil Petersen, entraîneur de l'équipe de France de ski nordique.

Au début du mois de , les athlètes norvégiens présélectionnés pour les épreuves de ski nordique sont invités à se préparer à Lillehammer[29]. Une épreuve de sélection est organisé du 19 au à Fluberg[31]. C'est à cette occasion que le comité olympique norvégien et la fédération norvégienne de ski choisissent les quatre athlètes participants aux épreuves olympiques ainsi que quatre remplaçants[32]. À la fin du mois de janvier, plusieurs athlètes norvégiens dont Hans Vinjarengen participent au championnat de France de ski à Chamonix[33]. Les athlètes norvégiens dominent largement cette compétition avec notamment cinq norvégiens aux cinq premières places du 18 km[34],[35].

Plusieurs entraîneurs norvégiens sont embauchés par préparer l'échéance olympique[36]. En France, c'est Emil Petersen qui est chargé de l'entraînement des skieurs olympiques[37]. En Yougoslavie, c'est Tunold Hansen[38] qui est nommé et en Pologne c'est Bengt Simonsen[39],[36]. Il y a également Sverre Lislegaard en Italie, Dagfinn Carlsen en Autriche et Ole Østerud en Suisse[36].

Les athlètes suédois ont bénéficié d'une préparation de qualité avec un entraînement dispensé par Gunnar Dyhlén, entraînement technique, et Gösta Holmér pour l'aspect physique[30]. Depuis 1925, les athlètes suédois ont participé à plusieurs compétitions comme les Championnats du monde de ski nordique en 1926 et 1927 ou au Festival de ski d'Holmenkollen en 1927[30]. Ces compétitions ont permis aux skieurs d'améliorer leurs connaissances sur les skis, les fixations, les bâtons, les chaussures ou encore les combinaisons[30].

Selon la presse américaine, les athlètes de leurs pays sont encore moins bien préparés que lors des précédents Jeux olympiques d'hiver[24]. Le voyage n'était pas budgété et Harry Wade Hicks, le président de la United States Ski and Snowboard Association (en) doit rassembler l'argent nécessaire[24]. Il parvient à trouver un plus de 1 000 $ ce qui permet d'envoyer en Suisse trois athlètes et un entraîneur[24]. Il choisit des athlètes disponibles et il y a Anders Haugen qui a remporté en 1923 et 1926, le championnat des États-Unis de saut à ski, Rolf Monsen champion de ski de fond de l′United States Eastern Amateur Ski Association et Charles Proctor, champion universitaire de saut à ski[24]. Aucun entraînement ne peut avoir lieu avant le départ de l'équipe et les membres sont contraints d'acheter eux-mêmes leurs tenues[24]. Enfin, l'entraîneur qui accompagne l'équipe est Godfrey Dewey qui, en arrivant à St Moritz, doit payer les arriérées de cotisations que doit la Fédération américaine à la Fédération internationale de ski pour que les athlètes puissent participer aux compétitions[24].

Pour la première fois, le Canada décide d'engager des skieurs nordiques aux Jeux olympiques d'hiver[26]. Le pays décide d'envoyer deux sauteurs et deux athlètes pour le ski de fond et le combiné[26]. Les athlètes sont sélectionnés à la fin du mois de et ils ne possèdent que quelques jours pour s'entraîner[40]. Le , ils embarquent sur le bateau qui leur permet de rejoindre l'Europe ce qui interrompt leur préparation[41],[40]. Arrivé à St Moritz, l'équipe loge au Kulm Hotel et elle est guidée par Alexander Keiller[40]. Les athlètes mettent quelques jours à s'acclimater à l'altitude et ils s'entraînent d'abord sur le petit tremplin de St Moritz, le Julierschanze avant d’essayer l′Olympiaschanze[40]. En ski de fond, Alexander Keiller qui connaît très bien St Moritz réussit à faire en sorte que les athlètes puissent s'entraîner sur la piste de compétition[40].

La sélection française se passe en plusieurs temps[42]. Un stage avec un nombre important d'athlètes est organisé du 4 au à Briançon[42]. Ensuite, les athlètes participent à un stage et au championnat de France de ski à Chamonix qui fait office d'épreuve de sélection[42],[43]. Enfin, les athlètes sélectionnés pour les épreuves olympiques participent à un troisième stage à Saint-Moritz du 4 au [42]. La préparation est encadrée par le colonel Lardant, le capitaine Molle, l'entraîneur norvégien Emil Petersen et M. Roul[42].

À domicile, les athlètes suisses bénéficient d'un entraînement payé par leur fédération[3]. La fédération estime qu'elle a fait ce qu'elle pouvait dans la limite de son budget sachant qu'elle n'a pas reçue de subvention spécifique pour cette action[3]. Les athlètes sont arrivés à St-Moritz à la fin du mois de décembre et ils s'entraînent sur les sites olympiques[44]. Pour l'épreuve combinée et le saut, il y a un groupe de dix athlètes sélectionnables[45]. Des concours de saut sont organisés à Pontresina le 1er et le [45]. Le championnat de Suisse de ski sert d'épreuve de sélection[45]. Lors de la compétition, Elias Julen se déboîte l'épaule à la réception d'un saut et il doit déclarer forfait pour les Jeux olympiques[46].

Avant l'épreuve

Photographie de la cérémonie d'ouverture.
Photographie de la cérémonie d'ouverture.

En raison de la création d'une fédération dissidente, les meilleurs skieurs autrichiens ne sont pas sélectionnables[47]. Les Norvégiens sont revanchards après leur échec sur le 50 km[48]. Ils ambitionnent de réaliser un autre quadruplé comme à Chamonix quatre ans plus tôt[49]. Les Suédois et Finlandais font office d'outsiders[49]. Juste derrière les nations scandinaves, l'entraîneur norvégien de l'équipe de France Emil Petersen annonce que les Allemands et les Suisses ont effectué d'importants progrès et qu'ils sont à surveiller[50]. En effet, tous ces pays se sont préparés depuis de longs mois pour cette échéance[51]. L'Auto considère que les athlètes français ont fait quelques progrès en ski de fond mais que leur préparation (4 semaines) est insuffisante[51]. Cependant, le journal pense que les Français se battront avec des nations de second rang comme l'Italie, la Tchécoslovaquie et le Japon[51]. En saut, pour le quotidien sportif français, seul Kléber Balmat a, dans un moindre mesure, le niveau international[51]. Cependant, il a été très largement battu par les Scandinaves, les Suisses, les Allemands et les Polonais dans des compétitions précédents les Jeux[51]. Le comité olympique suisse pense que les Américains et les Tchécoslovaques seront les plus sérieux rivaux des nations scandinaves[52].

C'est l'athlète du combiné, le Suisse Hans Eidenbenz qui prête serment au nom des athlètes[51]. Lors d'un entraînement, le Finlandais Toivo Järvinen se brise le fémur à la réception d'un saut[17]. Il était « un des meilleurs concurrents de l'épreuve combinée »[53]. Un autre Finlandais, Toivo Nykänen, est forfait en raison d'une blessure à un genou contractée à la fin du mois de [54]. Le Suédois Tore Edman alors qu'il vient d'arriver à St Moritz apprend le décès de sa mère et il rentre dans son pays[55].

Entre le 50 km disputé le 14 février et le 18 km disputé le 17, un dégel important a lieu[48]. La nuit juste avant la course, au contraire, un fort gel est enregistré[56], ce qui modifie les conditions de neige et rend la première partie du parcours (qui est exposée à l'ombre) plus rapide mais aussi plus difficile[48]. La seconde partie du parcours est exposé au soleil et les conditions de neige sont différentes[48].

Avant l'épreuve de saut, certains concurrents sont inquiets pour leur sécurité à cause de la vitesse atteinte lors du décollage et de la conception de la zone de descente[10]. En effet, le tremplin est plus grand que ceux existants dans la majorité des autres pays et la plupart des athlètes ne sont pas habitués à sauter à de telles distances[18]. Les athlètes souhaitent que l'élan soit raccourci afin de limiter les sauts à moins de 65 mètres[13]. Effectivement, à partir de cette distance, la piste se redresse et la réception peut devenir dangereuse[13].

Déroulement de la compétition

Récit de l'épreuve

Kléber Balmat en plein saut
Kléber Balmat en plein saut

Le temps du 18 km de ski de fond est utilisé pour le classement du combiné nordique. Les athlètes s’élancent toutes les 30 secondes[19]. La distance aurait été supérieure au 18 km prévu, probablement 20 km[56],[57]. La Vie Alpine considère même que la course faisait 22 km[58].

La course de fond, commune avec la compétition du 18 km, a lieu devant un faible nombre de spectateurs[19]. Le chiffre de 1 000 spectateurs est annoncé[28]. La course n'est pas marquée par d'incidents importants (quelques skis cassés tout au plus)[59]. Johan Grøttumsbråten fait le meilleur temps (et remporte l'épreuve du 18 km[19]) avec près de 5 minutes d'avance sur Hans Vinjarengen et près de 10 minutes sur Esko Järvinen[28]. Les deux autres Norvégiens, spécialistes du saut Ole Kolterud et John Snersrud, sont 7e et 9e après le fond[28],[60]. Paavo Nuotio est quatrième et après sa réintégration Ludwig Böck est cinquième[27],[61]. Bronisław Czech qui réalise une excellente performance est sixième[28]. Pour les américains, Rolf Monsen termine loin notamment en raison d'un problème de cartilage consécutif à une chute lors des entraînements de saut à ski[59]. Il s'agit de la première participation d'athlètes canadiens à cette épreuve olympique [59]. William Thompson est celui qui s'en sort le mieux sur les skis[59]. Merritt Putman a rencontré plusieurs problèmes en début de course et il termine plus loin[59]. Les Suisses, à domicile, réalisent une « performance honorable » avec notamment la treizième place de David Zogg[28].

Le concours de saut se déroule le matin du concours de saut à ski[61]. Les conditions météorologiques des jours précédents sont mauvaises en raison du dégel, puis du gel et enfin la pluie[61]. Une trentaine de bénévoles travaillent d'arrache-pied pour que la compétition puisse avoir lieu[61]. Le concours de saut se dispute avec des conditions clémentes mais devant un nombre limité de spectateurs[61],[62]. En bas du tremplin, les principaux journaux norvégiens disposent d'un journaliste sur place qui est en liaison téléphonique avec Oslo[62]. Des ouvreurs, hors concours, sont lancés depuis la plateforme de départ la plus baisse (piste d'élan la plus courte) et les distances réalisées sont comprises entre 51 et 55 m[62],[61].

Le Tchécoslovaque Rudolf Purkert est le vainqueur de l'épreuve de saut notamment en raison de son style et de la longueur de ses sauts (il réalise notamment 62,5 m qui est la meilleure performance du concours)[20],[63],[62]. Il termine devant l'Italien Vitale Venzi, mais les deux étaient trop faibles dans le ski de fond et ont fini en 12e position et 20e au classement final[61]. Rudolf Purkert a également terminé troisième du concours de saut l'après-midi du 18 février[64]. John Snersrud saute à 60,5 mètres puis 52 mètres ce qui lui permet de terminer troisième du concours de saut et de s'emparer de la médaille de bronze finale[65]. Il devance le Suisse Stephan Lauener qui a notamment réalisé un second saut à 59 mètres[65]. Le Suédois, Sven Eriksson termine cinquième devant Max Kröckel (en) et Paavo Nuotio[65]. Johan Grøttumsbråten termine 8e du concours de saut et il a obtient sa deuxième médaille d'or en deux jours[65]. Il profite notamment des chutes de deux de ses compatriotes[65]. Hans Vinjarengen a chuté à 59,5 mètres lors de son premier saut et celle d'Ole Kolterud sur le second saut alors qu'il avait réalisé le plus long saut de la compétition (65,5 mètres)[65],[66]. Bronisław Czech, sixième après l'épreuve de ski de fond, porte les espoirs de nombreux spectateurs pas que Polonais[67]. Cependant, il semble nerveux et il chute à la réception de son premier saut ce qui le fait rétrograder au classement[67]. Kléber Balmat réalisa 54 m et 55 m et se blessa au visage sur son deuxième saut[68].

Bilan

Dans un premier temps, le jury publie un classement erroné avec notamment Hans Vinjarengen en 6e position[69]. Arès recalcul, un second classement définitif est publié[70].

Au classement final, Johan Grøttumsbråten remporte l'épreuve de combiné nordique[67]. Il devance, Hans Vinjarengen, qui est tombé sur son premier saut, mais en raison de ses rapides 18 km et un bon deuxième saut, a réussi à conserver la médaille d'argent[67]. John Snersrud prend la troisième place finale grâce à sa troisième place dans le concours de saut[67]. Le quatrième norvégien, Ole Kolterud, termine à la 8e place au classement général en raison de sa chute lors de son second saut ce qui empêche la Norvège de placer ses 4 athlètes aux quatre premières places[67]. Sans leurs chutes, Hans Vinjarengen et Ole Kolterud n'auraient probablement réussi à doubler Johan Grøttumsbråten en raison de leurs nombres de points trop peu élevés dans la course de ski de fond[71]. Derrière, les trois Norvégiens, il y a deux finlandais Paavo Nuotio et Esko Järvinen ainsi qu'un suédois Sven Eriksson[71]. Ludwig Böck termine septième et est le meilleur concurrent d’Europe centrale[56]. En raison de sa chute, le Polonais Bronisław Czech termine à la dixième place finale[71],[72]. Johan Grøttumsbråten est considéré comme le skieur le plus impressionnant de cette édition des jeux olympiques d'hiver[56].

Page de présentation d'un livre analysant les résultats sportifs des jeux olympiques de St-Moritz.
Page de présentation d'un livre analysant les résultats sportifs des jeux olympiques de St-Moritz.

Malgré leur triplé, les Norvégiens sont perçus comme moins supérieurs qu'attendus[62]. Les écarts dont les Norvégiens disposent sur les autres nations semblent se réduire[58]. La Fédération suisse de ski explique la victoire des Norvégiens par deux éléments : la technique et le fart[73]. Le technique de poussée des Norvégiens est perçue comme régulière, sans mouvement parasite et qui utilise efficacement les bâtons[73]. Les conditions de neige du 18 km ont été changeantes (début à l'ombre avec une neige glacée puis une seconde partie glissante et en plein soleil) et malgré tout, les Norvégiens glissaient les mieux dans les deux parties[73]. Ceci s'explique par leurs réussites dans le fartage, ce qui leur avaient fait défaut dans le 50 km[73]. La Vie Alpine ajoute que les Norvégiens « avaient la rage au cœur » après leur échec collectif sur le 50 km[58].

Les Suédois et Finlandais sont à l'aise en ski de fond mais ils ont des difficultés en saut à ski[74]. Malgré leur difficulté en saut, le résultat global des Finlandais surprend[75]. Pour le Miroir des Sports, les skieurs polonais, tchécoslovaques et allemands ont montré des progrès alors que les Suisses, les Américains et les Italiens ont déçu[76]. Pour På skidor, la domination norvégienne en combiné nordique s'explique par l'intérêt qu'on les skieurs de ce pays pour l'épreuve[74]. Selon le Droit, « les skieurs canadiens furent victimes de leur manque d'expérience et de leur manque de connaissance du terrain »[26]. Cependant, le journal affirme que le résultat est bon et que cette expérience fut bénéfique pour les équipes canadiennes des Jeux olympiques de 1932 et de 1936[26]. L'Association Suisse des Clubs de Ski considère que les athlètes suisses qui étaient à domicile ont fait de gros progrès que ce soit en saut, en combiné ou en ski de fond par rapport à l'olympiade précédente[77]. En combiné, malgré un nombre de nations participantes plus importants, les athlètes suisses ont atteint des classements similaires et fait de meilleures performances[77]. Au contraire, les Français ont déçu plus que prévus avec des performances en temps et en place plus loin qu'espéré[58].

Carl Joseph Luther, un des pionniers du ski en Allemagne, considère que le niveau d'enneigement est une des explications à la domination scandinave[78]. Il ajoute que les pays à l'enneigement moins constant, comme l'Europe centrale, n'ont de réelles chances de médailles que dans les disciplines récentes ou nécessitant des infrastructures nouvelles, comme le saut à ski, le bobsleigh ou le patinage artistique[78]. Il illustre son propos par la première place du Bohème Rudolf Purkert dans l'épreuve de combiné nordique aux Jeux olympiques de 1928 et celle de Andrée Joly et Pierre Brunet lors de l'épreuve des couples en patinage artistique de ces mêmes Jeux[78].

Le congrès de la Fédération internationale de ski qui s'est réuni pendant les Jeux à St Moritz a décidé de modifier le calcul des points du combiné nordique pour les prochaines compétitions[79],[80]. Il y avait plusieurs propositions et, après discussion, c'est la méthode de calcul norvégienne qui a été retenue[79]. Le congrès décide également de limiter la taille des tremplins afin de limiter les blessures[79]. En effet, lors de ces Jeux, Toivo Järvinen s'est cassé le fémur lors des entraînements, Willen Dick s'est blessé à un genou[81], un Norvégien, deux Tchèques et un Américain se sont également blessés[18].

Pendant les Jeux olympiques, la Fédération internationale de médecine du sport est fondée le à St-Moritz[82]. Le premier président de l'institution est Wilhelm Knoll qui, avec plusieurs médecins, analysent les performances des sportifs de cette olympiade[83]. Les skieurs, les sauteurs à ski et les joueurs de hockey subissent un examen anthropométrique, un RX cardiaque et un examen de leur circulation sanguine et métabolisme[83]. Il s'avère que, lors de la pratique du ski de fond, un cœur en bonne santé contracte fortement avec une forte contrainte physique[83].

Résultats

Le tableau ci-dessous montre les résultats de la compétition avec les temps de parcours des participants à l'épreuve de fond, la longueur de leur premier et de leur deuxième saut et les points qu'ils ont remporté dans les deux épreuves[23]. Le classement final est obtenu par la moyenne des deux épreuves[23]. (T) signifie que le concurrent est tombé lors de son saut[23].

Rang Athlète Ski de fond 18 km Saut à ski Total
Temps Points Saut Distance
(en m)
Style Points
Drapeau de la Suède
Suède
Drapeau de l
Allemagne
Drapeau de la Suisse
Suisse
1
Drapeau de la Norvège
 Johan Grøttumsbråten (NOR)
1 h 37 min 01 s 20,000 1 49,5 15,500 16,000 15,500 15,667 17,833
2 56,0
2
Drapeau de la Norvège
 Hans Vinjarengen (NOR)
1 h 41 min 44 s 17,750 1 59,5 (T) 12,437 13,312 12,812 12,854 15,302
2 61,0
3
Drapeau de la Norvège
 John Snersrud (NOR)
1 h 50 min 51 s 13,125 1 60,5 16,750 17,500 16,500 16,917 15,021
2 52,0
4
Drapeau de la Finlande
 Paavo Nuotio (FIN)
1 h 48 min 46 s 14,125 1 52,5 15,937 15,687 15,562 15,729 14,927
2 52,5
5
Drapeau de la Finlande
 Esko Järvinen (FIN)
1 h 46 min 23 s 15,375 1 52,5 15,937 15,687 15,562 15,729 14,810
2 52,5
6
Drapeau de la Suède
 Sven Eriksson (SWE)
1 h 52 min 20 s 12,375 1 51,5 16,312 16,312 16,312 16,312 14,344
2 57,5
7
Drapeau de l
 Ludwig Böck (GER)
1 h 48 min 56 s 14,125 1 36,0 11,812 12,687 12,687 12,395 13,260
2 48,0
8
Drapeau de la Norvège
 Ole Kolterud (NOR)
1 h 50 min 17 s 13,375 1 59,0 13,500 12,375 12,875 12,917 13,146
2 65,5 (T)
9
Drapeau de la Tchécoslovaquie
 Otakar Německý (TCH)
1 h 50 min 20 s 13,375 1 40,0 12,222 13,250 12,375 12,616 12,995
2 48,5
10
Drapeau de la Pologne
 Bronisław Czech (POL)
1 h 48 min 58 s 14,125 1 51,0 (T) 11,500 11,250 10,750 11,166 12,645
2 60,5
11
Drapeau de la Suisse
 Adolf Rubi (SUI)
1 h 56 min 40 s 10,250 1 46,5 15,000 14,875 15,125 15,000 12,625
2 54,0
12
Drapeau de la Tchécoslovaquie
 Rudolf Purkert (TCH)
2 h 04 min 24 s 6,375 1 61,0 18,875 18,875 18,750 18,833 12,604
2 62,5
13
Drapeau de la Suisse
 Stephan Lauener (SUI)
2 h 00 min 57 s 8,125 1 50,5 16,750 16,625 16,250 16,542 12,333
2 59,0
14
Drapeau de l
 Max Kröckel (en) (GER)
2 h 00 min 59 s 8,125 1 53,5 15,937 15,687 15,812 15,812 11,968
2 51,5
15
Drapeau de l
 Walter Glass (en) (GER)
1 h 59 min 43 s 8,750 1 45,0 15,187 15,062 15,062 15,104 11,927
2 55,0
16
Drapeau de la Suisse
 David Zogg (SUI)
1 h 55 min 56 s 10,625 1 47,0 13,312 13,437 12,812 13,187 11,906
2 47,0
17
Drapeau de l
 Harald Paumgarten (AUT)
1 h 51 min 43 s 12,750 1 38,5 10,750 11,125 11,000 10,958 11,854
2 38,0
18
Drapeau de la Tchécoslovaquie
 Walter Buchberger (TCH)
2 h 02 min 36 s 7,250 1 49,5 14,062 15,062 14,562 14,562 10,906
2 50,5
19
Drapeau de la Suisse
 Hans Eidenbenz (SUI)
2 h 05 min 26 s 5,875 1 47,5 14,933 15,687 15,062 15,227 10,551
2 51,5
20
Drapeau de l
 Vitale Venzi (ITA)
2 h 09 min 28 s 3,875 1 52,0 17,125 16,750 17,000 16,958 10,416
2 60,5
21
Drapeau de l
 Gustl Müller (GER)
1 h 52 min 43 s 12,250 1 41,5 8,062 7,812 8,062 7,978 10,114
2 60,5 (T)
22
Drapeau de la Pologne
 Aleksander Rozmus (pl) (POL)
2 h 12 min 26 s 2,375 1 49,0 15,125 15,250 15,125 15,187 8,781
2 56,5
23
Drapeau de la France
 Martial Payot (FRA)
2 h 09 min 42 s 3,750 1 38,0 11,625 12,500 12,000 12,042 7,896
2 46,5
24
Drapeau de la Pologne
 Stanisław Motyka (pl) (POL)
2 h 08 min 31 s 4,250 1 38,5 10,812 10,812 10,812 10,812 7,531
2 37,5
25
Drapeau des États-Unis
 Anders Haugen (USA)
2 h 30 min 30 s 0,000 1 51,0 15,062 15,187 14,437 14,895 7,447
2 49,0
26
Drapeau des États-Unis
 Charles Proctor (USA)
2 h 35 min 00 s 0,000 1 47,0 14,750 14,500 14,000 14,417 7,208
2 51,5
27
Drapeau du Canada
 Merritt Putman (CAN)
2 h 22 min 40 s 0,000 1 35,0 9,875 9,375 9,875 9,708 4,854
2 37,5
28
Drapeau de la France
 Kléber Balmat (FRA)
2 h 16 min 40 s 0,250 1 47,0 8,500 8,500 8,000 8,333 4,291
2 55,5 (T)
-
Drapeau de la Tchécoslovaquie
 Franz Wende (TCH)
2 h 00 min 50 s 8,125
-
Drapeau de l
 Karl Neuner (GER)
2 h 04 min 25 s 6,375
-
Drapeau du Japon
 Sakuta Takefushi (JPN)
2 h 04 min 20 s 6,375
-
Drapeau du Canada
 William Thompson (CAN)
2 h 12 min 24 s 2,375
-
Drapeau des États-Unis
 Rolf Monsen (USA)
2 h 48 min 00 s 0,000
-
Drapeau de la France
 Marcel Béraud (FRA)
Pas terminé
-
Drapeau de la Hongrie
 Gyula Szepes (sv) (HUN)
Pas terminé

Podium

Épreuve Or Argent Bronze
Individuel
Drapeau de la Norvège
 Johan Grøttumsbråten (NOR)
17,833
Drapeau de la Norvège
 Hans Vinjarengen (NOR)
15,302
Drapeau de la Norvège
 John Snersrud (NOR)
15,021

Tableau des médailles

Position Pays
Gold medal.svg
Silver medal.svg
Bronze medal.svg
Total
1
Norvège
1 1 1 3
Total 1 1 1 3

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [PDF] (fr) / (de) Comité olympique suisse, Rapport Général du Comité Exécutif des IIe Jeux Olympiques d'hiver, Saint-Moritz, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [PDF] Comité olympique suisse, Résultats des concours des IIe Jeux Olympiques d'hiver, Saint-Moritz, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (fr) (de) (en) (sv) Erich Kamper, Lexicon der olympischen winter spiele, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Monique Berlioux, Des jeux et des crimes : 1936 Le piège blanc olympique, Paris, Atlantica, , 842 p. (ISBN 978-2-7588-0002-6 et 2-7588-0002-0). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Alex Keiller, The Ski-ing events in the Winter-Olympic Games... 1928, Londres, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Ellen Phillips, The Olympic Century : VIII Olympiad, Paris 1924 & St Moritz 1928, Los Angeles, World Sport Research & Publications Inc., , 176 p. (ISBN 1-888383-08-9). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • (de) World Sports Forum St. Moritz, Olympische Winterspiele St. Moritz 1928 - 1948, , 124 p.
  • (en) John E. Findling et Kimberly D. Pelle, Historical dictionary of the Modern Olympic Movement, Westport (Connecticut, États-Unis), Greenwood Press, (ISBN 0-313-28477-6, présentation en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (sv) Ivar Holmquist, « Skidtävlingarna vid de Olympiska Vinterspelen i St Moritz år 1928 », På skidor 1929,‎ , p. 111-147 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Erich Kamper, Encyclopedia of the Olympic Winter Games, Union Verlag, , 291 p. (lire en ligne)
  • (de) « Rubrik: II. Olympische Winterspiele 1928 », Ski : Jahrbuch des Schweizerischen Ski-Verbandes, no 23,‎ , p. 115-133 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (de) Peter Kasper, « Erinnerungen an die Olympischen Winterspiele 1928 und 1948 in St. Moritz », Bündner Jahrbuch : Zeitschrift für Kunst, Kultur und Geschichte Graubündens, no 20,‎ , p. 89-103 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (de) Wilhelm Knoll, Die sportärztlichen Ergebnisse der II. Olympischen Winterspiele in St. Moritz 1928, Bern, Paul Haupt, .
  • (de) K. Mülly, « Der Schweizer Skiläufer an der WinterOlympiade in St. Moritz », Ski : Jahrbuch des Schweizerischen Ski-Verbandes, vol. 24-25,‎ (lire en ligne)
  • (cs) Zimni sport 1927-1928, Fédération tchécoslovaque de ski (pl),
  • (fi) Martti Jukola, Olympialaiskisat : Amsterdamissa 1928, WSOY, , 680 p.
  • (de) Carl Joseph Luther, Olympischer Wintersport, Orell Füssli, , 16 p.

Notes et références

  1. Ivar Holmquist 1929, p. 114.
  2. a et b « Les jeux olympiques d'hiver à St Moritz », L'Express : feuille d'avis de Neuchâtel,‎ (lire en ligne)
  3. a b c d et e Jahrbuch des Schweizerischen Ski-Verbandes 1928, p. 117.
  4. (en) « Julierschanze », sur skisprungschanzen.com, Ski Jumping Hill Archive, (consulté le )
  5. Peter Kasper 1978, p. 89.
  6. a et b (de) « Wintersport », SBB Revue CFF,‎ , p. 40-43 (lire en ligne).
  7. (de) « Von 1903 bis 1927 », sur dsb.skiclub-alpina.ch, Skiclub Alpina St. Moritz, (consulté le )
  8. « IIemes Jeux Olympiques d'hiver », Le Sport Suisse,‎ , p. 1.
  9. a et b Comité olympique suisse, Rapport général du comité exécutif des IIemes Jeux olympiques d'hiver, (lire en ligne), p. 11
  10. a et b John E. Findling et Kimberly D. Pelle 1996, p. 291.
  11. a et b « IIemes Jeux Olympiques d'hiver », Le Sport Suisse,‎ , p. 1.
  12. « Les jeux olympiques d'hiver à St Moritz », L'Express : feuille d'avis de Neuchâtel,‎ (lire en ligne)
  13. a b et c Ellen Phillips 1996, p. 153.
  14. World Sports Forum St. Moritz 1998, p. 58.
  15. a b c d e f et g « Règlement général et programme des IImes Jeux Olympiques d'hiver », Comité d’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de 1928 à St-Moritz ; Comité olympique suisse,‎
  16. « IImes jeux Olympiques d'hiver, St Moritz-1928 », Bulletin officiel du Comité olympique Suisse, no 31,‎ , p. 4.
  17. a b et c Jacques Coutant, « Les Jeux Olympiques de sports d'hiver », L'Auto,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  18. a b et c Ivar Holmquist 1929, p. 118.
  19. a b c d et e « Les jeux olympiques à St Moritz », L'impartial,‎ (lire en ligne)
  20. a et b « Les deuxième jeux olympiques d'hiver à St Moritz », L'Express : feuille d'avis de Neuchâtel,‎ (lire en ligne)
  21. a et b Ivar Holmquist 1929, p. 137.
  22. a et b Erich Kamper 1964, p. 126.
  23. a b c d e f et g Comité olympique suisse, Résultats de concours des IImes Jeux Olympiques d'hiver, (lire en ligne), p. 11
  24. a b c d e f g et h (en) « First four olympics », Skiing Heritage Journal, vol. 13, no 4,‎ , p. 11-12 (lire en ligne).
  25. Jahrbuch des Schweizerischen Ski-Verbandes 1928, p. 115.
  26. a b c d et e « Jean Belleau dans La boîte aux Crayons », Le Droit,‎ (lire en ligne).
  27. a et b Une erreur des organisateurs avaient inscrit à tort Karl Neuner sur l'épreuve combiné et Ludwig Böck sur le 18 km. Le jury a accepté la réclamation de la délégation allemande et finalement Karl Neuner n'a pas participé à l'épreuve de saut alors que Ludwig Böck y a été autorisé.
  28. a b c d e et f Keiller 1928, p. 18.
  29. a et b (no) « St Moritz loperne pa Lillehammer », Østlands-Posten (en),‎ , p. 6 (lire en ligne).
  30. a b c et d Ivar Holmquist 1929, p. 112.
  31. (no) « Uttagningen til St Moritz. », Østlands-Posten (en),‎ , p. 1 (lire en ligne).
  32. (no) « Uttagningen av skilopere til St. Moritz », Nordlandsposten (en),‎ , p. 2 (lire en ligne).
  33. Fédération française de ski., Ski français , 1924-1949..., (lire en ligne), p. 36.
  34. Roger Peyronnet de Torrès, « Le Chamoniard Martial Payot est champion de France de ski. », Le Miroir des sports,‎ , p. 70 (lire en ligne).
  35. André Drevon, « Ce que fut la préparation des athlètes norvégiens pour St Moritz », L'Auto,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  36. a b et c (no) « Siden sidst », Nordisk Tidende,‎ (lire en ligne).
  37. « La préparation de nos skieurs. », L'Auto,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  38. « Echos olympiques », Sports de Neige et de Glace,‎ , p. 81 (lire en ligne).
  39. « Echos olympiques », Sports de Neige et de Glace,‎ , p. 57 (lire en ligne).
  40. a b c d et e (en) Merritt Putman, « My Experiences at the Olympic Games, by M.G. Putman, Representing The Toronto Ski Club at the Olympic Games at St. Moritz, February, 1928 », The Canadian Ski Annual 1927&1928,‎ (lire en ligne)
  41. (en) « Olympic aspirants sail from Halifax », Medicine Hat News (en),‎ , p. 3 (lire en ligne).
  42. a b c d et e « La préparation sportive des skieurs français en vue des Jeux olympiques d'hiver de Saint-Moritz », La Vie Alpine,‎ , p. 19.
  43. « Après le concours de Chamonix », Le Petit Dauphinois,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  44. Peter Kasper 1978, p. 96.
  45. a b et c Robert Wahl, « Les Skieurs Suisses aux Jeux olympiques », La Vie Alpine,‎ , p. 63.
  46. « Les courses nationales suisses de ski », L'Impartial,‎ , p. 8 (lire en ligne).
  47. « La préparation étrangère pour les Jeux de Saint-Moritz », Le Sport Suisse,‎ , p. 4.
  48. a b c et d Keiller 1928, p. 15.
  49. a et b Keiller 1928, p. 16.
  50. A. Virot., « une conversation, à Chamonix, avec le Norvégien Petersen », Le miroir des sports,‎ , p. 95 (lire en ligne).
  51. a b c d e et f Lucien Tignol, « Les Jeux olympiques des sports d'hiver », L'Auto,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  52. Francis-Marius Messerli, « Pronostics sur les résultats sportifs des IImes jeux Olympiques d'hiver, St Moritz-1928 », Bulletin officiel du Comité olympique Suisse, no 30,‎ , p. 7.
  53. « Au tremplin de ski », La gazette de Lausanne,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  54. (fi) Maileri, « Ounasvaaran suksimäestä Suomen paras. », Pohjolan Sanomat (en),‎ , p. 4 (lire en ligne).
  55. Ivar Holmquist 1929, p. 119.
  56. a b c et d Kamper 1964, p. 45.
  57. Berlioux 2007, p. 534.
  58. a b c et d Capitaine Molle, « Les Skieurs français aux Jeux Olympiques », La Vie Alpine,‎ , p. 15-18.
  59. a b c d et e Keiller 1928, p. 17.
  60. (no) « En strålende dag for de norske skiløpere i St Moritz. », Aftenposten,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  61. a b c d e f et g Keiller 1928, p. 19.
  62. a b c d et e Ivar Holmquist 1929, p. 138.
  63. (de) « Der kombinert lauf », Sport Tagblatt,‎ , p. 1 (lire en ligne [PDF]).
  64. (en) « Ski Jumping at the 1928 Sankt Moritz Winter Games: Men's Normal Hill, Individual », sur sports-reference.com, Sports Reference (consulté le )
  65. a b c d e et f Keiller 1928, p. 20.
  66. (no) « Grøttumsbraaten ogsd olympisk mester i kombinert renn. », Aftenposten,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  67. a b c d e et f Keiller 1928, p. 21.
  68. « Les IIe jeux olympiques d'hiver », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  69. « Les Norvégiens battent les Finlandais en ski combiné », L'Auto,‎ (lire en ligne).
  70. « Le concours de ski combiné subit des modifications », L'Auto,‎ (lire en ligne).
  71. a b et c Keiller 1928, p. 22.
  72. (pl) « Ostatnie wiadomości z St. Moritz », Stadion (magazine polonais) (pl),‎ , p. 2 (lire en ligne).
  73. a b c et d Jahrbuch des Schweizerischen Ski-Verbandes 1928, p. 126.
  74. a et b Ivar Holmquist 1929, p. 142.
  75. Ivar Holmquist 1929, p. 144.
  76. Émile-Georges Drigny, « La Norvège se taille la part du lion aux jeux olympiques de St Moritz, qui furent riches en incidents », Le Miroir des sports,‎ , p. 120-121 (lire en ligne).
  77. a et b Jahrbuch des Schweizerischen Ski-Verbandes 1928, p. 116.
  78. a b et c Carl Joseph Luther 1929, p. 8.
  79. a b et c « Le Congrès International de ski », L'Auto,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  80. (sv) Carl Nordenson, « X. Internationella skidkongressen i St Moritz 1928 », På skidor 1929,‎ , p. 363-365 (lire en ligne).
  81. (hu) « A csehszlovák vizípoló csapat Magdeburgban is vereséget szenvedett », Prágai Magyar Hírlap (hu),‎ (lire en ligne).
  82. (en) John B. M. Wesseling, « International Federation of Sports Medicine », sur britannica.com.
  83. a b et c « Dopage dans le sport - 1925-1929 », sur medicosport.eu (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

{{bottomLinkPreText}} {{bottomLinkText}}
Combiné nordique aux Jeux olympiques de 1928
Listen to this article

This browser is not supported by Wikiwand :(
Wikiwand requires a browser with modern capabilities in order to provide you with the best reading experience.
Please download and use one of the following browsers:

This article was just edited, click to reload
This article has been deleted on Wikipedia (Why?)

Back to homepage

Please click Add in the dialog above
Please click Allow in the top-left corner,
then click Install Now in the dialog
Please click Open in the download dialog,
then click Install
Please click the "Downloads" icon in the Safari toolbar, open the first download in the list,
then click Install
{{::$root.activation.text}}

Install Wikiwand

Install on Chrome Install on Firefox
Don't forget to rate us

Tell your friends about Wikiwand!

Gmail Facebook Twitter Link

Enjoying Wikiwand?

Tell your friends and spread the love:
Share on Gmail Share on Facebook Share on Twitter Share on Buffer

Our magic isn't perfect

You can help our automatic cover photo selection by reporting an unsuitable photo.

This photo is visually disturbing This photo is not a good choice

Thank you for helping!


Your input will affect cover photo selection, along with input from other users.