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Étienne Dujardin-Beaumetz

peintre français De Wikipédia, l'encyclopédie libre

Étienne Dujardin-Beaumetz
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Henri Charles Étienne Dujardin-Beaumetz[1], connu aussi en tant qu'artiste-peintre sous le nom Étienne Beaumetz[2],[3], né le à Passy[1] et mort le à La Bezole (Aude)[4],[5], est un artiste-peintre et homme politique français.

Faits en bref Fonctions, Sénateur français ...
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Biographie

Résumé
Contexte

Étienne est le fils de Thadée Urbain Hippolyte Dujardin-Beaumetz, médecin, maire adjoint du 10e arrondissement de Paris en 1848, puis préfet du Puy-de-Dôme, et de Clémence Lepère[6].

Il participe en tant que volontaire à la guerre de 1870 ce qui influence sa carrière de peintre, il se consacre à la peinture de sujets militaires. Il sera ainsi amicalement surnommé le capitaine des pompiers de Montretout.

Il est formé aux Beaux-Arts de Paris par Louis Roux et le peintre Alexandre Cabanel[3],[7], puis Émile Bin[8], il est installé près de Montmartre.

Il expose au Salon des artistes français dès 1875 une toile militaire, En reconnaissance. Il y présentera aussi Les voilà (épisode de la guerre 1870-1871, au ministère de la Guerre), Le général Lapasset brûlant ses drapeaux (1812), Salut à la Victoire et Portrait de M. Dujardin-Baumetz, de l'Académie de Médecine (son frère). En 1880, il y obtient une médaille de 3e classe et remporte aussi une mention honorable à l'Exposition universelle de Paris de 1889[9].

Il participe à l'amélioration de la condition des artistes par la création de la société libre des artistes français et par la revue l'Art Libre dont il est cofondateur en 1880 avec Numa Coste, Émile Zola, Paul Alexis et Marius Roux[10].

Étienne Dujardin-Beaumetz se fiance en 1879 avec Louise Milliet, artiste peintre anticléricale âgée de vingt-cinq ans, fille des républicains Félix et Louise Milliet. Ils rompent cependant lors de la préparation du mariage, Dujardin-Beaumetz refusant un mariage civil, préférant un mariage catholique, pour la galerie, même s'il n'est pas lui-même religieux[11].

Il épouse ensuite la peintre Marie-Louise Petiet, artiste Limouxine, le à Paris dans le 16e arrondissement[6], puis s'installe dans l'Aude.

Il est l'oncle de la peintre Rose Dujardin-Beaumetz[12],[13].

Son portrait a été réalisé par Adolphe Déchenaud en 1906, il est conservé au musée d'Orsay[14].

Le peintre

Il expose dès 1875.

  • 1875 - En reconnaissance à Ville-Evrard, siège de Paris, 1870
  • 1876 - Les Mobiles évacuant le plateau d'Avron pendant le bombardement
  • 1877 - L'Infanterie de soutien
  • 1877 - En Retraite
  • 1879 - L'attaque d'un château
  • 1880 - Les voilà ! 1870[15] qui lui vaut une médaille
  • 1881 - Le Bataillon Des Gravilliers Pour La Frontiere[16]
  • 1882 - Le général Lapasset brûlant son drapeau, musée Petiet de Limoux[17]
  • 1883 - Les libérateurs
  • 1884 - La garnison quittant Belfort
  • 1884 - À Champigny
  • 1885 - À la baïonnette
  • 1885 - La dernière faction
  • 1887 - Ils ne l'auront pas
  • 1888 - Salut à la victoire (bataille de Coulmiers)

Il reçoit une mention à l'Exposition universelle de 1889, date à laquelle il abandonne la peinture pour la politique[18].

L'homme politique

Dès 1891 Henri Dujardin-Beaumetz s’interroge sur le rôle que l’État doit jouer en matière d’art, il pense qu’ « il y a, depuis bien longtemps, dans notre pays, un malentendu sur le rôle que l’État doit jouer en matière d’art : les uns pensent que l’État doit diriger le mouvement artistique du pays ; les autres estiment qu’il n’y a qu’à le suivre en l’encourageant. La tradition en vertu de laquelle l’État croit devoir diriger l’art date de Colbert.

Les défenseurs de l’art officiel ont pensé que, de même que l’État était avec raison, pour l’instruction publique, l’éducateur de la nation, il lui appartenait de diriger les tendances artistiques du pays dans ce qu’il croyait être le beau et le vrai.

L’art officiel a développé ses élus en écrasant leurs adversaires, et pour qu’il ait le droit d’agir ainsi il eût fallu que ses représentants aient la certitude qu’ils soient en possession de la formule définitive. »[19]

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Monument du Peintre Sisley en 1911, carte postale de Louis Coffin.

En 1905, en tant que sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts, Étienne Dujardin-Beaumetz est nommé président d'honneur du comité exécutif du monument Sisley[20]. Le monument à Alfred Sisley est inauguré le 15 juillet 1911[21] sous sa présidence au Champ de Mars à Moret-sur-Loing[22].

Radical et franc-maçon notoire, affilié à la loge La clémente Amitié[23], le , Henri Dujardin-Beaumetz a voté pour la loi de séparation des Églises et de l'État[24], étant un farouche anti-clérical depuis le début de sa carrière politique[25].

Il est photographié en octobre 1910 lors de la Rentrée des Chambres (photo de presse, Agence Rol)[26].

Publications

  • 1891 - Rapport : Création d'un régiment d'infanterie subdivisionnaire, Paris, Motteroz[27]
  • 1891 - Rapport : Organisation des régiments régionaux d'infanterie, Paris, Motteroz[28]
  • 1892 - Proposition de loi concernant la liberté des théâtres, présentée par MM. Gustave Isambert et Dujardin-Beaumetz, Paris, Motteroz[29]
  • vers 1899 - Proposition de loi ayant pour objet le transfert au Panthéon des restes de Rude, David d'Angers, Ingres, Delacroix et Berlioz présentée par M. Dujardin-Beaumetz, Paris, Motteroz[30]
  • 1905 - Discours et articles de journaux prononcés et publiés à l'occasion des obsèques de M. Antonin Proust (1832-1905) par Jules Claretie, Disleau et H.-C.-E. Dujardin-Beaumetz, Niort impr. de T. Mercier[31]
  • 1907 - Congrès des sociétés savantes à Montpellier. Discours prononcé à la séance générale du congrès, le , par M. Dujardin-Beaumetz, Imprimerie nationale[32]
  • 1913 - Entretiens avec Rodin[33], imprimé après décès par son frère François DB.
  • 1913 - Discours de 1905 à 1911, Paris, P. Dupont[34],[35]

imprimé après décès par son frère François DB.

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Iconographie

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Buste d'Étienne Dujardin-Beaumetz par Marguerite Syamour (Musée Petiet).
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Notes et références

Voir aussi

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