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Élection présidentielle slovaque de 2004
élection présidentielle en Slovaquie De Wikipédia, l'encyclopédie libre
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L’élection présidentielle slovaque de 2004 (en slovaque : Voľba prezidenta Slovenskej republiky v roku 2004) se tient les samedis et , afin d'élire le président de la République slovaque pour un mandat de cinq ans.
Le premier tour, auquel moins de la moitié des Slovaques participe, voit la qualification inattendue du national-populiste Vladimír Mečiar et l'échec surprise du pro-européen Eduard Kukan, devancé d'un cheveu par l'ancien bras droit de Mečiar, Ivan Gašparovič. Ce dernier s'impose largement au second tour, avec plus de 300 000 voix d'avance, bénéficiant d'un vote de rejet de son ancien mentor.
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Résumé
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Lors de l'élection présidentielle de mai 1999, la première à se tenir au suffrage universel, le maire de Košice et président du Parti de l'entente civique (sk) (SOP) Rudolf Schuster est élu au second tour avec 57 % des voix, soit une avance de 15 points sur l'ancien président du gouvernement national-populiste Vladimír Mečiar[1].
Le début des années 2000 est marqué par l'intégration de la Slovaquie à l'Ouest. Le pays adhère en effet à l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) le [2], puis est invité le à rejoindre l'Union européenne le , en même temps que neuf autres États, dont sept de l'ancien bloc soviétique[3]. Trois jours après, c'est au tour de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) de rendre publique sa volonté d'intégrer plus anciens pays du bloc de l'Est, dont la République slovaque[4]. Lors du référendum sur l'adhésion à l'UE des et , 52,15 % des inscrits se rendent aux urnes, une participation faible mais suffisante pour valider le résultat de 92,46 % de votes favorables à l'intégration européenne, un record parmi les futurs pays membres[5]
La Slovaquie tourne également le dos au populisme et à Vladimír Mečiar. Après avoir massivement boycotté son référendum du visant à obtenir l'organisation d'élections législatives anticipées[6], les Slovaques donnent une majorité absolue au centre droit pro-européen lors des législatives d'octobre 2002 : si le Mouvement pour une Slovaquie démocratique (HZDS) de Mečiar est de nouveau en tête, il ne peut gouverner seul, tandis que Smer, parti populiste de gauche de Robert Fico, se contente d'une inattendue troisième place. À l'inverse, l'Union démocratique et chrétienne slovaque (SDKÚ) du président du gouvernement Mikuláš Dzurinda, pourtant impopulaire, peut compter sur le soutien du Parti de la coalition hongroise (SMK-MKP), du Mouvement chrétien-démocrate (KDH) et de l'Alliance du nouveau citoyen (ANO) pour constituer une coalition majoritaire[7].
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Mode de scrutin
Le président de la République (Prezident Slovenskej republiky) est le chef de l'État de la Slovaquie. Il est élu pour un mandat de cinq ans.
L'élection se tient au suffrage universel direct et au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Le candidat qui remporte la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour est proclamé élu. Si aucun candidat n'atteint ce résultat, les deux candidats ayant remporté le plus de voix sont qualifiés pour le second tour, qui se tient deux semaines plus tard. Le candidat qui remporte le plus de voix est proclamé élu.
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Campagne
Candidats
Résultats
Résumé
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Représentation des résultats du second tour :
Ivan Gašparovič (59,91 %) |
Vladimír Mečiar (40,09 %) | ||
▲ | |||
Majorité absolue |
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Analyse
Au soir du premier tour, l'ancien président du gouvernement national-populiste Vladimír Mečiar arrive en tête de façon totalement inattendue, profitant d'un électorat particulièrement mobilisé dans un contexte de faible participation, moins d'un Slovaque sur deux s'étant rendu aux urnes. Favori des sondages et soutenu par le chef de l'exécutif Mikuláš Dzurinda, le ministre des Affaires étrangères Eduard Kukan est éliminé du second tour, victime selon Le Monde de l'impopularité des « réformes ultralibérales » mises en place par Dzurinda. Il est devancé de 3 600 voix par l'eurosceptique Ivan Gašparovič, ancien bras droit de Mečiar entré en dissidence et bénéficiant du soutien de Robert Fico, dirigeant du parti Smer et personnalité politique préférée du pays[9].
Gašparovič s'impose au second tour avec 18 points d'avance sur Mečiar. Cette large victoire est rendue possible par une mobilisation meilleure qu'attendue « bien que la participation soit de nouveau en recul » grâce à un réflexe « anti-Mečiar »[10].
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Notes
- Ľubomír Roman avait retiré sa candidature après l'impression des bulletins de vote.
Références
Voir aussi
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