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Ordre de succession au trône de Monaco

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Ordre de succession au trône de Monaco
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L'ordre de succession au trône de Monaco est l'ordre dans lequel sont appelés au trône de la principauté de Monaco les membres éligibles des branches subsistantes de la famille princière de Monaco — toutes issues d'Honoré II, héritier des seigneurs de Monaco, qui prit, le premier, à partir de 1612, le titre de « prince et seigneur » de Monaco —, et traite des droits éventuels de leurs représentants d'accéder au trône monégasque[1].

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Honoré II de Monaco (1597-1662), premier « prince et seigneur » de Monaco.

Sont successivement recensées :

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Descendance de Charlotte de Monaco

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Louis II (1870-1949), père de Charlotte de Monaco.

Cette première branche de la famille princière de Monaco — dont provient l'actuel souverain — est issue de la princesse Charlotte de Monaco, fille de Louis II (1870-1949), dernier descendant légitime et en ligne masculine directe de la deuxième maison souveraine de Monaco, laquelle sortait du mariage de Louise-Hippolyte de Monaco (1697-1731), fille aînée et héritière d'Antoine de Monaco, dernier prince de la première maison souveraine de Monaco et arrière-petit-fils d'Honoré II (1598-1662), premier « prince et seigneur » de Monaco[2], avec Jacques de Goyon de Matignon (1689-1751), comte de Torigni, devenu le prince Jacques Ier[3]. Fille naturelle et unique enfant du prince Louis II de Monaco, la princesse Charlotte (1898-1977) fut déclarée à sa naissance par son père, alors prince héréditaire[4], créée mademoiselle de Valentinois le par son grand-père, le prince souverain Albert Ier de Monaco, puis adoptée solennellement par le prince Louis le — avec la nécessaire autorisation du prince Albert Ier —, devenant princesse de Monaco et duchesse de Valentinois[5]. La loi successorale de la principauté, définie par le testament de Jean Ier en date du et l'ordonnance du du prince Charles III de Monaco, avait été modifiée par les ordonnances des 30 et d'Albert Ier, instituant le droit de succession par adoption dite « solennelle » ; en effet, la France, par le traité de Paris du 17 juillet 1918, conclu avec le représentant du prince souverain, avait négocié que la succession au trône de Monaco s'opérerait à l'avenir éventuellement en ligne adoptive mais nécessairement au profit d'un héritier direct, de nationalité française ou monégasque et agréé par le gouvernement français, cela afin d'éviter qu'un prince allemand ne puisse y monter (voir infra la descendance de la princesse Florestine de Monaco) : ainsi fut-il permis au prince Albert Ier et à son fils, le futur Louis II, de pousser vers le trône, malgré sa naissance illégitime, leur seule descendante. La princesse, à l'origine, avec son époux, le prince Pierre de Monaco, né comte Pierre de Polignac, de la troisième maison souveraine de Monaco[6], ne régna toutefois pas, renonça à ses droits au trône le (pour elle-même) et laissa deux enfants successibles : le futur Rainier III et la princesse Antoinette, dont postérité qui suit.

Rameau issu de Rainier III

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Rainier III (1923-2005).

Seul fils de la princesse Charlotte de Monaco et de son époux, le comte Pierre de Polignac, et cadet de la princesse Antoinette de Monaco, le prince Rainier III (1923-2005) a succédé à son grand-père Louis II en 1949 (sa mère Charlotte de Monaco ayant renoncé à ses droits pour elle-même et la loi successorale prévoyant une priorité masculine au même degré de parenté) et eu trois enfants de son mariage avec l'actrice américaine Grace Kelly : l'actuel prince régnant Albert II de Monaco, son seul fils, devenu prince souverain en 2005, en application de l'alinéa 1 de l'article 10 modifié de la Constitution de 1962 (actuelle loi successorale), qui dispose que la succession, ouverte par suite du décès ou de l'abdication du prince régnant, s'opère au profit de sa descendance directe et légitime par ordre de primogéniture avec priorité masculine au même degré de parenté ; et les princesses Caroline et Stéphanie, sœurs aînée et cadette du prince Albert II, successibles, ainsi que leur descendance légitime, par ordre de primogéniture avec priorité masculine au même degré de parenté, en application de l'alinéa 2 du même article (visant les frères, sœurs des princes régnants et leur postérité), rangées dans cet ordre après l'actuel souverain et ses enfants (numéros 1 et 2), mentionnées en gras et numérotées de 3 à 18[7].

Rameau issu d'Antoinette de Monaco

Seule fille de la princesse Charlotte de Monaco et de son époux, le prince Pierre de Polignac, et sœur aînée de Rainier III, la princesse Antoinette de Monaco (1920-2011), qui avait perdu toute capacité dynastique en application de l'article 10 de la Constitution de 1962 (prévoyant, dans sa version d'avant 2002, que la succession ne pouvait s'opérer qu'au profit de la seule descendance du prince régnant), fut, depuis 2002 et jusqu'à la mort de son frère Rainier III, au dixième rang dans l'ordre de succession (juste derrière sa petite-nièce Pauline Ducruet, seule fille légitime de sa nièce la princesse Stéphanie de Monaco, son neveu le prince Albert occupant alors la première place), puis demeura en principe successible en application de l'alinéa 4 de l'article 10 modifié, qui dispose qu'en cas de vacance grave du trône (absence de descendance légitime du prince régnant, de frère, de sœur ou de descendance légitime de ces derniers, aux termes des alinéas 1 et 2), il appartient au Conseil de la couronne, sur avis conforme du Conseil de régence, de désigner le nouveau prince souverain parmi les collatéraux du prince défunt ou démissionnaire. La princesse Antoinette de Monaco eut trois enfants naturels, portant le nom de Massy[14], mais légitimés par son mariage, en 1951, avec son premier époux, le champion de tennis Alexandre Noghès, dont postérité subsistante dynaste en application du même alinéa 4 de l'article 10 modifié de la Constitution de 1962, rangée par ordre de primogéniture avec priorité masculine au même degré de parenté et mentionnée en gras, ainsi qu'il a été fait pour la postérité du prince Rainier III[15].

  • Christian de Massy (né en 1949), baron de Massy[16], fils d'Antoinette de Monaco et d'Alexandre Noghès, et petit-fils de Charlotte de Monaco ; divorcé de María Marta Quintana y del Carril, puis d'Anne Michèle Lütken, puis de Julia Lakschin, marié (séparé)[réf. nécessaire] de Cécile Gelabale.
    • Antoine de Massy (né en 1996)[17], fils de Christian de Massy et de Cécile Irène Gelabale.
    • Leticia de Massy (née en 1971), fille de Christian de Massy et de María Marta Quintana y del Carril ; mariée au jonkheer Thomas de Brouwer[18].
      • Sylvestre de Brouwer (né en 2008), jonkheer, fils de Leticia de Massy et de Thomas de Brouwer.
      • Rose de Brouwer[19] (née en 2008), jonkvrouw, fille de Leticia de Massy et de Thomas de Brouwer.
  • Élisabeth-Anne de Massy (1947-2020), sœur aînée de Christian de Massy, et fille d'Antoinette de Monaco et d'Alexandre Noghès ; divorcée d'Alexandre Taubert, dit « baron Taubert-Natta »[20], puis de Nicolai Costello, dit « de Lusignan »[21].
    • Jean-Léonard Taubert de Massy, baron Taubert[22] (né en 1974), fils d'Élisabeth-Anne de Massy et d'Alexandre Taubert ; marié à Suzanne Chrimes.
      • Melchior Taubert (né en 2009), fils de Jean-Léonard Taubert de Massy et de Suzanne Chrimes.
    • Mélanie-Antoinette Costello de Massy, dite « de Lusignan »[23] (1985), fille d'Élisabeth-Anne de Massy et de Nicolai de Lusignan.
  • Christine de Massy (1951-1989), épouse Wayne Knecht[24].
    • Sebastian Knecht de Massy[25] (né en 1972), fils de Christine de Massy et de Wayne Knecht.
      • Andrea Knecht (né en 2008), fils de Sebastian Knecht de Massy et de Donatella Dugaginy.
      • Christine Knecht (née en 2000), fille de Sebastian Knecht de Massy et de Donatella Dugaginy.
      • Alexia Knecht (née en 2001), fille de Sebastian Knecht de Massy et de Donatella Dugaginy.
      • Vittoria Knecht (née en 2007), fille de Sebastian Knecht de Massy et de Donatella Dugaginy.
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Descendance de Florestine de Monaco

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Florestine de Monaco (1833-1897), fille de Florestan de Monaco.
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Le comte Guillaume de Wurtemberg, 2e duc d'Urach (1864-1928), fils de Florestine de Monaco.

Cette deuxième branche de la famille princière de Monaco est issue de comte Guillaume de Wurtemberg, 2e duc d'Urach (1864-1928), l'un des deux enfants du comte Frédéric de Wurtemberg, 1er duc d'Urach, et de sa seconde épouse, la princesse Florestine de Monaco[26] (1833-1897), fille du prince souverain Florestan (lui-même arrière-petit-fils de Jacques Ier et de Louise-Hippolyte de Monaco, auteurs de la deuxième maison souveraine de Monaco). Ses représentants ne sont pas habituellement considérés comme dynastes à Monaco du fait des renonciations du duc à toute prétention au trône pour lui-même, ses enfants mineurs et leur postérité à naître, en , et de ses enfants majeurs (Élisabeth, Carole, Guillaume-Albert, Charles-Géron et Marguerite) pour eux-mêmes, leurs enfants mineurs et leur postérité à naître, en [27]. En effet, la France, au lendemain de la première Guerre mondiale, n'entendait pas voir un jour un Allemand prendre possession du célèbre rocher — le traité de Paris (1918) avait notamment pour finalité d'éviter que la chose ne se produise au décès du futur Louis II, le 2e duc d'Urach, son plus proche parent en ligne légitime mais de nationalité allemande, étant jusque-là le successeur immédiat du dernier prince de la deuxième maison souveraine de Monaco, avant que ce dernier n'adopte sa fille naturelle, la princesse Charlotte de Monaco, la rendant ainsi dynaste en application de l'ordonnance du déjà citée ; les descendants de la princesse Florestine de Monaco s'inclinèrent, mais en faveur d'Aynard Guigues de Moreton de Chabrillan (voir infra la descendance de la princesse Honorine de Monaco), refusant le changement de loi successorale fait au bénéfice de la princesse Charlotte. La maison d'Urach constitue aussi une branche morganatique de la maison de Wurtemberg, et, en , le 2e duc d'Urach avait déjà refusé le trône de Lituanie (dont il fut l'éphémère et théorique roi Mindaugas II). À noter que l'actuelle loi successorale (alinéa 3 de l'article 10 modifié de la Constitution de 1962) prévoit la renonciation à ses droits d'un dynaste[28]. On trouvera ci-dessous, toujours par ordre de primogéniture avec priorité masculine au même degré de parenté, les descendants vivants, issus en légitime mariage, du 2e duc d'Urach ; tout comme la postérité légitime de la princesse Charlotte de Monaco, ils figurent en gras, considérant que les renonciations dont il a été parlé, un peu forcées par l'Histoire[29], sont intervenues après le traité de Paris, qui privait déjà les membres de la maison d'Urach de toute chance de monter sur le trône, en sorte qu'on peut s'interroger sur la validité des renonciations à des droits que les Urach ne possédaient plus alors[30]. Le prince Charles d'Urach, quant à lui, frère du 2e duc, également issu du second mariage de son père avec la princesse Florestine de Monaco, qui avait renoncé à ses droits pour lui-même et sa postérité à naître en , est mort sans avoir contracté d'alliance.

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Descendance d'Honorine de Monaco

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Honoré III (1733-1793), père d'Honorine de Monaco.

Cette troisième branche de la famille princière est issue d'Aynard Guigues de Moreton, marquis de Chabrillan, arrière-petit-fils de René de La Tour du Pin, marquis de La Charce, et de son épouse, la princesse Honorine de Monaco[33] (1784-1879), fille du prince Joseph de Monaco et petite-fille du prince souverain Honoré III (lui-même fils de Jacques Ier de Monaco et de Louise-Hippolyte de Monaco, auteurs de la deuxième maison souveraine de Monaco). C'est à l'un de ses représentants — Aynard de Chabrillan, précité — qu'aurait pu échoir le trône de Monaco si la loi successorale n'avait pas été modifiée au profit de la princesse Charlotte de Monaco, duchesse de Valentinois (les duc et princes d'Urach ayant renoncé à toute prétention, ainsi qu'il a été dit plus haut), à la suite du traité de Paris (1918) ; c'est également la branche la plus proche de celle issue de la princesse Charlotte de Monaco si l'on excepte celle d'Urach et la dernière à descendre de Jacques Ier et Louise-Hippolyte de Monaco. Soulignons que c'est sur le conseil du parlement monégasque, et avec l'accord des autorités françaises (dans le cadre du protectorat, instauré par la Constitution de 1911), que le prince Albert Ier de Monaco modifia la loi successorale, y inscrivant le droit de succession par adoption dite « solennelle » (disposition écartée en 2002, sous le règne de Rainier III, son arrière-petit-fils, comme on l'a vu) ; cependant les aînés de la branche dont il est ici question, lointains parents — mais en ligne légitime — de Louis II de Monaco, revendiquèrent[34] la succession du dernier prince de la deuxième maison souveraine de Monaco. Rappelons par ailleurs qu'en cas de vacance grave du trône (absence de descendance légitime du prince régnant, de frère, de sœur ou de descendance légitime de ces derniers, aux termes des alinéas 1 et 2 de l'article 10 modifié de la Constitution de 1962), il appartient au Conseil de la couronne, sur avis conforme du Conseil de régence, de désigner le nouveau prince souverain parmi les collatéraux du prince défunt ou démissionnaire, et que la succession ne peut s'opérer qu'au profit d'une personne ayant la nationalité monégasque au jour de l'ouverture de la succession (alinéas 4 et 5 du même article 10) ; nous avons toutefois rangé les représentants actuels de cette branche française de la famille princière par ordre de primogéniture avec priorité masculine au même degré de parenté et les avons mentionnés en gras, ainsi qu'il a été fait précédemment[35].

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Descendance de Marie-Thérèse Grimaldi

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Hercule Grimaldi (1623-1651), marquis des Baux, père de Marie-Thérèse Grimaldi.

Cette quatrième branche, fort nombreuse et internationale, de la famille princière de Monaco, est issue de Marie-Thérèse Grimaldi (1650-1723), marquise de San Martino par son mariage avec Sigismond IV d'Este (1647-1732), fille (et dernier enfant ayant une descendance contemporaine) d'Hercule Grimaldi, marquis des Baux (1623-1651), lui-même fils unique d'Honoré II de Monaco (1598-1662), premier « prince et seigneur »[39] de la première maison souveraine de Monaco (et arrière-grand-père d'Antoine II de Monaco, dernier prince de cette maison et père de Louise-Hippolyte de Monaco, qui fut à l'origine de la deuxième maison souveraine). Il n'existe pas, en dehors de cette dernière branche, de plus proches collatéraux des descendants de la princesse Charlotte de Monaco en dehors des héritiers des princesses Florestine et Honorine de Monaco. S'agissant de leurs très hypothétiques chances d'accéder au trône, on rappellera, ici encore, qu'en cas de vacance grave du trône (absence de descendance légitime du prince régnant, de frère, de sœur ou de descendance légitime de ces derniers, aux termes des alinéas 1 et 2 de l'article 10 modifié de la Constitution de 1962), il appartient au Conseil de la couronne, sur avis conforme du Conseil de régence, de désigner le nouveau prince souverain parmi les collatéraux (ici très éloignés, mais la Constitution ne fait aucune discrimination sur cette base) du prince défunt ou démissionnaire, et que la succession ne peut s'opérer qu'au profit d'une personne ayant la nationalité monégasque au jour de l'ouverture de la succession (alinéas 4 et 5 du même article).

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Tableau récapitulatif

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Articles connexes

Bibliographie

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Notes et références

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