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Saint-Lô-d'Ourville

ancienne commune française du département de la Manche De Wikipédia, l'encyclopédie libre

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Saint-Lô-d'Ourville est une ancienne commune française du département de la Manche et de la région Normandie, peuplée de 482 habitants, commune déléguée au sein de Port-Bail-sur-Mer depuis le .

Faits en bref Administration, Pays ...
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Géographie

Localisation

La commune est située sur la Côte des Isles, dans le Cotentin.

Les communes limitrophes sont Canville-la-Rocque, Denneville et Portbail.

Toponymie

Le nom est attesté sous la forme Sancti Laudi de Orvilla en 1115, composé probablement avec le nom de personne germanique (franc) Uro et le suffixe ville[1].

Jusqu'en 1925 le nom officiel de la commune était Ourville[2].

Histoire

Résumé
Contexte

Moyen Âge

La paroisse, mentionnée sur un document de 1115 est bien plus ancienne puisque sa fondation remonte au VIe siècle. Elle a pour patron saint Lô, 5e évêque de Coutances entre 525-565, et serait issu d'un premier démembrement de l’agglomération gallo-romaine de Gaudacum[2].

Vers le XIe siècle, une grande partie de la paroisse dépendait de l'honneur de la Haye, le reste de l'honneur d'Aubigny[3].

Turstin Haldup (fl. au XIe siècle), baron de La Haye-du-Puits, avec sa femme Anne et son fils Eudes au Capel, donnèrent à l'abbaye de Lessay qu'ils venaient de fonder tous leurs biens d'Ourville (église, terres, pêcheries, etc.)[4]. L'abbaye de Lessay, qui nommait à la cure, et possédait des biens importants sur la paroisse, percevait la dîme. Robert de la Haie (Robert de La Haye), sénéchal du duc de Normandie Henri Ier, confirma en 1134 la donation. Celle-ci fut contestée par la suite, car en 1234, Robert d'Argences, chevalier, seigneur du Parc d'Ourville, renonce au patronage de la paroisse en faveur de l'abbaye[5].

Temps modernes

Au milieu du XVIe siècle, Charles de Thieuville, époux de Marguerite Martin, fille de Gilles II Martin, est qualifié de sieur du Parc[6].

En 1567, Gilles de Thieuville, écuyer, sieur de Saint-Maurice, du Fournel et du Parc, est taxé pour ces fiefs de 12 livres et 10 solz dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief du Parc à Saint-Lô-d'Ourville, qui valait un quart de fief de haubert, et était tenu du roi sous la vicomté de Valognes, avait des extensions sur Portbail, Gouey, Saint-Jean-de-la-Rivière, Saint-Martin-du-Mesnil, Saint-Pierre-d'Allonne et Sainte-Suzanne-en-Bauptois[7].

En 1768, il y avait vingt-neuf salines dans le havre de Portbail, dont deux sur la paroisse de Saint-Lô-d'Ourville[8].

Époque contemporaine

Seconde Guerre mondiale

En 1942, la Kommandantur de Portbail y fut transférée[4].

XXIe siècle

Le , Saint-Lô-d'Ourville fusionne avec Denneville et Portbail pour créer la commune nouvelle de Port-Bail-sur-Mer par arrêté préfectoral du [9]. Les trois anciennes communes deviennent des communes déléguées.

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Politique et administration

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Équipements et services publics

Espaces publics

  • Dunes de Lindbergh et Lindbergh-Plage. Du nom de l'aviateur, car point supposé où il a atteint la côte française avant d'atterrir à Lessay.

Démographie

Résumé
Contexte

En 2021, la commune comptait 482 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Saint-Lô-d'Ourville[15]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 1].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
777706875972908909919861888
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
832772753706676600740610616
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
585554530427409449473485485
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
399380403397404478553530517
Davantage d’informations - ...
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
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Économie

Culture locale et patrimoine

Résumé
Contexte

Lieux et monuments

Patrimoine religieux

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L'église au centre du bourg.
  • Église Saint-Lô des XIIIe, XVe, XVIe – XIXe siècles, avec sa tour à encorbellement[18],[19], et entourée de son cimetière. Le patronage de l'église appartenait à l'abbaye de Lessay, qui possédait des biens important sur la paroisse et qui percevait la dîme. Cette donation fut confirmée en 1134 par Robert de La Haie, sénéchal du duc de Normandie Henri Ier. Donation contestée car on voit en 1234, Robert d'Argences, chevalier, seigneur du Parc d'Ourville, renoncé au patronage de la paroisse en faveur de l'abbaye[5].
L'édifice abrite une verrière à trois panneaux : la Crucifixion, saint Lô et saint Jean Baptiste (XIIe, XVe – XXe siècles), une Vierge à l'Enfant du XVIe, sainte Marie-Madeleine du XIVe, classées au titre objet aux monuments historiques[20], ainsi qu'une poutre de gloire du XVIIIe, un maître-autel et retable du XVIIe[4] et un ancien autel en pierre de la chapelle du château du Parc-d'Ourville[21].
  • Ancien prieuré d'Avarville des XIIIe – XIVe siècle, siège de la baronnie ecclésial d'Avarville, l'un des huit fiefs relevant de l'abbaye de Lessay, et qui avait entre autres le droit exclusif d'enlever la tangue comme un texte de 1532 l'évoque « Les tangues pour l'usage et anoblissement de leurs terres à la dicquerie de leur baronnie d'Avarville, joint d'un costé à la garenne desdits religieux, d'autre costé au terroir d'Ourville »[22], et le droit de gravage ou varech sur l'étendue de leur baronnie[23]. Ainsi, les moines récupérèrent en l'an 1435 « un tonnel et deux pipes de vin arrivés à vreq ès mettes de la dite seignourie » ou encore, en 1758, un « canon trouvé au gravage, de Saint-Lô-d'Ourville »[23]. Au XVe siècle, la baronnie possédait les terres de la Dicquerie, des terres à Ourville, Omonville, Denneville, Saint-Jean, Saint-Georges-de-la-Rivière, Le Maisnil, Saint Morice. En 1692, Jean Lemarcant prend à ferme la baronnie d'Avarville pour 1 900 livres par an. En 1672, il en était le receveur[24]. À la veille de la Révolution, la baronnie est divisée en 65 fiefs répartis sur la paroisse de Saint-Lô-d'Ourville et quatre sur la paroisse voisine de Denneville[25].
  • Ancien presbytère du XVIIIe siècle.

Patrimoine civil

Il s'agit d'un ensemble manorial complet avec logis seigneurial et logis en dépendance protégés par un mur défensif, douves, chapelle (XVe), colombier, moulin, pressoir, douves, vivier, jardin fossoyé et bâtiments agricoles en cour fermée autour du logis. Le domaine est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [26].
  • Manoir Durevie. Cet ancien manoir est aujourd'hui partagé en deux propriétés.
Le , Guillaume Durevie acquiert du roi le fiefferme, terre et seigneurie d'Avarville au prix de 92 livres, 8 sols et 4 deniers. C'est son fils, Gilles, qui héritera, puis Jean, son propre fils. La famille fut anoblie en 1518, en la personne de Guillaume et portait pour armes un écu : d'azur au cygne d'argent becqué et onglé de gueules, au chef d'or chargé de trois merlettes de sable. En 1634 et 1640, réside au manoir, Jacques Durevie, sieur d'Avarville, qui avait épousé en 1612 Marie Estar[27].
  • Manoir de la Tourelle du XVe siècle. Situé non loin du Parc d'Ouville, la maison forte est citée en 1432[28].
  • Anciens moulins dont un à marée et un à vent.
  • Pont du Carcan sur le Gris, passage obligé pour la traversée du fond du havre avant la construction de la route touristique. Il fut en partie démoli, le ou , lorsqu'un convoi allemand est anéanti par l'aviation américaine[29].
Pour mémoire
  • Motte du Parc, attestée par les textes[3].

Personnalités liées à la commune

Héraldique

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Les armes de la commune Saint-Lô-d'Ourville se blasonnent ainsi :
D'azur au cygne d'argent becqué et membré de gueules, au chef d'or chargé de trois merlettes de sable[Note 2].

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Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Jeannine Bavay, « Saint-Lô-d'Ourville », Vikland, la revue du Cotentin, no 1, avril-mai-juin 2012, p. 38-45 (ISSN 0224-7992).
  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 211.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 564.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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