Le plateau du Golan (en arabe الجولان, al-Jūlān, en hébreu גולן, Golan), est un territoire syrien occupé depuis le 9 juin 1967, lors de la guerre des Six Jours ayant fait l'objet d'une annexion décidée par le gouvernement israélien à la suite de la " loi sur le plateau du Golan " votée par la Knesset (parlement) le 14 décembre 1981[3]. L'annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale, pour qui le plateau du Golan est un territoire syrien occupé. Cette annexion est considérée par la résolution n°497 du 17 décembre 1981 du Conseil de Sécurité, comme étant « nulle et non avenue et sans effet juridique sur le plan international »[4],[5]. Cette loi israélienne est uniquement reconnue par les États-Unis depuis la déclaration du président Trump le 25 mars 2019.

Quick facts: Administration, Pays , Démographie, Populatio...
sous-district de Golan (Plateau ouest du Golan)

גולן (he)
الجولان (ar)


Carte du plateau du Golan avec à l'ouest, Israël, à l'est la Syrie, au nord, le Liban et au sud la Jordanie. La zone en rouge au centre marque la zone démilitarisée.
Administration
Pays Israël (territoire annexé)
UNIFIL (zone démilitarisée) et Syrie (de jure)
Démographie
Population 47 400 hab.[1] (31 déc. 2015)
Densité 41 hab./km2
Langue(s) Hébreu, arabe
Géographie
Coordonnées 33° 00′ nord, 35° 45′ est
Superficie 1 154 km2 [2]
Divers
Monnaie Shekel
Fuseau horaire UTC +02:00
    Close
    Éoliennes israéliennes sur le plateau du Golan annexé et le reste de la Syrie en arrière plan

    Au cours de l'Antiquité, le territoire est habité par divers peuples, dont les Amorites, les Ituréens et les Israélites. La présence israélite se termine en 636, avec la conquête arabe sous Omar ibn al-Khattâb. Les Druzes s'y installent à partir du XVe siècle. Il fait partie de l'Empire ottoman à partir des années 1520 (début de la conquête ottomane) et diverses populations s'y installent. Après la défaite de l'Empire ottoman et l'arrivée dès de troupes anglaises, il est administré temporairement par les Britanniques mais cette zone, comme toute la Syrie, devait être confiée à la France, selon les accords Sykes-Picot. La France doit toutefois attendre la décision de la Société de Nations en 1922 pour en prendre possession et définir les frontières du territoire sous mandat, qui seront fixées à la suite de travaux de la commission mixte franco-britannique de la frontière, en 1923. Cette secteur de la Syrie est administrée par la France, comme tout le reste du territoire syrien, jusqu'à l'indépendance de la Syrie en 1946.

    La majeure partie du Golan a été conquise totalement par Israël le 9 juin 1967, au cours de la guerre des Six Jours. Depuis la conquête du territoire, le Golan a connu une évolution démographique importante ; de nombreux Israéliens se sont installés, lors de l'installation de colonies, kibboutz ou moshav souvent implantés à partir des implantations du Nahal (Jeunesse pionnière combattante) qui furent présentes à compter de fin 1967 ou début 1968. Depuis la loi israélienne du 14 décembre 1981, le Golan est annexé Israël et constitue un sous-district au sein du district Nord . Mais cette annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale (sauf par le gouvernement des États-Unis depuis mars 2019) ; en effet, le plateau du Golan est considéré comme un territoire syrien occupé. Cette annexion est considérée par la résolution n°497 du 17 décembre 1981 du Conseil de Sécurité, comme étant « nulle et non avenue et sans effet juridique sur le plan international »[4],[5].

    En 2022, le Golan occupé abrite plus de 32 000 Israéliens et environ 22 000 Druzes[6]. Le plateau du Golan représente une zone stratégique très importante dans le contexte du conflit israélo-arabe[7]. Il domine par sa position la Galilée (Israël) et la plaine de Damas (Syrie). Il contrôle également la plupart des sources alimentant le lac de Tibériade et le Jourdain. L'agglomération la plus peuplée en est l'agglomération druze de Majdal Shams.