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Tibesti

région du Tchad De Wikipédia, l'encyclopédie libre

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Le Tibesti (en arabe : منطقة تبستي (Minṭaqâtu Tibastī)) est l'une des 23 régions du Tchad, située au Nord-Ouest du pays. Son chef-lieu est Bardaï. Cette région est issue du démembrement de la région de Borkou-Ennedi-Tibesti en 2008.

Faits en bref Administration, Pays ...
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Géographie

Résumé
Contexte

Localisation

La région est située au Nord du Tchad. Son point le plus septentrional a été fixé sur le tropique du Cancer à l'époque coloniale (bien que la position du tropique du Cancer varie au cours de quelques mètres par an, la frontière reste fixe). La région est frontalière de la Libye au Nord et du Niger à l'Ouest.

Régions limitrophes du Tibesti
Drapeau de la Libye Mourzouq
Drapeau du Niger Agadez Thumb Borkou
Borkou

Géologie et relief

Géologie

Infiltrées lors des phases humides, les eaux se sont accumulées en d'immenses réservoirs souterrains. À travers les couches de grès poreux, ces réservoirs alimentent des nappes artésiennes jusqu'à des centaines de kilomètres[2].

Les deux plus hauts sommets sont situés aux extrémités du massif du Tibesti. Au sud-est, avec ses 3 415 mètres l'Emi Koussi est le sommet du Tibesti, du Tchad et du Sahara. Au nord-ouest, l'Ehi Toussidé le suit avec 3 315 m d'altitude. Celui-ci domine le Tarso Toussidé (haute montagne volcanique avec tout ce qu'elle peut comprendre : cônes, dômes, dykes, caldeira ...) et ses trois caldeiras : la plus vaste, le Yirrigué, la plus petite, le Doôn Kinimi ("le Petit Trou") et la plus grandiose le Doôn Oreï (ou "Trou au Natron") avec un diamètre de 13 km et une profondeur de près de 1 000 m[3] et dont les parois forment en continu des à-pic vertigineux. Les chevriers y descendent avec leurs troupeaux, friands des dépôts salés (natron) qui s'y trouvent à l'état naturel et qui forment des croûtes blanches. Les sources d'eau chaude et les fumerolles de Soborom soignent les affections rhumatismales et les sinusites[4],[5].

Relief

Le Tibesti est dominée par le massif du Tibesti.

Climat

La température peut atteindre 45 °C. En hiver, de septembre à février, elle peut descendre sur les hauts plateaux jusqu'à -20 à Tarsou. Les écarts thermiques atteignent 30 °C par jour sous abri, et bien davantage au vent.[réf. nécessaire]

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Histoire

Résumé
Contexte

Préhistoire

Les peintures et gravures rupestres au Tibesti témoignent d'une civilisation ancienne de 25 000 ans av. J.-C. Elles attestent à travers la faune herbivore et la flore représentées, d'un passé humide et vert au Sahara[6].

Un des plus fameux sites du Tibesti occidental est celui de Gonoa et son célèbre chasseur masqué.

Au sud de Zouar sur le site de Gourké sont représentés dromadaires montés par des hommes, bovins et girafes.

Le site d'Ossour et celui de la grotte de Tougoui Tongour sont particulièrement riches en représentations humaines sophistiquées détaillant parures et vêtements[7].

Colonisation

En 1869, le docteur Gustav Nachtigal, envoyé par Bismarck pour prendre contact avec le sultan du Bornou, est le premier européen à parcourir le Tibesti de Zouar à Bardaï. Condamné par l’assemblée traditionnelle à la peine capitale pour espionnage, il fait appel, mais sa demande est rejetée. Il est sauvé par le prince Arami Tetimi qui le protège et l’héberge à Yigatchi au fond de Doudué dans la vallée du Bardaggué. Après son retour en Allemagne, il publie le livre Sahara et Soudan [8],[9]. Toutefois Nachtigal ne fait que contourner le massif.

Les premiers à traverser le massif et à en laisser une description détaillée, dont des altitudes précises, sont Jean Tilho (géodésiste, futur général et académicien) qui, du 4 septembre au 12 novembre 1915, va de Faya à Bardaï et retour [10] et, pour la partie orientale, le chef de bataillon Couturier par deux tournées du 21 décembre 1922 au 21 janvier 1923 et du 11 juin au 20 septembre 1923[11].

Première guerre civile tchadienne

Le 19 février 2008, le démembrement de l'ancienne région du Borkou-Ennedi-Tibesti permet la création de la région actuelle[12].

Entre 2002 et février 2008, le Tibesti a été l'un des trois départements composant la région du Borkou-Ennedi-Tibesti (Décrets no 415/PR/MAT/02 et 419/PR/MAT/02).[réf. nécessaire]

Liste des administrateurs

Gouverneur du Tchad
Sous-préfets du Tibesti (1960-2002)
  •  : Émile Mbaiodjal Mahamat.
  • Sougoumi Chahaimi (1992 - 1994)
  •  : Mouli Tahir.
Préfets du Tibesti (2002-2008)
  • 2003 : Darkallah Taher Abdallah.
Gouverneurs du Tibesti (à partir de 2008)
  • Alifa Weddeye[13] (à partir de février 2008).
  • Mars 2008 : Sougui Annar.
  •  : Ouardougou Bolou[14]
  • ? : Ahmat Barkai Animi (en poste en juillet 2013).
  • 2013 : Alifa Weddeye[15]
  • 2019 - 2020: Djidi Habré Chahai
  • 2021 - Janvier 2025 Général Mahamat Tochi Sidi
  • Depuis le 25 février 2025 Général Alifa Weddeye

Listes des Députés du Tibesti à la Législative (1964-2021)

  • Sougoumi Chahaïmi : 1964-1975
  • Sougoumi Chahaïmi : 1988 - 1990
  • Ali Sougoudou : 1988-1990
  • Yosko Bolou (Zouar) : 1996-2011
  • Mardakoré Adili (Bardaï) : 1996-2011
  • Mahamat Losso (Aozou) : 1996- 2003
  • Gourde Salah : 2003 - 2011
  • Adeli Edji Tarsoui (Wour) : 2011-2021
  • Djidi Allahi (Zouar) : 2011 - 2021
  • Molimaï Tahar (Bardaï) : 2011- 2021
  • Mahamat Bazingue (Aozou) : 2011-2021
  • Achta Charfadine Tchouma (Aouzou) : 2025-
  • Mahamat Galmay Abdallah (Bardai) : 2025-
  • Hawa Dadi Landaimi (Emi-koussi) : 2025-
  • Oumar Sidi Sounoussi (Wour) : 2025-
  • Souleymane Ali Koki (Zoumri) : 2025-25-
  • Souleymane Ramadan Weddeye (Zouar) : 2025-
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Politique et administration

Subdivisions

De février 2008 à août 2018, la région du Tibesti a été divisée en deux départements :

Depuis août 2018[16], chacun de ces départements a été divisé à son tour en deux nouveaux départements :

Enfin, depuis l'ordonnance n°001/PR/2024 du 04 juillet 2024, portant restructuration des unités administratives, la province du Tibesti compte six départements et vingt sous-préfectures (dans l'ordre et la graphie de l'ordonnance)[17] :

Davantage d’informations Département, Chef-lieu ...

Population

Les habitants du Tibesti sont les Toubous (200 000 à 500 000). Ils se nomment eux-mêmes Teda. Ils sont présents au nord-est du Niger, nord du Tchad, sud de la Libye, nord-ouest du Soudan et sud-ouest de l'Égypte peuplent cette région[18].

Leurs origines ne sont pas établies avec certitude. L'une des hypothèses avance qu'ils descendraient d'une très ancienne population saharienne refoulée par des invasions successives et retranchée dans la forteresse naturelle que constitue le Tibesti. Une situation géographique aussi difficile n'est pas sans présenter quelques avantages. Ainsi depuis des temps immémoriaux jusqu'à une époque récente, personne n'osait s'y aventurer. Les Teda, libres chez eux, pouvaient donc refuser ou adopter à leur rythme les changements sociaux et culturels qui leur semblaient compatibles avec leur échelle de valeurs[19],[20].

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Économie

Les populations du Tibesti pratiquent l'élevage de chèvres, de chameaux, le maraîchage et s’occupent aussi des palmiers-dattiers (plus de 500 000 dattiers au Tibesti)[réf. nécessaire].

Urbanisme

Il existe trois types d'habitat au Tibesti :

  • l'habitat semi-nomade, avec ses tentes ;
  • l'habitat sédentaire traditionnel des villages, maisons traditionnelles en pierre ;
  • l'habitat sédentaire dispersé : l'enclos des maisons est délimité par des séco, clôtures réalisées en fibres végétales, le plus souvent des feuilles de palmier, protégeant les maisons du sable.

Les maisons, elles, sont bâties en banco, un mélange de terre et d'herbe sèche.

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Notes et références

Voir aussi

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