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Jacques de Gaulle
ingénieur et militaire français De Wikipédia, l'encyclopédie libre
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Jacques de Gaulle, né le 9 février 1893 et mort le 7 février 1946, est un ingénieur des mines et officier français, frère cadet de Charles de Gaulle. Tétraplégique à la suite d'une encéphalite en 1926, il fuit la Gestapo, venue l'arrêter en 1943, grâce à l'aide de l'abbé Pierre.
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Biographie
Résumé
Contexte
Famille et jeunesse (1893-1921)
Ascendance


Jacques Henri Jules Marie de Gaulle naît le , au 24, avenue Duquesne dans le 7e arrondissement de Paris[1]
Il est le quatrième enfant d'Henri de Gaulle (1848-1932) et de Jeanne Maillot (1860-1940). Il a quatre frères et sœur : Xavier (né en 1887), Marie-Agnès (née en 1889), Charles (né en 1890) et Pierre (né en 1897).
Formation
Jacques de Gaulle part étudier en Belgique chez les jésuites (expulsés de France en 1880 et en 1901) où il retrouve son frère Charles[2]. En 1913, il intègre l'École nationale supérieure des mines de Paris déjà fréquentée par son autre frère aîné Xavier qui y est entré quatre ans plus tôt. Sa formation est cependant interrompue en 1914 par le début de la guerre[3].
Première Guerre mondiale
Promu lieutenant puis capitaine dans l'artillerie, Jacques de Gaulle est blessé durant le conflit comme l'ensemble de ses frères. Il entretient une correspondance importante avec ses proches qui compte près de 200 lettres[4],[5]. Il est décoré de la croix de guerre avec citation à l'ordre du corps d'armée.
Mariage et enfants
Revenu à la vie civile, Jacques de Gaulle exerce sa profession d'ingénieur des Mines à Saint-Étienne et à Montceau-les-Mines aux mines de Blanzy. Le , il épouse Jeanne Michoud[1] dont il a quatre fils, François, né l'année suivante, Bernard, Jean et Pierre. Parallèlement, il est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur[6].
Maladie et décès (1926-1946)
Activité et maladie
En 1926, il est frappé par une encéphalite léthargique[7] qui le laisse paralysé (on évoque aussi la poliomyélite)[8]. Il est contraint de cesser complètement ses activités professionnelles à partir de 1928. Devenu totalement impotent, il ne se rétablira jamais des séquelles de la maladie et restera ainsi jusqu'à la fin de sa vie[9]. Il souffre également de la maladie de Parkinson[10].
Seconde Guerre mondiale
À la suite de la défaite de 1940 et au début de l'occupation allemande, Jacques de Gaulle se trouve menacé d'arrestation, notamment en raison du rôle tenu par son frère Charles. Vers 1942, il parvient à fuir son domicile grenoblois juste avant l'arrivée de la Gestapo. Le docteur Henri Bouchet, père des professeurs de Médecine Alain Bouchet et Yves Bouchet et époux de Marie-Suzanne Nicolet, cousine germaine de Jeanne Michoud Nicolet, épouse de Jacques de Gaulle, le cache au chalet du Pleuret au-dessus de Domène, chalet de leur beau-frère et frère Vincent Nicolet. Tous les deux jours le docteur parcourt une trentaine de kilomètres de Domène au Pleuret pour lui prodiguer des soins et lui porter des vivres. Avec la complicité des douaniers français, il franchit ensuite la frontière suisse après avoir passé une nuit chez un prêtre à Collonges-sous-Salève[11]. Incapable de se déplacer au milieu des barbelés à cause de son invalidité, il doit être porté par l'abbé Pierre qui tente également de le dissimuler[12],[13]. Jacques de Gaulle restera en Suisse jusqu'à la fin de la guerre.
Liens avec son frère Charles de Gaulle
Revenu à Grenoble, il y meurt le à l'âge de 53 ans[1]. Il repose dans la sépulture de sa belle-famille Michoud au cimetière Saint-Roch de Grenoble.
Le général de Gaulle, refusant à cette époque d’apparaître en public, n'assiste pas aux obsèques[14], il est cependant très affecté par la mort de son frère et écrit à son fils Philippe de Gaulle : « Ton pauvre oncle Jacques de Gaulle est mort à Grenoble dimanche dernier... C'était un homme d'une volonté et d'un courage exceptionnels... »[15]. Charles de Gaulle entretenait une relation particulière avec son cadet de deux ans qu'il a pratiquement éduqué[16],[17].
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Décoration
Chevalier de la Légion d'honneur par décret du 27 décembre 1923, remise le 29 février 1924[18]
Sources et références
Liens externes
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