Top Qs
Chronologie
Chat
Contexte

Nagisa Ōshima

réalisateur japonais De Wikipédia, l'encyclopédie libre

Nagisa Ōshima
Remove ads

Nagisa Ōshima (大島 渚, Ōshima Nagisa?), né le à Kyoto et mort le à Fujisawa, est un réalisateur japonais. Plusieurs de ses films font scandale au Japon ou en Europe, par leur aspect politique (Nuit et brouillard au Japon, Furyo) ou transgressif (L'Empire des sens).

Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Remove ads

Biographie

Résumé
Contexte

Jeunesse

Nagisa Ōshima passe sa jeunesse à Kyoto, auprès de sa sœur cadette et de sa mère, qui les élève seule après le décès de son époux en 1938[1]. Accepté à l'université de Kyoto, il en sort diplômé en droit et politique en 1954. Cette même année il décide de se consacrer au cinéma après avoir assisté à une projection du film Le jardin des femmes de Keisuke Kinoshita. Il est reçu au concours d'assistant de réalisation aux studios de la Shōchiku d'Ōfuna (ja) jusqu'en 1959, auprès notamment, de Masaki Kobayashi, Hideo Ōba ou encore Yoshitarō Nomura. Il publie durant cette période des critiques cinématographiques qu'il axe sur la « nouvelle vague » franco-polonaise, la revue des assistants de la Shōchiku publie également onze scénarios originaux signés de sa main.

Thumb
Nagisa Ōshima vers 1960.

Toujours en 1959, soutenu par la compagnie, il tourne son premier film, Une ville d'amour et d'espoir ou le Garçon vendeur de colombes. Deux autres lui succèdent immédiatement : Contes cruels de la jeunesse (qui sort en salle au moment où des étudiants et des travailleurs encerclent la Diète pour protester contre la ratification du traité de sécurité américano-japonais) et l'Enterrement du soleil (1960).

Grâce à un style et des sujets qui amènent un vent de fraîcheur et de renouveau, ces films lui permettent de s'inscrire comme chef de file de la « nouvelle vague » (terme qu'il trouve ridicule) de la Shōchiku avec Masahiro Shinoda et Yoshishige Yoshida. En 1960, son film Nuit et brouillard au Japon fait scandale en traitant du renouvellement du traité américano-japonais, de 1960 de ses nombreux impacts politiques et des événements violents qui en découlèrent. Tourné presque à l'insu de la compagnie, celle-ci le retirera de l'affiche après quatre jours. C'est à la suite de ces événements qu'Ōshima quittera la compagnie pour se lancer dans la production indépendante et dans des activités littéraires variées. En 1961 ses premières productions personnelles démarrent avec le Piège / une Bête à nourrir d'après l'œuvre éponyme de Kenzaburō Ōe[2].

L'Empire des sens

À la fin de l'été 1972, en rentrant du Festival de Venise, Nagisa Ōshima fait étape à Paris où le producteur Anatole Dauman lui propose de financer la réalisation d'un film érotique[3]. Sitôt rentré au Japon, Nagisa Ōshima commence la préparation du tournage de Corrida de l'amour (qui prendra en France pour titre L'Empire des sens) racontant l'histoire véridique d'une prostituée nommée Sada Abe. À sa sortie, en 1976, le film fait scandale et est censuré par les autorités japonaises. Mais grâce à Anatole Dauman, il est présenté au Festival de Cannes 1976, lors de la Quinzaine des réalisateurs ; puis est distribué dans le monde entier où il obtient un très grand succès. Pourtant, en , la police perquisitionne dans les locaux de la maison d'édition San'ichi shobo et au domicile du cinéaste. Le livre L'Empire des Sens, comprenant le scénario du film et plusieurs photos de plateau, est saisi. L'éditeur Takemura Ajime et Nagisa Ōshima, accusés d'obscénité en vertu de l'article 175 du code pénal japonais, sont poursuivis par le Parquet. En , après 3 ans de procédures et 23 audiences, les deux accusés sont finalement relaxés.

Fin de vie et mort

En 1999, l'année de sortie de son dernier film, Tabou (Gohatto), Nagisa Ōshima affirme mettre fin à sa carrière pour cause de paralysie[4]. Hospitalisé en 2012, il meurt d'une infection pulmonaire dans la banlieue de Tokyo, à l'hôpital de Fujisawa, le [5]. Son corps est incinéré.

Il laisse dans son sillage une œuvre de quelque 50 courts-métrages, longs-métrages et téléfilms.

Remove ads

Filmographie

Cinéma

Courts et moyens métrages

  • 1959 : Les Soleils de demain (明日の太陽, Asu no taiyō?)[6] (6 minutes)
  • 1964 : Première aventure d'un petit enfant (小さな冒険旅行, Chiisana bōken ryoko?)[7] (60 minutes)
  • 1964 : Me voici, Bellett (私はベレット, Watashi wa Bellett?)[8] (27 minutes)
  • 1965 : Le Journal de Yunbogi (ユンボギの日記, Yunbogi no nikki?)[9] (30 minutes)

Longs métrages

Télévision

  • 1962 : Kori no naka no seishun (氷の中の青春?) (documentaire)
  • 1963 : The Forgotten Imperial Army (忘れられた皇軍, Wasurerareta kogun?)[10] (documentaire)
  • 1964 : Seishun no ishibumi (青春の碑?) (documentaire)
  • 1964 : Aisure bakoso (愛すればこそ?)
  • 1964 : Aru kokutetsu jōmuin (ある国鉄乗務員?) (documentaire)
  • 1964 : Aogeba tōtoshi (仰げば尊し?)
  • 1964 : Gimei shojo (documentaire)
  • 1964 : Hankotsu no toride (反骨の砦?) (documentaire)
  • 1964 : Chita Niseigō taiheiyō ōdan (チタ二世号太平洋横断?) (documentaire)
  • 1964 : Dawn of Asia (アジアの曙, Aija no akebono?)[11] (série historique de 13 épisodes)
  • 1965 : Gyosen sonansu (漁船遭難す?) (documentaire)
  • 1968 : Dai tōa sensō (大東亜戦争?) (documentaire)
  • 1972 : Kyojin gun (巨人軍?) (documentaire)
  • 1972 : Joy! Bangla (ジョイ!バングラ, Joi! Bangura?)[12] (documentaire)
  • 1972 : The Village of the Blind Musicians (ごぜ・盲目の女旅芸人, Goze: Momoku no onna-tabigeinin?)[13] (documentaire)
  • 1973 : The Father of Bangladesh (Bengal no chichi: Rahman?)[14] (documentaire)
  • 1975 : The Battle of Tsushima (生きている日本海海戦, Ikiteiru nihonkai-kaisen?)[15] (documentaire)
  • 1976 : The Life of Mao (伝記・毛沢東, Denki: Mō Takutō?)[16] (documentaire)
  • 1976 : Ogon no daichi Bengalu (黄金の大地 ベンガル?) (documentaire)
  • 1976 : Graves at Sea (生きている海の墓標, Ikiteiru umi no bohyō?)[17] (documentaire)
  • 1976 : The Island of the Final Battle (生きている玉砕の島, Ikiteiru gyokusai no shima?)[18] (documentaire)
  • 1977 : Yokoi Shoichi: Guamu-to 28 nen no nazo o ou (横井正一グアム島の 28 年の謎を追う?) (documentaire)
  • 1977 : Shisha wa itsu made mo wakai (死者はいつまでも若い?) (documentaire)
  • 1991 : Kyoto for My Mother's Place (キョート・マイ・マザーズ・プレイス?)[19] (documentaire)
  • 1994 : Cent ans de cinéma japonais (日本映画の百年, Nippon eiga no hyaku nen?)[20] (documentaire)

Interviews filmées

  • 1993 : My Life in Cinema : Hideo Oba (わが映画人生 大庭秀雄監督編, Waga eiga jinsei: Ōba Hideo kantoku hen?) : Nagisa Ōshima interviewe Hideo Ōba[21],[22]
  • 1996 : My Life in Cinema : Akira Kurosawa (わが映画人生 黒澤明監督編, Waga eiga jinsei: Kurosawa Akira kantoku hen?) : Nagisa Ōshima interviewe Akira Kurosawa[23],[22]

Apparitions comme acteur

Remove ads

Distinctions

Résumé
Contexte

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».

Décorations

Récompenses

Nominations et sélections

Remove ads

Postérité

Le prix Ōshima

Depuis 2020, le prix Ōshima est décerné dans le cadre du Pia Film Festival (en), il vise à récompenser de jeunes et nouveaux talents qui ouvrent la voie à l'avenir du cinéma japonais[38]. Le tout premier prix Ōshima est décerné à la réalisatrice Kaori Oda[38].

Rétrospectives

Remove ads

Notes et références

Voir aussi

Loading related searches...

Wikiwand - on

Seamless Wikipedia browsing. On steroids.

Remove ads