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Rue des Récollets (Strasbourg)

rue de Strasbourg, en France De Wikipédia, l'encyclopédie libre

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La rue des Récollets (en alsacien : Rekollektegass) est une voie de Strasbourg rattachée administrativement au quartier Centre. Elle va du quai Lezay-Marnésia, à la hauteur du pont de la Poste, jusqu'au carrefour où se rejoignent la rue Brûlée, la rue de l'Arc-en-Ciel et la rue du Parchemin.

Faits en bref Situation, Coordonnées ...
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Toponymie

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Cour de l'ancien couvent des Récollets, donnant sur la rue.

Au fil des siècles, la rue a connu différentes dénominations, en allemand ou en français : Bei S. Andres (1252), St. Andreasgässlein (1580), Brandgasse (1580), rue Brûlée (1817), rue des Récollets (1823, 1918), Franziskanergasse (1872, 1940), et, à nouveau, rue des Récollets à partir de 1945[1].

Le nom de la rue perpétue le souvenir de l'ancienne église des Récollets[2] – les récollets formant un ordre mendiant issu d'une réforme de l'ordre franciscain[3], qui possédaient plusieurs bâtiments conventuels dans ce quartier de Strasbourg[2].

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Histoire

Au Moyen Âge, pour des raisons stratégiques et en l'absence de route importante, on ne peut accéder au front est du castrum que par deux poternes, celle de Saint-André et celle de Pierre. Cette configuration confère une certaine importance à l'étroit passage à proximité de la poterne de Saint-André (St. Andresen Thörlein) qui ferme alors la rue et donne accès au pont sur le canal du Faux-Rempart. Près de la poterne s'élève l'église Saint-André qui deviendra l'église des Récollets[4],[2].

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Bâtiments remarquables

Résumé
Contexte
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L'ancien hôtel de Gallahan, à gauche de la Préfecture
(Léon Auguste Asselineau, 1860).

Comme le faisait déjà remarquer Adolphe Seyboth au milieu du XIXe siècle, la rue « ne renferme que deux maisons[5]». Le côté pair est occupé par l'ancien couvent qui abrite depuis 1974 le siège de la Fondation européenne de la science, dont la façade principale donne sur le quai Lezay-Marnésia[6].

no 1 (ancien no 3)
L'ancien hôtel de Gallahan  du nom de son maître d'ouvrage, le baron Louis Denis de Gallahan, conseiller et grand veneur du margrave de Bade[7]  est construit en 1767-1768 par le maître-maçon Laurent Goetz, dans un style Régence avec une touche de rococo, comme en témoignent des consoles rocailles plaquées sur la façade, côté rue des Récollets[2],[1].

Charles-Louis Schulmeister, « le fameux espion attitré de Napoléon », y aurait séjourné, selon Seyboth[5].

Le bâtiment est incendié lors des bombardements de 1870. Émile Becker l'acquiert en 1871 et le reconstruit. Ce nouvel édifice comprend un rez-de-chaussée, trois étages en maçonnerie et un quatrième étage en pans de bois[7].

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Immeuble au no 3.

Entre 1784 et 1857, la maison porte le no 18 de la rue Brûlée, puis, de 1858 à 1871, le no 3 de la rue des Récollets, avant de prendre le no 1 depuis cette date[7].

no 3 (actuel)
Le vaste immeuble d'habitation qui fait l'angle avec le no 27 de la rue Brûlée compte quatre niveaux. Le rez-de-chaussée est occupé par des commerces. La date de sa construction n'est pas établie[8].

Notes et références

Voir aussi

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