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Leslie Nielsen

acteur canadien (1926-2010) De Wikipédia, l'encyclopédie libre

Leslie Nielsen
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Leslie Nielsen est un acteur canadien naturalisé américain, né le à Regina (Saskatchewan) et mort le à Fort Lauderdale (Floride).

Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...

Il est apparu dans plus de 100 films et 1 500 émissions de télévision au cours de sa carrière, interprétant plus de 220 personnages. Bien que sa carrière d'acteur ait traversé une grande variété de genres aussi bien au cinéma qu'à la télévision, son rôle pince-sans-rire dans Y a-t-il un pilote dans l'avion ? (1980) a marqué un tournant dans sa carrière, qu'il a poursuivi en incarnant le policier gaffeur Frank Drebin dans la série Police Squad en 1982 puis à trois reprises au cinéma à partir de Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (1988).

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Biographie

Résumé
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Jeunesse

Leslie Nielsen nait à Regina, dans la province de la Saskatchewan. Sa mère, Mabel Elizabeth (née Davies), est une immigrée galloise originaire de Fulham (Londres), et son père, Ingvard Eversen Nielsen, danois, est officier dans la gendarmerie royale du Canada. Il a deux frères ; l'aîné, Erik Nielsen (1925-2008), est par la suite vice-premier ministre du Canada pendant les années 1980. Son père Ingvard est un homme violent qui frappe sa femme et ses enfants, et Leslie Nielsen a très tôt envie de fuir.

Il vit quelques années à Fort Norman, dans les Territoires du Nord-Ouest où son père travaille pour la Gendarmerie royale.

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L'oncle de Nielsen Jean Hersholt (photographié ici dans le film de 1936 La Fièvre des tropiques) lui inspira l'idée de devenir acteur.

Son demi-oncle, Jean Hersholt, est un acteur connu pour son interprétation du Dr. Chistian dans une série radiophonique du même nom et d'une adaptation à la télévision et au cinéma produite plus tard. Dans un article pour le Boston Globe, Nielsen déclare :

« J'ai vu très rapidement que quand je faisais allusion à mon oncle, les gens pensaient que j'étais un gros menteur. Alors, j'en ramenais 8 ou 10 à la maison, et leur vision des choses changeait radicalement. J'ai commencé à penser que le métier d'acteur n'était pas une mauvaise idée, mais j'étais très intimidé et certainement manquant de courage. Mon oncle mourut quelque temps après que j'ai eu le temps de le connaître. Je regrette de ne pas l'avoir mieux connu. »

À l'âge de 17 ans, après son diplôme de la Victoria Composite High School (en) à Edmonton, il s'enrôle dans l'aviation royale du Canada en tant qu'artilleur aérien à la fin de la Seconde Guerre mondiale (mais il est trop jeune et trop peu entraîné pour participer aux combats outre-Manche), même s'il est déclaré sourd (il porte des prothèses auditives plus tard dans sa vie)[1],[2].

Il étudie à l’Academy of Radio Arts de Toronto puis à la Neighborhood Playhouse de New York pendant qu'il joue au Summer stock theatre (en), jusqu'à sa première apparition à la télévision.

Débuts

La carrière de Leslie Nielsen commence en 1948 avec des rôles à la télévision dans un épisode de Studio One, aux côtés de Charlton Heston, pour lequel il est payé 75 dollars, et apparaît seul dans environ 50 programmes en direct en 1950. Nielsen déclare ultérieurement qu'il gagne alors « très peu, [...] 75 ou 100 dollars par épisode ». Il commence à obtenir des rôles dans des drames, des westerns et des films romantiques.

Sa voix claire sert pour différents documentaires ou publicités mais, avec quelques exceptions, le début de sa carrière en tant qu'acteur dramatique passe inaperçu. Hal Erickson du site AllMovie précise que « la plupart du travail de Nielsen était insignifiant ; un simple bel acteur, dans une industrie cinématographique pleine de beaux acteurs ».

En 1956, il fait ses débuts dans un film musical du réalisateur Michael Curtiz, Le Roi des vagabonds. Nielsen précise à l'interview du Seattle Post-Intelligencer, qu'il se souvient de Curtiz comme d'« un sadique, un sadique charmant, mais un sadique ». Nielsen veut renommer ce film The Vagabond Turkey La Dinde vagabonde »). Alors que le film n'a pas un grand succès au box-office, le producteur Nicholas Nayfack remarque Nielsen et lui offre une audition pour un rôle dans un film de science fiction, Planète interdite, ce qui a comme conséquence un contrat à long terme avec la Metro-Goldwyn-Mayer.

Succès

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Leslie Nielsen dans son deuxième film, Planète interdite (1956).

Très rapidement, Leslie Nielsen décroche l'un des rôles principaux, celui du commandant Adams, de Planète interdite (1956), devenu un classique de la science-fiction. Le film est un succès immédiat. Quelques films suivent, mais l'acteur retourne sur le petit écran.

À propos de Planète interdite, il déclare plus tard : « C'est censé être une version science-fiction de La Tempête de Shakespeare, c'était à propos de l'identité. Qui sait ? Les fans de Star Trek le voient comme un précurseur de Star Trek. J'avais juste à porter un uniforme étroit et à regarder Anne Francis. J'étais assez mince, à l'époque. »

Il obtient ensuite des rôles dans Ransom! (1956), The Opposite Sex (1956) et Hot Summer Night (1957). En 1957, il décroche le premier rôle l'opposant à Debbie Reynolds dans une comédie romantique Tammy and the Bachelor, qui lui vaut comme critique dans le Chicago Tribune[Quoi ?].

Cependant, pas très satisfait des rôles dans les films qu'on lui offre, il donne un surnom aux sociétés de production : « Tiffany, qui a oublié quel était le prix de l'argent ». Nielsen quitte alors la MGM, après la dernière audition pour le rôle de Messala dans le film historique de 1959, Ben-Hur, rôle qui est attribué à Stephen Boyd.

L'acteur atterrit ensuite dans une série de Walt Disney Television : Le Renard des marais, dans le rôle de Francis Marion un héros de la guerre d'indépendance des États-Unis. Dans une interview de 1988, en se remémorant la série, il affirme :

« Ça a été une belle expérience, parce que les employés de Disney ne font pas leurs émissions comme tous les autres, en tournant un épisode par semaine. On avait seulement à réaliser un épisode par mois, et le budget était extrêmement élevé pour l'époque. On avait un endroit pour tourner dans un studio décoré plutôt pas cher et des costumes très authentiques. »

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Leslie Nielsen et Elizabeth Allen en 1970.

Dans les années 1960 et 1970, il connaît une activité ininterrompue à la télévision, apparaissant dans de nombreux téléfilms et dans la plupart des séries américaines de l'époque. Son visage devient familier du public mais on ne lui propose pratiquement que des rôles sérieux de policiers, de médecins ou d'officiers. Au cinéma, on retient de cette époque son apparition en commandant de L'Aventure du Poséidon (1972).

Les comédies parodiques

En 1980, la carrière de Leslie Nielsen prend une nouvelle direction avec Y a-t-il un pilote dans l'avion ? Sous la direction de David Zucker, Jerry Zucker et Jim Abrahams, il montre enfin au public son aisance et son talent dans la comédie parodique dans le rôle du docteur Rumack, pour en faire, selon les mots du critique de films Roger Ebert, « l'Olivier des parodies » (the Olivier of spoofs).

Dès lors de plus en plus voué aux rôles comiques, il incarne pour la première fois le policier gaffeur Frank Drebin dans la série Police Squad en 1982. Malgré sa brièveté (6 épisodes), cette série va engendrer une trilogie de films à succès : Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (1988), Y a-t-il un flic pour sauver le président ? (1991) et Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? (1994). Son interprétation de personnages sérieux apparemment inconscients — et complices — de leur environnement absurde lui vaut une réputation d'acteur comique. Dans les dernières années de sa carrière, il apparaît dans de nombreux canulars et parodies mal accueillis par les critiques, mais réalisant souvent de bons résultats au box-office.

Il tourne également d'autres parodies plus ou moins réussies dans les années 1990, en particulier Dracula, mort et heureux de l'être (1995), Agent zéro zéro (1996), Harry à tout prix et Le Détonateur (1998). Il reste aussi très actif à la télévision.

À l'aube des années 2000, l'échec de Y a-t-il un flic pour sauver l'humanité ? traduit un certain essoufflement du genre. Lorsque David Zucker reprend en main la série Scary Movie, à partir du troisième volet, il offre à son acteur fétiche le rôle du président des États-Unis dans Scary Movie 3 (2003) et Scary Movie 4 (2006). Leslie Nielsen n'a rien perdu de sa drôlerie et reste indissociable de la parodie, même s'il est moins présent qu'auparavant. On le retrouve ensuite en oncle du héros dans Super Héros Movie, un film de super-héros, dans la lignée de Scary Movie, qui parodie principalement Batman Begins et Spider-Man, mais aussi les X-Men et Les 4 Fantastiques. Le film est un succès au box-office[3],[4].

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Leslie Nielsen en 2009.

Leslie Nielsen reçoit de nombreuses récompenses durant sa carrière et est introduit au Walk of Fame d'Hollywood et à celui du Canada.

Vie privée et mort

Leslie Nielsen se marie quatre fois et a deux filles de son deuxième mariage.

Il meurt le dans un hôpital en Floride à l'âge de 84 ans, des suites d'une pneumonie aiguë. Il repose au cimetière Evergreen de Fort Lauderdale[5],[6].

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Filmographie

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Cinéma

Années 1950

Années 1960

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Télévision

Téléfilms

  • 1964 : See How They Run (en) : Elliott Green
  • 1967 : Code Name: Heraclitus : Fryer
  • 1968 : Companions in Nightmare : le docteur Neesden
  • 1968 : Ombre sur Elveron : le shériff Verne Drover
  • 1969 : Trial Run : Jason Harkness
  • 1970 : Night Slaves : le shériff Henshaw
  • 1970 : The Aquarians (en) : un officiel
  • 1970 : L'Obsession infernale (Hauser's Memory) : Joseph Slaughter
  • 1971 : Incident in San Francisco : le lieutenant Brubaker
  • 1971 : They Call It Murder (en) : Frank Antrim
  • 1973 : Snatched : Bill Sutter
  • 1973 : The Letters : Derek Childs
  • 1973 : Amanda Fallon : monsieur Cummings
  • 1973 : The Return of Charlie Chan : Alexander Hadrachi
  • 1974 : Can Ellen Be Saved? : Arnold Lindsey
  • 1976 : Opération Brinks (Brinks: The Great Robbery) : l'agent Norman Houston
  • 1978 : Little Mo : Nelson Fisher
  • 1979 : Institute for Revenge : le conseiller Hollis Barnes
  • 1979 : The Albertans : Don Macintosh
  • 1979 : Riel : le major Crozier
  • 1980 : OHMS : le gouverneur
  • 1983 : The Night the Bridge Fell Down : Paul Warren
  • 1983 : Cave-In! : Joe Johnson
  • 1985 : Reckless Disregard : Bob Franklin
  • 1985 : Hong Kong Connection (Blade in Hong Kong) : Harry Ingersoll
  • 1985 : Striker's Mountain : Jim McKay
  • 1987 : La Course à la bombe (Race for the Bomb) : Lewis Strauss
  • 1987 : Nightstick : Thad Evans
  • 1987 : Le Père Dowling : le sénateur Erdain
  • 1991 : Chance of a Lifetime : Lloyd Dixon
  • 1995 : Famille à l'essai : Harry Haber
  • 1998 : Le Héros de la patrouille (Safety Control) : Mr. Penn
  • 2000 : Le père Noël a disparu : le père Noël

Séries télévisées

Années 1950
Années 1960
Années 1970
Années 1980
Années 1990
Années 2000
  • 2000 : Pumper Pups : Pumper (voix)
  • 2003 : Chilly Beach : le père Noël
  • 2004-2005 : Zeroman : Zeroman
  • 2005 : Odd Job Jack : le général / le lieutenant / le sergent d'instruction Skitzkopf
  • 2007 : Robson Arms : Caldo Vasco
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Distinctions

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L'étoile de Leslie Nielsen sur l'Allée des célébrités canadiennes.

Récompenses

  • ShoWest Convention 1989 : Lauréat du Prix de la star comique de l'année.
  • ACTRA Awards 2003 : Lauréat du Prix pour l'ensemble de sa carrière.
  • Marco Island Film Festival 2004 : Lauréat du Prix pour l'ensemble de sa carrière.
  • Peñíscola Comedy Film Festival 2008 : Lauréat du Prix Costa de Azahar.

Nominations

Voix françaises

Résumé
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En France, Jean-Claude Michel a été la voix française la plus régulière de Leslie Nielsen. Michel Gatineau, Roland Ménard et Dominique Paturel ont eu également l'occasion de doubler l'acteur.

Au Québec, Aubert Pallascio[7] et Ronald France[7] ont été les voix françaises les plus régulières de l'acteur.

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Notes et références

Liens externes

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