Top Qs
Chronologie
Chat
Contexte

Démographie de la Bretagne

De Wikipédia, l'encyclopédie libre

Remove ads

La démographie de la Bretagne est caractérisée par une densité moyenne et une population en croissance régulière depuis l'époque des Trente Glorieuses.

Faits en bref Dynamique, Population ...

Avec ses 3 422 845 habitants en 2022, la région française de la Bretagne se situe en 9e position sur le plan national.

En six ans, de 2015 à 2021, sa population a diminué de près de 2 050 unités, c'est-à-dire de plus ou moins 340 personnes par an. Mais cette variation est différenciée selon les quatre départements que comporte la région.

La densité de population de la Bretagne, 125,8 habitants par kilomètre carré en 2022, est supérieure à celle de la France entière qui est de 107,1 hab./km2 pour la même année.

Remove ads

Évolution de la population

Résumé
Contexte
Thumb
densité de population en Bretagne en 1887.
Davantage d’informations Année, Population au 1er janvier ...

Au recensement de 1911, la population bretonne atteignit un maximum historique de 2 601 715 habitants. Une longue descente s'ensuivit, à la suite des deux guerres mondiales, si bien qu'en 1946-54, la population n'avait quasi pas augmenté par rapport à 1851. Avec le baby-boom d'après guerre, une lente montée se dessina, mais fort molle au départ, si bien qu'en 1975, la région n'avait pas encore récupéré les pertes subies depuis 1911. À partir de la fin des années 1960, la croissance s'accéléra sous l'effet de la natalité surtout jusqu'en 1975, puis de l'immigration venue prendre progressivement le relais. Depuis 1996, la dynamique s'est fortement amplifiée, et la région, devenue fort attractive affiche désormais une des plus fortes croissances de la métropole.

Deux départements s'octroient la plus grande partie de l'accroissement : l'Ille-et-Vilaine grâce à l'expansion de Rennes surtout, et le Morbihan, département côtier devenu fort attractif, et réputé pour son climat.

Les cinq départements de la Bretagne historique

Afin de mesurer l'ampleur réelle du développement démographique de l'ensemble de la Bretagne historique, il est intéressant d'inclure la Loire-Atlantique dans le total de la population.

Davantage d’informations Année, Population au 1er janvier ...

À l'accroissement de 268 000 habitants observé en 15 ans, de 1990 à 2005, en région Bretagne, s'ajoutent les 158 000 habitants supplémentaires de la Loire-Atlantique. C'est-à-dire 426 000 personnes supplémentaires en 15 ans, dont 233 000 durant les six dernières années (près de 38 700 par an). La Bretagne historique connaît un véritable boom démographique largement supérieur à ce qu'elle a connu entre 1968 et 1980. La croissance récente dépasse désormais proportionnellement celle que connaît la région Rhône-Alpes, et se rapproche de fort près des performances de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Remove ads

Mouvements naturels de la population

Résumé
Contexte

Évolution des naissances et des décès

Les chiffres suivants sont fournis par l'Insee[7],[8],[9].

Davantage d’informations Naiss., Solde ...

Comme dans l'ensemble de la France, l'année 2006 se caractérise par une hausse importante du nombre de naissances (près de 1 500 naissances supplémentaires soit plus de 4 % de hausse), et ce malgré un nombre de femmes en âge de procréer légèrement moins nombreux.

Fécondité par département

Le nombre moyen d'enfants par femme ou indice conjoncturel de fécondité a évolué comme suit pour chaque département et pour l'ensemble de la Région Bretagne :

Davantage d’informations Fécondité 1999, Fécondité 2000 ...

Pour 2006, l'Insee donne les indices de fécondité suivants: 2.24 pour les Côtes-d'Armor ; 2 pour le Finistère, 1,96 pour l'Ille-et-Vilaine, 2,10 pour le Morbihan. La région Bretagne affiche ainsi pour cette année-là un indice conjoncturel de fécondité de 2,04 enfants par femme, ce qui la place légèrement au-dessus du taux métropolitain moyen d'alors (2 enfants par femme).

Sources : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=2&ref_id=POPOP003 et http://www.insee.fr/fr/insee_regions/bretagne/themes/octant/oc116/oc116_bilandemo.pdf

Dans les années 1950-1960 les régions de haute fertilité formaient géographiquement un croissant bordant la France du nord-ouest au nord-est, qu'on appelait le « croissant fertile » par allusion à la fertilité des populations locales[14]. Ce croissant de haute fécondité, partait des Pays de la Loire (Vendée) et de Bretagne, remontait les côtes de la Manche vers le nord-est, et contournait l'Île-de-France par le nord, englobant le Nord-Pas-de-Calais, d'où il s'incurvait vers le sud-est, passant par la Lorraine et l'Alsace, puis s'infléchissait vers le sud et se terminait en Franche-Comté.

Les années 1970-1975 ont vu un effondrement général de la fécondité en Europe de l'Ouest, et la France n'échappa pas au mouvement. Cependant, un phénomène général d’homogénéisation de la fécondité dans les diverses régions de métropole a eu lieu qui a contribué à rapprocher le taux des régions méridionales de la moyenne nationale. La fécondité a moins baissé là où elle était faible mais a fort baissé là où elle était élevée, et globalement, l’écart entre les régions les plus fécondes et les moins fécondes s’est fortement réduit de ce fait[15].

Aujourd'hui la partie nord-est du croissant s'est effondrée (Alsace, Lorraine et partiellement Champagne) et ce croissant n'existe donc plus. Cependant tout le nord-ouest de la France depuis la Vendée et la Bretagne jusqu'au Nord-Pas-de-Calais et aux département des Ardennes et de la Meuse, comprenant en plus l'Île-de-France, constitue toujours la zone de plus haute fécondité du pays. On peut désormais parler d'un « triangle fertile » muni d'un long appendice orienté nord-sud, allant des Ardennes jusqu'aux rives de la Méditerranée en passant par la Meuse, la Haute-Marne, la Franche-Comté et la région Rhône-Alpes. La région Bretagne fait partie de ce triangle regroupant les régions les plus fécondes de France.

Remove ads

Immigrés et étrangers

Résumé
Contexte
Note:
Rappelons qu'un immigré est quelqu'un résidant en France, né étranger à l'étranger. Il peut être devenu français par acquisition ou avoir gardé sa nationalité de naissance. Par contre le groupe des étrangers est constitué par l'ensemble des résidents ayant une nationalité étrangère, qu'ils soient nés en France ou hors de France.

Nombre d'étrangers et d'immigrés en Bretagne

Au recensement de 1999, les étrangers et les immigrés se répartissaient comme suit en France et en région Bretagne :

Davantage d’informations France métropolitaine, Région Bretagne ...

Comme dans l'ensemble des régions du grand Ouest français, il y a peu d'immigrés sur le territoire breton. Les quatre départements présentent des taux similaires : en Ille-et-Vilaine, 2 % des habitants sont immigrés, dans le Finistère 1,5 %, dans le Morbihan et les Côtes-d'Armor 1,4 %. Mais cette proportion d’immigrés croît régulièrement en Bretagne depuis les années 1960 et a ainsi quadruplé entre les recensements de 1962 et de 1999.

De plus au sein de la population immigrée dans la région, on note une proportion élevée de nouveaux arrivants. En 1999, environ 30 % des immigrés n'habitaient pas encore en France en 1990 et sont donc arrivés en Bretagne entre 1990 et 1999, proportion qui ne s'élève qu'à 16 % pour l'ensemble du pays. De ce fait, on peut dire que la population immigrée résidant en Bretagne appartient à un courant d'immigration récent. Cette caractéristique se retrouve dans l'ensemble des régions de l'Ouest français.

Ventilation des immigrés par région du monde et pays de naissance

Pays de naissance des immigrés vivant en région Bretagne en 1999

Source :[18]

Davantage d’informations Origine, Immigrés 1999 ...
Note : Lecture : Les immigrés portugais constituent 9,6 % du total des immigrés, et 28,4 % d'entre eux ont acquis la nationalité française.

On remarque pour les immigrés européens que, mis à part les espagnols et les italiens présents de longue date, peu de ressortissants de l'Union européenne ont acquis la nationalité française, et surtout très peu de Britanniques.

Inversément, pour ce qui concerne les Africains, on peut voir qu'un grand nombre d'entre eux sont devenus Français. Les Tunisiens sont déjà majoritaires à avoir franchi ce pas, et les Algériens et Marocains les suivent de près. Il en va de même concernant l'Afrique noire, où certaines nationalités ont déjà acquis majoritairement la nationalité de leur pays d'adoption. C'est différent en Asie, où les Turcs commencent seulement à se naturaliser. Par contre les ressortissants de l'ancienne Indochine française se sont empressés de tourner le dos à leur ancienne patrie, phénomène que l'on observe partout en France. En ce domaine, les ex-Vietnamiens remportent la palme. Les ressortissants des pays d'Amérique (en l'occurrence venus surtout d'Amérique Latine) ont eux aussi opté majoritairement pour la nationalité de leur nouvelle patrie.

En 2011 environ 100 000 britanniques vivent en Bretagne, selon l'ambassade britannique en France (20 000 déclarés)[19].

Répartition des naissances par nationalité de la mère

Les chiffres suivants sont fournis par l'Insee pour l'année 2004[20] :

Davantage d’informations Ensemble, Françaises ...

Les ménages bretons - français et immigrés

Note : définition d'un ménage
C'est l'ensemble des occupants d'un même logement, quels que soient les liens qui les unissent. Il peut n'y avoir aucun lien de parenté entre eux.
Un ménage peut se réduire à une seule personne.
Un ménage peut comporter plusieurs familles, comme c'est le cas dans les familles patriarcales. C'est encore souvent le cas chez certains agriculteurs.

On appelle ici « ménage immigré » un ménage dont la personne de référence est immigrée (c'est-à-dire française ou étrangère, née étrangère hors de France).

Composition des ménages en 1999

Davantage d’informations Origine, Nombre de ménages ...

Les ménages immigrés sont en moyenne nettement plus grands que la moyenne des ménages de Bretagne. Ils comportent surtout plus d'enfants (1,2 en moyenne contre 0,7). Cependant, les ménages immigrés européens ont une structure presque identique à la moyenne régionale, à l'exception notable des Portugais (3,2 personnes au lieu de 2,3 et 1,3 enfant contre 0,7), et en sens inverse, des Allemands (seulement 0,4 enfant).

Ce sont les ménages d'immigrés africains et asiatiques qui tirent la moyenne vers le haut, et parmi eux, les Marocains se distinguent particulièrement, avec une moyenne de 3,8 personnes par ménage dont 2,0 enfants.

Remove ads

Les migrations interrégionales

Résumé
Contexte

La forte croissance de la population régionale, largement supérieure à ce que laisserait prévoir le solde naturel naissances-décès est dû essentiellement à la forte attractivité de la région Bretagne auprès des résidents de la moitié nord du pays. Il existe entre la Bretagne et les autres régions de France un double courant d'entrées et de sorties. Ces flux migratoires se sont intensifiés fortement depuis 1990. Le tableau suivant reprend le nombre de migrants au départ et vers les principales régions françaises impliquées dans ces échanges interrégionaux de population entre 1990 et 1999.

Davantage d’informations Région, Arrivées en Bretagne ...

Source : Insee Bretagne[21]

Répartition des migrants en catégories socio-démographiques

Davantage d’informations Catégorie, Migrations interrégionales 1990-99 ...
Remove ads

Les mariages

Résumé
Contexte

En Bretagne comme dans le reste de la France, les données se rapportant aux mariages doivent être examinées avec un certain recul, dans la mesure où une grande partie des unions ne sont désormais plus consacrées devant l'officier d'État civil. De nombreuses unions et séparations échappent donc aux données fournies par la statistique publique. Par ailleurs, le développement rapide du nombre de PACS fragilise encore plus les analyses basées sur le seul dénombrement des mariages.

En 2008, la région Bretagne enregistre 12 695 mariages, ce qui représente 4,8 % des mariages français. La proportion est légèrement inférieure à la moyenne française.

Les données 2004 des mariages, selon l'origine des mariés, sont :

  • 10.391 mariages entre deux conjoints français
  • 66 entre conjoints étrangers
  • 422 mariages mixtes entre époux français et épouse étrangère
  • 482 mariages mixtes entre épouse française et époux étranger

On note que sur 970 conjoints étrangers s'étant mariés durant l'année 2004, 904 l'ont fait dans le cadre d'un mariage mixte (soit une proportion de 93 %). Cet élément indique le fort taux de mariage mixte des étrangers vivant en Bretagne, ce qui signale une possible meilleure intégration de ces derniers.

Cependant, l'analyse des mariages mixtes doit être réalisée avec la plus grande prudence, étant donné le faible nombre de cas statistiques (quelques centaines pour une région de 3,1 millions d'habitants). À l'évolution des modes de vie constatée en Bretagne (union libre, PACS, célibat) s'ajoute en effet ici la faiblesse de la population immigrée dans la région (voir-ci-dessus).

De plus, les données statistiques se focalisent toujours, comme dans les années 1970, sur des groupes devenus désormais insignifiants du point de vue de la dynamique démographique (Italiens, Espagnols, Portugais). Le tableau ci-dessous ne rend donc pas réellement compte des mariages mixtes observés parmi les principaux groupes d'étrangers présent en Bretagne dans les années 2000-2010 (Britanniques, Marocains, ressortissants de l'Afrique noire).

Ventilation des mariages mixtes

Davantage d’informations Total mariages mixtes, Nationalité du conjoint étranger ...

Source : [22].

Remove ads

Villes et aires urbaines

Résumé
Contexte
Carte de la répartition de la population de la Bretagne par commune ; les cercles sont centrés sur le chef-lieu de la commune et leur aire est proportionnelle à la population de la commune.

Communes

  • Nombre de communes : 1268
    • 200 000 hab → 1
    • 50 000 à 199 999 hab → 5
    • 10 000 à 49 999 hab → 27
    • 2 000 à 9 999 hab → 317
    • < à 2 000 habitants → 918

Communes de plus de 10 000 habitants

Davantage d’informations Nom, Code Insee ...

Aires urbaines

Les chiffres de population suivants correspondent aux aires urbaines dans leur extension définie lors du recensement de 1999[23].

Davantage d’informations Aires urbaines, Date du recensement ...
Remove ads

Campagne

À la campagne, où vivent 2,19 millions de personnes, on relève une forte densité de population (80 habitants au kilomètre carré). Pour la chercheuse Carole Rieu, auteur d'une étude sur le renouveau des campagnes bretonnes (Insee, ), les résultats de la région vont bien au-delà des prévisions. Pour la première fois depuis 1970, le regain démographique a profité à presque tous les territoires ruraux. La croissance de la population rurale n'a jamais été aussi forte et a gagné les zones jadis en déclin comme le Centre-ouest Bretagne[24].

Remove ads

Répartition de la population bretonne

Carte des densités lissée en 1999

Répartition par âge

Thumb
Carte de la proportion des moins de 20 ans dans la population de la région Bretagne, par cantons, en 1999.

Thumb

Comme on le voit sur la carte, la population jeune est concentrée dans les agglomérations : Brest, Vannes, Lorient, Quimper, périphérie de Rennes, Saint-Malo et Saint-Brieuc, et le long des principales voies de communication. Le centre-ouest de la région est déserté par les jeunes, de même que certaines zones excentrées.

Densité de population des départements

2016
  • Côtes-d'Armor → 598 953 ; 87 hab/km2
  • Finistère → 908 249 ; 135 hab/km2
  • Ille-et-Vilaine → 1 051 779 ; 155 hab/km2
  • Morbihan → 747 548 ; 110 hab/km2
1999
  • Côtes-d'Armor → 542 373 ; 79 hab/km2
  • Finistère → 852 418 ; 127 hab/km2
  • Ille-et-Vilaine → 867 533 ; 128 hab/km2
  • Morbihan → 643 873 ; 94 hab/km2
Remove ads

Les langues de Bretagne

Thumb
Signalisation bilingue en français et breton à Quimper.

Face au français, la langue bretonne a perdu beaucoup de terrain en Bretagne. On estime à 1 300 000 le nombre de locuteurs du breton en 1930. Mais au début du XXIe siècle, le breton est parlé et compris par environ 300 000 personnes seulement, essentiellement des personnes âgées (64 % des locuteurs ont plus de 60 ans). Si bien que l'UNESCO a classé le breton parmi les langues gravement menacées.

D'après l'enquête linguistique menée par l'Insee parallèlement au recensement de 1999, seulement 3 % des adultes nés en Bretagne en 1980 parlaient breton, alors que les personnes nées en 1930 étaient plus de 35 % à l'utiliser avec leurs proches[25].

Densité de population

En 2021, la densité était de 124,8 hab./km2[POP 1].

1968
 
90.7
 
1975
 
95.4
 
1982
 
99.5
 
1990
 
102.8
 
1999
 
106.8
 
2010
 
117.6
 
2015
 
121.1
 
2021
 
124.8
 

Répartition par sexes et tranches d'âge

Résumé
Contexte

La population de la région est plus âgée qu'au niveau national. En 2021, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,2 %[POP 2], soit en dessous de la moyenne nationale (35,1 %[I 1]). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,6 % la même année[POP 2], alors qu'il est de 26,6 % au niveau national[I 1].

En 2021, la région comptait 1 649 936 hommes pour 1 744 631 femmes[POP 3], soit un taux de 51,39 % de femmes, légèrement inférieur au taux national (51,61 %).

Les pyramides des âges de la région et de la France s'établissent comme suit.

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Remove ads

Répartition par catégories socioprofessionnelles

Résumé
Contexte

La catégorie socioprofessionnelle des retraités est surreprésentée par rapport au niveau national. Avec 31,3 %[POP 4] en 2021, elle est 4,5 points au-dessus du taux national (26,8 %[I 1]). La catégorie socioprofessionnelle des autres personnes sans activité professionnelle est quant à elle sous-représentée par rapport au niveau national. Avec 14,5 %[POP 4] en 2021, elle est 2,5 points en dessous du taux national (17 %[I 1]).

Davantage d’informations Catégorie socioprofessionnelle, Nb ...

Notes et références

Voir aussi

Loading related searches...

Wikiwand - on

Seamless Wikipedia browsing. On steroids.

Remove ads