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Jean d'Orléans (1965)

chef de la Maison d'Orléans, prétendant orléaniste au trône de France De Wikipédia, l'encyclopédie libre

Jean d'Orléans (1965)
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Jean-Carl Pierre Marie d'Orléans, dit Jean d'Orléans, né le à Boulogne-Billancourt. Depuis le décès de son frère aîné François d'Orléans, il est l'aîné de la maison d’Orléans et, à ce titre, prétendant orléaniste au trône de France sous le nom revendiqué de « Jean IV », depuis le décès de son père, Henri d’Orléans, comte de Paris et duc de France, le [1].

Faits en bref Nom revendiqué, Prédécesseur ...

Portant à son tour le titre de courtoisie de comte de Paris à la suite de son grand-père puis de son père, il descend de Louis XIII par son fils cadet Philippe de France, duc d'Orléans et frère de Louis XIV. Il descend également de Louis-Philippe Ier, roi des Français, par la branche cadette des descendants de Ferdinand-Philippe d'Orléans.

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Biographie

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Enfance et jeunesse

Jean-Carl Pierre Marie d'Orléans[3] naît le 19 mai 1965 à Boulogne-Billancourt. Il est issu du mariage d'Henri d'Orléans et de Marie-Thérèse de Wurtemberg célébré le 5 juillet 1957 et constaté nul par l'Église catholique le 13 novembre 2008[4]. Il est le deuxième fils de ce couple.

Du côté de son père, Jean d'Orléans descend de Louis XIII et de Philippe d’Orléans (1640-1701), appelé « Monsieur frère du roi » (Louis XIV), et de son fils Philippe II, régent et arrière-grand-père de Philippe d’Orléans (1747-1793), appelé « Philippe Égalité » pendant la Révolution. Il est aussi l'héritier de Louis-Philippe Ier, roi des Français pendant la monarchie de Juillet ; et par sa grand-mère paternelle, Isabelle d'Orléans-Bragance, il descend de Pierre II, empereur du Brésil.

Il est baptisé le en la chapelle royale de Dreux. Il reçoit comme parrain, son oncle maternel, Carl de Wurtemberg, et comme marraine, sa tante paternelle, la princesse Chantal d'Orléans[5]. Son grand-père, le prince Henri d'Orléans, comte de Paris, lui administre le « baptême à la béarnaise »[a][réf. nécessaire].

Études et service militaire

Passé par le collège de Passy-Buzenval puis le lycée Saint-Joseph de Reims où il est interne, Jean d'Orléans poursuit son cursus universitaire à la Sorbonne où il obtient une maîtrise de philosophie en 1989 portant sur la notion de bien commun. En 1992, il obtient une maîtrise de droit à la faculté libre de droit, d'économie et de gestion et se spécialise dans les relations internationales. Il complète sa formation avec une maîtrise en administration des affaires (MBA) à Azusa Pacific University (APU) à Los Angeles en Californie, en 1994[7].

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Jean d'Orléans dans les années 1980.

Conformément à la tradition de sa famille, le duc de Vendôme effectue son service national comme officier. Après quatre mois de classes à l’École de cavalerie de Saumur, il est affecté comme aspirant puis sous-lieutenant commandant un peloton de chars de combat AMX au 7e régiment de chasseurs à Arras. Le prince est colonel de réserve de l'Armée française depuis le [8]. En , Jean d'Orléans devient parrain du 4e régiment de chasseurs de Gap[9],[10],[11].

Mariage et descendance

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Jean d'Orléans, son épouse Philomena et leur fils Gaston en 2010.

Le , les fiançailles du duc de Vendôme avec la princesse allemande Tatiana d'Oldenbourg, née en 1974, nièce du duc Anton-Günther d'Oldenbourg, alors chef de la maison grand-ducale d’Oldenbourg, sont annoncées dans plusieurs journaux, mais celles-ci sont finalement rompues le [12].

Son mariage civil avec Philomena de Tornos y Steinhart est célébré le à la mairie du 7e arrondissement de Paris par Rachida Dati[13], maire et garde des Sceaux.

Jean et Philomena ont six enfants :

  1. Gaston[14] Louis Antoine Marie d'Orléans, né le à Paris (14e arrondissement).
  2. Antoinette Léopoldine Jeanne Marie d'Orléans, née le à Vienne (Autriche) ;
  3. Louise-Marguerite Éléonore Marie d'Orléans, née le à Poissy (Yvelines) et baptisée le en l'église Saint-Pierre de Dreux (Eure-et-Loir) par le père Jean-Marie Lioult[15] ;
  4. Joseph Gabriel David Marie d'Orléans, né le à Dreux (Eure-et-Loir) et baptisé le en l'église Saint-Pierre de Dreux (Eure-et-Loir) par le père Jean-Marie Lioult[16] ;
  5. Jacinthe Élisabeth-Charlotte Marie d'Orléans, née le à Dreux (Eure-et-Loir)[17] et baptisée le en l'église Saint-Pierre de Dreux (Eure-et-Loir) par le père Christophe Besnier[18].
  6. Alphonse Charles François Marie d'Orléans, né le à Carcassonne (Aude) et baptisé le dans la basilique Saint-Nazaire-et-Saint-Celse de Carcassonne par le père Bertrand de La Soujeole, recteur de la basilique[19].

Gaston est scolarisé à l'école Saint-Joseph-des-Carmes, un établissement catholique de Montréal (Aude), près de Carcassonne, dirigé par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, tandis qu'Antoinette et Louise-Marguerite sont scolarisées à domicile[20].

Lieux de résidence et différends familiaux

De 2011 à 2020, Jean d'Orléans et sa famille résident au domaine royal de Dreux[21]. Cette année-là ils déménagent à Montréal, dans l'Aude, près de Carcassonne[22], à la suite de différends avec la fondation Saint-Louis sur le droit d'occupation de la maison Philidor au sein du domaine royal de Dreux - la fondation reprochant à Jean d'Orléans ne pas vouloir payer un loyer - ainsi que sur la gouvernance de la Fondation[23].

Il s'est ensuivi un contentieux juridique entre les deux parties. Le , le tribunal d'instance de Dreux a donné raison à la fondation Saint-Louis et ordonné l'expulsion de Jean d'Orléans[24], tout en appelant à la médiation entre les deux parties[25].

Ce conflit avec la fondation Saint-Louis prend son origine dans le cadre plus général de différends familiaux liés à l'héritage laissé par son grand-père Henri d'Orléans (1908-1999)[26].

Le 13 décembre 2023, le conflit entre le comte de Paris et la Fondation Saint-Louis prend fin, par la signature d'un protocole d'accord entre les parties[27]. Ce protocole prévoit la participation du prince Jean d'Orléans, président d'honneur de la Fondation, aux séances et aux travaux du conseil d'administration, ainsi que la nomination de son frère cadet, le prince Eudes d'Orléans, duc d'Angoulême, comme membre du conseil d'administration[28].

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Prétendant orléaniste au trône et chef de la maison d'Orléans

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Comte de Paris

Le 6 mars 2003, son père le déclare régent de son frère aîné François d'Orléans (1961-2017), à la suite de quoi s'ouvre une querelle dynastique qui ne s'éteint qu'au décès du prince François en 2017.

Le matin du , Henri d'Orléans meurt dans à Paris, à l'âge de 85 ans. Son décès est annoncé par son fils, Jean d’Orléans, via un communiqué publié dans la matinée. Jean lui succède, à 53 ans, comme comte de Paris et prétendant orléaniste au trône de France[29],[30]

Activités

Il est soutenu par l’Action française, bien que son arrière-grand-père Jean d'Orléans (appelé Jean III) ait rompu avec cette dernière dès 1937 afin de préserver l'indépendance de sa famille[31].

En 2007, Jean d'Orléans fonde la société « Avenir & Patrimoine Conseil » pour valoriser le patrimoine français lié aux rois et princes de sa famille[32].

En 2010, il est élu administrateur du Comité des Forêts et en 2011, administrateur de l'Association des Amis du musée Louis-Philippe du château d’Eu[32].

Malgré la querelle dynastique qui oppose légitimistes et orléanistes, il a commémoré conjointement avec Louis de Bourbon en 2010 le 400e anniversaire de la mort d’Henri IV, leur ancêtre commun[33].

C'est à la suite d'une proposition directe du comte de Paris à Emmanuel Macron, président de la République française, que le contentieux diplomatique entre la France et l'Italie a pu être résolu. La rencontre entre le président de la République française, Emmanuel Macron, et le président de la République italienne, Sergio Mattarella, a eu lieu le au château d'Amboise, qui appartient à la fondation Saint-Louis, dont le comte de Paris est le président d'honneur. Au cours de cet échange, où il était avec la comtesse de Paris et deux de ses enfants Gaston et Antoinette, un hommage à Léonard de Vinci a été rendu à l'occasion du 500e anniversaire de sa disparition[34].

Les activités et prises de position de Jean d'Orléans amènent certains observateurs à s'interroger sur son éventuelle candidature à une fonction élective[35].

Il assiste, accompagné de son fils aîné, le prince Gaston, à la cérémonie de réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris le [36].

Prises de positions

Il a déclaré avoir « été séduit par le candidat Sarkozy en 2007 »[37],[38] mais se refuse d’appeler à voter pour un candidat à une élection.

En matière d’environnement, il se déclare partisan du développement durable, considérant « l’écologie comme l’une des nécessités de notre temps ». En 2005, il a effectué un voyage de 12 jours dans l'Arctique pour constater le problème de la fonte des glaciers et en 2018, en compagnie de Yann Arthus Bertrand, il a co-présenté l'édition française de l'encyclique « Laudato Si » appelant à une prise de conscience des pays développés[39],[40].

Concernant les institutions, il pense que « les Français sont monarchistes de cœur et républicains de raison »[41].

En 2013, lors du débat portant sur l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe, il a exprimé son opposition à ce projet de loi en participant aux défilés de La Manif pour tous[38].

Le , il a apporté son soutien officiel au mouvement des Gilets jaunes, comme le prétendant légitimiste au trône Louis de Bourbon, par le biais d’un communiqué, appelant les Français à « retrouver au plus vite un dénominateur commun à partir duquel avancer, un socle commun a minima sur lequel nous puissions bâtir un projet fédérateur »[42],[43].

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Titres, honneurs, distinctions et armoiries

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Faits en bref Indirecte, Directe ...

Titulature

Les titres portés actuellement par les membres de la maison d’Orléans n’ont pas d’existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison.

  • -  : Son Altesse Royale le prince Jean d'Orléans (naissance) ;
  • -  : Son Altesse Royale le duc de Vendôme ;
  • -  : Son Altesse Royale le dauphin de France, duc de Vendôme ;
    • -  : Son Altesse Royale le dauphin de France, duc de Vendôme (selon les dispositions de son grand-père prises en 1981) ;
    • -  : Son Altesse Royale le duc de Vendôme, régent du Dauphin (selon les dispositions de son père prises en 2003, non portée par Jean d'Orléans) ;
  • -  : Son Altesse Royale le dauphin de France, duc de Vendôme (selon les dispositions prises par son père en 2003) ;
  • -  : Son Altesse Royale le duc de Vendôme ;
  • depuis le  : Son Altesse Royale le comte de Paris.

Deuxième fils du comte de Clermont (1933-2019), alors héritier du comte de Paris (1908-1999), Jean d’Orléans reçoit le titre de prince de France dès sa naissance, avec prédicat d'altesse royale[44]. Le , année du Millénaire capétien, il reçoit de son grand-père paternel le titre de duc de Vendôme et se voit reconnaître la qualité d’héritier présomptif à la place de son propre père[45],[44], dès lors titré comte de Mortain, et de son frère aîné, le prince François. Cependant, Henri d'Orléans refuse de reconnaître la modification de l’ordre successoral[46] et les relations entre les membres de la famille se tendent davantage. Malgré tout, à partir de 1990, le comte de Clermont reprend sa place entre son père et son fils.

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Le prince Albert II de Monaco et le prince Jean, comte de Paris, aux funérailles du père de ce dernier à la chapelle Saint-Louis de Dreux, en 2019.

Après avoir reçu le titre de dauphin de France à la mort de son grand-père[44], le nouveau comte de Paris (son père), par un communiqué du , réaffirme les droits dynastiques de son fils aîné François d'Orléans, comte de Clermont, alors écarté de la succession, et donne à Jean d'Orléans la qualité de régent du Dauphin. Une nouvelle déclaration est publiée le dans le magazine Point de vue, précisant que, lorsqu'il deviendra chef de maison, François d'Orléans sera entouré d'un conseil de régence composé de son frère, Jean d'Orléans, duc de Vendôme, de son oncle Jacques d'Orléans, duc d'Orléans, de son cousin germain Charles-Louis d'Orléans, duc de Chartres, et de deux personnes issues de la société civile[47]. Jean d'Orléans ne reconnaît pas cette décision, et porte toujours sa titulature de 1999. Son site internet présente François d'Orléans comme « non successible ».

Sa position de dauphin de France faisait la quasi-unanimité parmi sa famille et les orléanistes jusqu'au , date de décès de son frère aîné François. Alors qu'un jugement de septembre 2013 annule la donation d'un certain nombre des biens du comte de Paris faite à la fondation Saint-Louis et se prononce en faveur d'un partage entre les enfants de ce dernier, le duc de Vendôme, estimant que la volonté testamentaire de ses grands-parents paternels n'a pas été respectée — il devait notamment recevoir à l'origine un legs représentant un-huitième de leur succession —, lance une nouvelle procédure judiciaire au printemps 2014[48]. Il n'y aura pas de procès, le prince Jean ayant trouvé un accord avec sa famille.

Décorations françaises

Ordres dynastiques français

En qualité de chef de la maison royale de France et prétendant au trône de France, les partisans de Jean d'Orléans le considèrent grand maître des ordres dynastiques traditionnels. Cette position est disputée par les partisans de Louis de Bourbon, chef de la maison de Bourbon et prétendant au trône de France.

Ordres dynastiques étrangers

Distinctions

Armes

En qualité de prétendant au trône de France se revendiquant chef de la maison de France, le comte de Paris porte les armoiries suivantes :

Figure Blasonnement
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D'azur à trois fleurs de lis d'or
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D'azur à trois fleurs de lis d'or (qui est de France), timbré de la couronné royale de France et entouré par deux anges vêtus en lévites de gueules.

Ces armoiries ont été utilisées par la première fois par le comte de Paris dans sa déclaration du 2 février 2019[52]. Le comte de Paris utilise une versions des armes de France où les anges qui sont les tenants de l'écu portent une robe de gueules[53]. C'est son grand-père qui a fait dessiner de nouvelles armoiries pour les princes d'Orléans, ils portent tous un écu tenu par deux anges à la robe d'azur. Le comte de Paris et son fils aîné ont toutefois un écu tenu par deux anges portant une robe de gueules, en référence à l’ancienne livrée des serviteurs de la famille d'Orléans. Ces armoiries prennent modèle sur celles utilisées par ledit Henri d'Orléans sur ses bulletins d'information publiés après la Seconde Guerre mondiale. Trois modèles ont été utilisés, les armes actuellement utilisées dérivent du troisième modèle, en usage depuis le 26 décembre 1956 et repris par les deux prétendants au trône suivants. Ces armoiries ont été mises en couleur par Dominique Morche[54].

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Ascendance

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Publications

  • Un Prince français, 2009.

Notes et références

Annexes

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