La zététique est une pratique définie par son créateur Henri Broch comme « l'art du doute », le terme d'art devant être compris au sens médiéval d’habileté, de métier ou de connaissance technique, en clair, de « savoir-faire » didactique qui, sans être une fin en soi, est un moyen pour la réflexion et l’enquête critiques[1],[2].

La zététique est ainsi présentée comme « l'étude rationnelle des phénomènes présentés comme paranormaux, des pseudosciences et des thérapies étranges » ou comme « l'art de faire la différence entre ce qui relève de la science et ce qui relève de la croyance »[3].

La zététique concerne les idées scientifiquement réfutables, c'est-à-dire respectant le critère de démarcation de Karl Popper. Son objectif est la mise à l'épreuve d'énoncés se présentant comme pourvus de sens (ce qui devrait les astreindre aux critiques de réfutabilité selon Popper) dont les explications ne semblent pouvoir se rattacher à aucune théorie communément acceptée.

La zététique se réclame aussi du scepticisme scientifique, et plus généralement de la démarche de doute cartésien qu'elle décrit comme nécessaire en science comme en philosophie. Elle se veut, reprenant le mot du biologiste Jean Rostand, une « hygiène préventive du jugement »[1],[4],[5].

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