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Vale (entreprise)

Vale

Création 1942
Dates clés 1997 : privatisation
Forme juridique Société anonymeVoir et modifier les données sur Wikidata
Action BM&F Bovespa : VALE3, VALE5
NYSE : VALE, VALEP
Euronext : VALE3, VALE5
BMAD : XVALO, XVALP
SEHK : 6210, 6230
Siège social Rio de Janeiro
 Brésil
Direction Murilo Ferreira, CEO
Activité mine, logistique, énergie, acier
Produits matières premières, logistique, transport ferré, activités portuaires
Filiales Inco
Effectif 134 000 employés
Site web vale.com

Capitalisation 37 389 millions USD en mars 2020
Chiffre d'affaires 37 570 millions USD en 2019
Résultat net 1 683 millions USD en 2019 (perte)[1]

Vale anciennement Companhia Vale do Rio Doce (CVRD) est une entreprise minière multinationale et aussi l'un des plus grands opérateurs logistiques du Brésil. Fondé en 1942 à Itabira par des capitaux publics, Vale est devenu leader dans la production et l'exportation du minerai de fer. Il est aussi un producteur d'envergure mondial de nickel, manganèse, alliage de fer, cuivre, bauxite, potasse, kaolin, alumine et aluminium.

Activités

Ses activités dans les secteurs énergétique et logistique sont détenues dans une logique d'intégration verticale à partir de son activité minière, son secteur d'activité principal, pour réduire les risques et variations de cours liés à ces services. Vale détient ainsi des participations dans des centrales hydroélectriques et a détenu des actifs dans la sidérurgie et dans l'industrie papetière qu'elle a vendus dans les années 2000. Par ailleurs, comme activité logistique, elle détient le Port de Tubarão.

Histoire

En , Vale a acquis le Canadien Inco, important producteur de nickel et de platine pour 17 milliards de dollars[2].

En , Vale annonce la vente de ses actions dans Norsk Hydro, qu'il détenait à 26,1 %, actions qu'il avait acquises en 2011, lors de la vente de ses activités d'alumine et de bauxite pour 4,9 milliards de dollars[3].

En , Vale annonce la vente de sa participation de 26,87 % dans l'aciérie CSA à ThyssenKrupp pour un montant symbolique[4].

En , Vale annonce la vente une partie de ses activités dans les fertilisants à Mosaic pour 2,5 milliards de dollars, la moitié en action et l'autre en liquidité[5].

En , Vale annonce l'acquisition de Ferrous Resources pour 550 millions de dollars, reprise de dettes comprises[6]. Le même mois, Vale annonce l'acquisition de New Steel, une entreprise spécialisée dans l'innovation dans la sidérurgie, pour 500 millions de dollars[7].

Principaux actionnaires

Au [8]:

Bradespar 11,1%
Litela Participações 9,84%
BNDES Participações 6,12%
Caisse prévoyance fonctionnaires 5,89%
Mitsui & Co 5,42%
Vale (autocontrôle) 2,96%
BlackRock Fund Advisors 2,22%
The Vanguard Group, 1,89%
Jamal El Mahi 1,13%

Contestations

Après le rachat d'Inco en 2006, Vale est la cible d'actions en justice en Nouvelle-Calédonie, lancées par le Comité Rhéébù Nùù (en) et liées au projet Goro Nickel en Nouvelle-Calédonie.

En 2009, l’entreprise rémunère ses actionnaires à hauteur de 2,75 milliards de dollars. Le total de sa masse salariale est inférieur à ce chiffre. Outre cette répartition des revenus, on lui reproche de la pollution, des pratiques antisyndicales, des violations du droit du travail, le recours à des milices paramilitaires, la corruption des autorités des pays où elle exploite des mines[9]. L’entreprise est confrontée à des grèves dures, générées par ses pratiques sociales, comme celle qui dure de à à la mine de nickel de Grand Sudbury, en Ontario (Canada)[10].

Vale est particulièrement critiquée pour sa participation au barrage de Belo Monte dont la planification autoritaire implique le déplacement de 40 000 personnes, la dévastation et la surexploitation de nouveaux territoires en Amazonie. Cette participation explique qu'elle ait reçu le Public Eye Awards à Porto Alegre (Brésil) en 2012, à l’occasion du Forum social thématique « Crise du capitalisme, justice environnementale et justice sociale » (du 24 au )[11].

En fin d'année 2020, un important conflit se déclare avec de violents échaufourés en Nouvelle-Calédonie suite aux décisions de revente au consorsium helvetico-calédonien Prony Roussources.[12],[13]

Accidents miniers

En , la rupture de barrages de Bento Rodrigues a lieu sur un site d'une coentreprise entre Vale et BHP Billiton, faisant 19 morts. Il s'agit alors de la plus grave catastrophe environnementale de l'histoire du Brésil[14]. En 2019, aucun des 21 responsables de l'entreprise mis en cause par la justice n'a encore été jugé, la procédure étant bloquée[15].

En , un autre barrage appartenant à Vale s’effondre dans la région de Minas Gerais au Brésil, faisant 270 morts[14]. A la suite de cet accident, le P-DG de Vale, Fabio Schvartsman, démissionne temporairement le . Conformément à une décision du parquet brésilien qui enquête sur l'effondrement du barrage, trois autres cadres de l'entreprises ont aussi remis leur démission[16]. En septembre, la police brésilienne recommande l’inculpation d’employés de Vale et de la société d’audit allemande TÜV SÜD, accusés d’avoir falsifié des documents pour attester de la solidité du barrage. En novembre, l’Agence nationale des mines révèle que le groupe minier n'a pas informé les autorités d’anomalies sur le barrage de Brumadinho. D'après l'agence : « Si l’ANM avait été informée correctement, elle aurait pu exiger des mesures d’urgence de la part de l’entreprise, ce qui aurait pu éviter la catastrophe »[17],

Plantation d'eucalyptus

Vale plante des eucalyptus au Brésil avec le « projet de reforestation de l'Amazonie », selon les termes de l'entreprise. 50 000 hectares ont été plantés en 2015, l'entreprise compte en planter encore 170 000. Cette initiative est controversée, car ces arbres ne poussent pas naturellement dans la forêt amazonienne, étant originaires d'Australie. De plus les eucalyptus consomment beaucoup d'eau et appauvrissent le sol en nutriments[18]. Ces arbres ont un feuillage peu dense avec des feuilles poussant verticalement sur les rameaux[19]. La pluie n'est donc pas retenue par le feuillage et ruisselle sur le sol, emportant les nutriments[20] et empêchant des plantes de sous-bois de se développer. La faune ne pouvant pas se nourrir ne réinvestit également pas le milieu.

Notes et références

  1. https://www.zonebourse.com/VALE-S-A-14249/fondamentaux/
  2. Brazilian Mining Company to Buy Inco of Canada, Ian Austen, The New York Times, 25 septembre 2006.
  3. Vale offers to sell its stake in Norsk Hydro, Reuters, 11 novembre 2013.
  4. Brazil's Vale says it will sell CSA steel plant stake to ThyssenKrupp, Reuters, 5 avril 2016.
  5. Vale agrees $2.5 billion sale of fertilizer business to Mosaic, Reuters, 19 décembre 2016.
  6. « Vale to buy mid-sized iron miner Ferrous Resources: filing », sur Reuters, .
  7. « Vale buys innovator New Steel for $500 million », sur Reuters, .
  8. Zone Bourse, « VALE S.A. : Actionnaires », sur www.zonebourse.com (consulté le 13 mars 2020)
  9. Philippe Revelli, « Images de mineurs en lutte », Le Monde diplomatique, 29 septembre 2010, consulté le 30 septembre 2010.
  10. Philippe Revelli, « Révolte globale contre un géant minier », sur Le Monde Diplomatique (consulté le 6 avril 2020), octobre 2010, p. 12-13.
  11. Alter Échos, « La pire entreprise de la planète est une entreprise minière brésilienne », .
  12. « Vale annonce la vente de l’usine du Sud à Prony Resources », sur Nouvelle-Calédonie la 1ère (consulté le 10 décembre 2020)
  13. « LE CALÉDONIEN PRONY RESOURCES RACHÈTE L’USINE DU SUD », sur noumeaPost, (consulté le 10 décembre 2020)
  14. a et b « Brésil : après la rupture d’un barrage minier, les chances de retrouver des survivants "minimes" », AFP,‎ (lire en ligne, consulté le 26 janvier 2019).
  15. Rachel Knaebel, « Au Brésil, la multinationale Vale provoque des catastrophes en toute impunité », sur Bastamag (consulté le 29 janvier 2019)
  16. « Le PDG de Vale démissionne temporairement après la rupture d'un barrage au Brésil », sur usinenouvelle.com, (consulté le 12 mars 2019)
  17. « La rupture du barrage de Brumadinho, qui a fait 270 morts et disparus au Brésil, « aurait pu être évitée » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 7 novembre 2019)
  18. Sandrine Feydel et Christophe Bonneuil, Prédation : Nature, le nouvel eldorado de la finance, La Découverte, (lire en ligne).
  19. M.E.D. Poore et C. Fries, « Les effets écologiques des eucalyptus », étude FAO, .
  20. « Brésil : les effets négatifs de la monoculture de l’eucalyptus portent à suspendre cette activité dans plusieurs localités de l’État de Sao Paulo », .

Articles connexes

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