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Liste de nécropoles nationales en France
cimetière militaire appartenant à l’État français De Wikipédia, l'encyclopédie libre
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Une nécropole nationale est, en France, un cimetière militaire appartenant à l’État français[1].

Il existe en France 265 nécropoles nationales où reposent 740 000 corps de soldats, dont 240 000 en ossuaires[2]. Sur l'ensemble des dépouilles des soldats, 88 % sont celles de combattants de la Première Guerre mondiale[3].
Les nécropoles nationales ont été créées par la loi du pour regrouper les corps des combattants « morts pour la France » avec des sépultures perpétuelles[2]. Ces nécropoles sont la propriété de l’État français qui en assure la garde et l'entretien. Ces deux missions sont confiées au secrétariat d’État chargé des anciens combattants.
À ces nécropoles nationales s'ajoutent 2 000 carrés militaires dans les cimetières communaux répartis sur le territoire national. Dans ces carrés militaires reposent 115 000 corps. La garde et l'entretien des sépultures de ces carrés militaires sont principalement assurés par le Souvenir Français, très peu subventionné par le secrétariat d’État aux anciens combattants (1,50 € par an et par tombe, et pas pour toutes) ou par les communes selon un accord entre les deux parties.
Le secrétariat d’État aux anciens combattants assure également l'entretien de sept cimetières militaires étrangers situés en France.
Cet article recense les cimetières militaires français ayant le statut de nécropole nationale.
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Caractéristiques des nécropoles nationales
Résumé
Contexte
Création des nécropoles nationales
La loi du institua la création, par l'État français, de nécropoles nationales regroupant les corps des combattants « morts pour la France » auprès de l'endroit où ils sont tombés. Les sépultures perpétuelles y sont entretenues aux frais de l’État qu'elles soient individuelles ou collectives (ossuaires). Une loi autorisa, cependant, en , la restitution des corps aux familles qui en faisaient la demande ; ce fut le cas pour environ 30 % des corps identifiés (environ 250 000).
La création de ces nécropoles se fit au nom de considérations à la fois pratiques et idéologiques de la part des États mais aussi des états-majors. D'une part, ces regroupements permettaient d'éviter la dispersion des tombes sur des terres utiles (sols agricoles, reconstruction des villages détruits notamment lors de la Seconde Guerre mondiale) ; ils permettaient également d'éviter le transfert de centaines de milliers de corps, facilitant l'entretien des tombes. D'autre part, les nécropoles nationales correspondaient, comme pour chaque nation combattante, à l'idée que les liens de cette nation s'étaient substitués à ceux de la famille, l'État assurant ainsi une égalité de traitement des tombes et une permanence du souvenir[4].
Cette prise en charge par la Nation se heurta au désir des familles d'exhumer et rapatrier les restes de soldats dans le caveau familial des cimetières communaux mais le gouvernement interdit cette pratique par souci d'hygiène, d'économie et pour ne pas mettre en danger l’intégrité et l'identité des cadavres. Ce débat sur la démobilisation des morts partagea d'ailleurs l'ensemble des sociétés belligérantes[5]. En France, il donna lieu à un trafic des cercueils. À l'issue de la Première Guerre mondiale, des familles, bravant l'interdiction, entreprirent par elles-mêmes ou en faisant appel à des « mercantis de la mort[6] » (entrepreneurs locaux ou « maisons » de pompes funèbres parisiennes, voire des escrocs), de violer les sépultures militaires et ramener clandestinement les corps[7]. Le succès du roman Au revoir là-haut a d'ailleurs rendu visible l'ampleur de ce phénomène. L'édification massive de monuments aux morts après le conflit répondit d'ailleurs à l'absence de corps, proposant des symboles capables d'opérer sur l'ensemble du territoire national, qui offraient un double rôle de commémoration et de deuil collectif en même temps qu'ils contribuaient à l'élaboration d'une symbolique républicaine[8].
Constructions monumentales et paysagères
Les plans des cimetières militaires français ont été tracés par des techniciens du Ministère des Pensions selon les directives de la circulaire ministérielle du . La production en série, à faible coût, a été le principe directeur choisi, négligeant la recherche esthétique.
En 1928, fut adoptée une disposition-type pour toutes les nécropoles nationales : le drapeau tricolore devait être le point central de la composition, les tombes devaient être alignées en rangées, reconstituant l’alignement d’une armée. Des rosiers rouges furent plantées au pied des tombes individuelles.
La composition paysagère est souvent très sobre, les tombes et ossuaires sont répartis sur un terrain engazonné, parfois arboré et agrémenté de massifs de fleurs.
Les tombes individuelles furent matérialisées par quatre types d'emblèmes différents :
- croix latine ;
- stèle musulmane rectangulaire avec le sommet en forme d'arc outrepassé brisé, sur laquelle est gravé, en haut, un croissant de lune enserrant une étoile à cinq branches, avec en dessous une inscription en arabe : « hadhâ qabr al-mahrûm » (ceci est la tombe du rappelé à Dieu). Lorsque le nombre de morts musulmans était important, les tombes furent regroupées en carrés spécifiques ;
- stèle israélite avec gravée l’étoile de David, encadrée de deux lettres en hébreu, acronyme de « ici est enterré » ;
- stèle pour les autres confessions ou les non-croyants. La France est le seul pays à permettre l'édification de stèle particulière pour les non-croyants.
Sur chaque tombe, une plaque fut apposée permettant l'identification du corps enseveli avec la mention « mort pour la France ». Aucun aménagement particulier permettant de distinguer une sépulture parmi les autres n'était autorisé[9].
Les ossuaires sont matérialisés, le plus souvent par une stèle portant une dédicace. Le plus important ossuaire de France est celui de Douaumont qui rassemble 130 000 corps de soldats inconnus français et allemands. C'est un imposant monument de forme allongée surmonté d'une lanterne des morts[10].
La plus vaste nécropole nationale de France est la Nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette dans le Pas-de-Calais ; sur près de 13 ha, 40 058 corps de militaires français y reposent dans des tombes individuelles et dans huit ossuaires. Dans ce cimetière, ont été construites une lanterne des morts et une chapelle. Cependant, d'une manière générale (sauf cas particuliers), les nécropoles nationales, en France, ne comportent pas de constructions monumentales.
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Répartition des nécropoles nationales par département
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Carte des nécropoles nationales
Liste de nécropoles nationales par département
Aisne
Ardennes
Bouches-du-Rhône
Charente
Charente-Maritime
Corse-du-Sud
Haute-Corse
Doubs
Drôme
Gironde
Isère
Loiret
Marne
Meurthe-et-Moselle
Meuse
Morbihan
Moselle
Nord
Oise
Orne
Pas-de-Calais
Bas-Rhin
Haut-Rhin
Rhône
Haute-Savoie
Seine-et-Marne
Somme
Var
Vosges
Territoire de Belfort
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Cimetières militaires étrangers en France
Le secrétariat d’État aux anciens combattants assure également l'entretien de sept cimetières militaires étrangers situés en France[1] :
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Notes et références
Voir aussi
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