Croisade des albigeois

campagne militaire contre le catharisme / De Wikipedia, l'encyclopédie libre

La croisade des albigeois[alpha 1] (1209-1229) (ou croisade contre les albigeois) est une croisade proclamée par l'Église catholique contre l'hérésie, principalement le catharisme et dans une faible mesure le valdéisme. Dès le XIIe siècle et le concile de Lombers, les textes de l'époque parlent d'« hérésie albigeoise » sans que cette région soit plus cathare que ses voisines.

Croisade des albigeois
Le Languedoc (et partie du royaume d’Aragon) en 1209.
Informations générales
Date 1209-1229
Lieu Languedoc
Issue Victoire française et de la croisade
Belligérants
Croisés:

Royaume de France

États pontificaux

Duché d'Autriche
Duché de Berg
Électorat de Cologne
Anglais
Provence et Forcalquier
Cathares et alliés:

Comté de Toulouse

Marquisat de Provence
Couronne d'Aragon

Vicomté de Béarn
Comté d'Astarac
Commandants
Simon de Montfort
Amaury VI de Montfort
Philippe II de France
Louis VIII de France
Eudes III de Bourgogne
Raimond-Bérenger V de Provence
Baudouin de Toulouse
Léopold VI d'Autriche
Adolphe III de Berg
Engelbert II de Berg
Raymond VI de Toulouse
Raymond VII de Toulouse
Pierre II d'Aragon
Raimond-Roger Trencavel
Raymond-Roger de Foix

Croisades Croisade des albigeois

Batailles

Chronologie de la croisade des albigeois

Croisade des barons (1209)
Guerre du Languedoc (1209-1213)
Révolte du Languedoc (1216-1223)
Intervention royale (1226-1229)

L'hérésie était surtout implantée en Languedoc, lequel était dominé par deux familles, la maison de Toulouse et la maison Trencavel. Celles-ci n'ayant pas réussi à s'entendre pour faire front, le comte Raymond VI de Toulouse fait amende honorable et se croise, tandis que Raimond-Roger Trencavel se prépare à se défendre contre la croisade. Une fois Béziers et Carcassonne prises et Trencavel emprisonné, les croisés désignent l'un des leurs, Simon de Montfort, pour poursuivre la lutte (1209). Cette croisade évolue rapidement en guerre de conquête, d'abord pour le compte de Montfort lui-même, puis après sa mort (en 1218) et l'échec de son fils Amaury, au bénéfice de la couronne. Cela n'empêche pas la lutte contre le catharisme, d'abord sous la direction des évêques locaux, puis sous celle de l'Inquisition (à partir de 1233).

Finalement, les vicomtés de Carcassonne, d'Albi et de Béziers sont annexées au domaine royal en 1226 ; le comté de Toulouse passe à Alphonse de Poitiers, un frère de saint Louis en 1249 et est annexé en 1271. Le Languedoc, qui se trouvait au début du XIIIe siècle dans la sphère d'influence de la couronne d'Aragon est entièrement passé à la fin de ce siècle sous celle du roi de France. À cette époque, le catharisme est éradiqué en Languedoc, et quelques cathares seulement ont pu se réfugier en Lombardie.