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Kientzheim

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Kientzheim

Fontaine allégorique de la place Lt Dutilh.

Blason
Administration
Pays
France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton Sainte-Marie-aux-Mines
Intercommunalité C.C. de la Vallée de Kaysersberg
Statut Commune déléguée
Maire délégué Martine Schwartz
Code postal 68240
Code commune 68164
Démographie
Population 738 hab. (2013)
Densité 153 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 13″ nord, 7° 17′ 12″ est
Altitude Min. 220 m
Max. 662 m
Superficie 4,83 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Kaysersberg-Vignoble
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Kientzheim

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Kientzheim

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Kientzheim

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Kientzheim

Kientzheim, Kientza en alsacien, est une ancienne commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Ce village se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. Il est devenu, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Kaysersberg-Vignoble.

Il est notamment célèbre par ses vignobles grands crus et lieux-dits : Furstentum, Altenbourg, Vogelgarten, Grafreben, Wolfreben, Patergarten, Mambourg, Schlossberg

Le village, enceint de remparts médiévaux classés (c'est le seul d'Alsace qui soit resté entièrement ceint de remparts), abrite notamment le château de la Confrérie Saint-Étienne, ainsi que la tombe de Lazare de Schwendi, dont une légende dit qu'il rapporta le pinot gris de Hongrie.

Géographie

Kientzheim est un village situé au pied des Vosges, dans la vallée qui descend du col du Bonhomme, où coule la Weiss. La ville appartient à l'agglomération de Colmar. Les communes limitrophes sont Sigolsheim, Ammerschwihr et Kaysersberg.

Protégée des intempéries par la barrière des Vosges à l'ouest, la commune bénéficie du climat le plus sec de France. Les précipitations y sont d'un cumul annuel de 450 millimètres. L'ensoleillement est particulièrement propice au développement des vignes sur les larges pentes exposées au sud.

La rivière nommée Weiss coule à 500 m au sud de la ville. Depuis plusieurs siècles, des aménagements hydrauliques ont créé un bras forcé qui traverse la ville et alimente les douves.

Le moulin à eau, le lavoir et la rue des bains sont situés le long de la rivière forcée. Le canal de Kientzheim rejoint le lit de la Weiss après Sigolsheim.

Kientzheim est une des 188 communes[1] du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Écarts

  • Unterspiegel
  • Thorguth
  • Weinbach
  • Wolf

Cours d'eau

Toponymie

  • Chinzicha, 728
  • Conesheim, 877
  • Konsheim, 1303
  • Kunszhein, 1341
  • Kunsheim, 1465

signification : « propriété (-heim) de Cuno »

Histoire

Kientzheim est aujourd'hui un village typiquement viticole : 220 hectares de vignobles, dont les deux tiers en coteaux d'excellente exposition en ont assuré la renommée. Avec ses 610 hectares de forêt, Kientzheim était aussi une commune aux forts revenus. La chute des cours du bois ont rendu l'exploitation forestière nettement moins rentable, même si le loyer de la chasse permet d'équilibrer le budget. Quelques vignerons-récoltants ont acquis une notoriété internationale grâce à leur forte politique de qualité et/ou d'exportation.

L'architecture du village est remarquable préservée, et notamment Kientzheim conserve son aspect traditionnel, notamment en raison de l'enceinte de rempart très bien conservée, mais aussi par de nombreuses maisons très typiques.

Héraldique


Les armes de Kientzheim se blasonnent ainsi :
« Parti d'argent et d'azur à l'ours de sable lampassé de gueules posé sur le tout. »

Les armes de la ville remontent au XVe siècle. On pense qu'elles font allusion à la fois à la force et la noblesse de l'animal et au fait qu'il hantait les forêts alentour. Il avait été remplacé dans le blasé par un chien barbet par l'Armorial général de Louis XIV et ne fut réhabilité qu'en 1979.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1898 1910 Joseph Kuehn    
1910 1925 Joseph père Schwartz    
1925 1935 Joseph Wolff    
1935 1940 Joseph père Schwartz    
1945 1945 Joseph fils Schwartz    
1945 1977 René Schwartz    
mars 1981 2008 Roger Schmitt SE Viticulteur
mars 2008 31 décembre 2015 Joseph Fritsch   Viticulteur

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 738 habitants, en diminution de -5,02 % par rapport à 2008 (Haut-Rhin : 1,52 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0459591 1281 1271 2141 2271 1801 2351 279
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 2151 1791 1571 151912834842841855
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
813826867913851840814851871
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2013
850896864811933827779759738
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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Église Notre-Dame-des-Douleurs

Elle date de 1722, mais le clocher-chœur est du XVe siècle. Elle abrite les tombes des sires de Schwendi (1584, 1609), un ossuaire gothique, à côté du clocher, et des autels baroques[7].

Une peinture murale du Dit des trois morts et des trois vifs : trois jeunes gentilshommes sont interpellés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme.

Le grand tableau d'autel et l'ensemble de huit tableaux évoquant la vie du Christ, de la Vierge et des saints sont des œuvres du peintre François Hillenweck(ou Hillenweg).

L'église Notre-Dame était autrefois considérée comme un sanctuaire à répit, où l'on pouvait emmener les enfants morts-nés, afin qu'ils ressuscitent brièvement le temps de recevoir le baptême[8].

L'orgue : chef d'oeuvre du facteur Valentin Rinkenbach

Dans l'église se trouve un orgue initialement créé par Valentin Rinkenbach, facteur d'orgue alsacien célèbre, dont les ateliers se trouvaient à Ammerschwihr.

« De tous les instruments construits par Valentin Rinkenbach, entre son retour définitif à Ammerschwihr vers 1826 et son décès en 1862, celui qu’il posa en 1847 à Kientzheim est assurément son chef-d’œuvre » (extrait d'un rapport d'expertise) En effet, alors que la plupart de ses ouvrages ne comportaient qu’un seul clavier, il posa à Kientzheim un orgue à trois claviers, ce qu’il ne fit que deux fois dans d’autres églises, dès 1821 à Olten en Suisse et en 1862 à Heimersdorf dans le Haut-Rhin, où l’orgue fut achevé par ses deux fils.

Durant la décennie des années 1840, le facteur d’orgues Valentin Rinkenbach était alors au sommet de son art et son orgue de Kientzheim était comme une vitrine de son savoir-faire, à l’instar de ce qu’était l’orgue de Pfaffenheim pour les frères Callinet.

Pierre tombale de Lazare de Schwendi (fin du XVIe siècle)

Après le décès de Lazare de Schwendi, à Kirchhofen, son corps fut rapatrié à sa demande testamentaire à Kientzheim, sa résidence préférée, et il fut enterré dans l'église Notre Dame des Douleurs, où figure sa pierre tombale. Cette pierre tombale en grès rose, classée à l'inventaire des monuments historiques, montre le guerrier et administrateur dans son armure[9].

La pierre voisine montre son fils.

  • Église Notre-Dame-des-Douleurs.
    Église Notre-Dame-des-Douleurs.
  • Vue intérieure de la nef vers la tribune d'orgue.
    Vue intérieure de la nef vers la tribune d'orgue.
  • Chœur et maître-autel.
    Chœur et maître-autel.
  • Dalles funéraires de Lazare de Schwendi (1583) et de Guillaume de Schwendi (1609).
    Dalles funéraires de Lazare de Schwendi (1583) et de Guillaume de Schwendi (1609).

Chapelle Saints-Félix-et-Régule

Elle était au cœur de la paroisse du bas du village. Elle doit son nom à deux saints, Félix et Régula, qui étaient à l'origine d'un pèlerinage renommé jusqu'au milieu du XXe siècle, des statues de l'église de Sigolsheim ayant pleuré quand le village avait été attaqué.

La chapelle a été reconstruite en 1966 sur le lieu d'une église plus grande qui fut endommagée lors de la Seconde Guerre mondiale[10],[11]. Elle contient une exposition d'ex-voto datant des XVIIIe et XIXe siècles.

  • Chapelle Saints-Félix-et-Régule.
    Chapelle Saints-Félix-et-Régule.
  • Clocher et sacristie de la chapelle.
    Clocher et sacristie de la chapelle.
  • Intérieur de la chapelle.
    Intérieur de la chapelle.
  • Saint Sépulcre (XVe-XVIe).
    Saint Sépulcre (XVe-XVIe).

Ancien château de Schwendi (XVIe siècle)

Article détaillé : Château de Lupfen-Schwendi.

Château de la confrérie de Saint-Étienne

Le château de la confrérie de Saint-Étienne[12] est à l'abri de l'enceinte médiévale, avec chemin de ronde et échauguette. Il est agrémenté de massifs fleuris. La cour d'honneur donne accès au Musée du Vignoble, et à la Chancellerie de la Confrérie.

Il est entouré d'un parc de un hectare, du côté de la façade du XVIIe siècle, et traversé par un ruisseau.

Le perron monumental permet d'accéder directement au Grand Caveau et à la Salle Dreyer.

La salle capitulaire est dans le style Renaissance. Ornée des portraits des anciens Grands Maîtres, elle peut accueillir 50 convives. Au premier étage, la salle Dreyer est la salle d'honneur. Elle jouxte le salon des Conseillers. Au deuxième étage, la salle Schwendi est une salle de réception qui offre une vue sur les toits du village de Kientzheim et sur le vignoble.

Musée du vignoble et des vins d'Alsace

Le Musée du vignoble et des vins d'Alsace a été créée par l'Association des Amis du Musée du Vignoble et des vins, fondée le 22 septembre 1974. La Confrérie Saint-Etienne mit des locaux à disposition, pour des travaux qui commencèrent en 1978.

Le musée comporte un rez-de-chaussée consacré aux grands objets (pressoirs anciens, alambic, voiture de vendanges...). Le premier étage est consacré au travail du vigneron et aux métiers annexes : tonnellerie, verrerie. Le second étage est consacré aux aspects techniques de la viticulture.

Remparts XVe-XIXe siècle

Les remparts de la ville sont bien conservés, et sans cesse rénovés. Ils incluent deux tours, dites des bourgeois et des voleurs (ou fripons)[13],[14].

Porte Lalli (XVe siècle)

Cette porte fortifiée du XVe siècle a, dans sa partie supérieure, une figurine de pierre qui représente un masque grimaçant, avec une langue métallique. Elle était jadis nommée « porte basse ».

On a prétendu que le Lalli était destiné aux ennemis de la ville, mais les Kientzheimois disent qu'il ne fait la grimace qu'à ceux qui le regardent.

  • Château de Lupfen-Schwendi (XVe-XVIe).
    Château de Lupfen-Schwendi (XVe-XVIe).
  • Château de Lupfen-Schwendi, armoiries des Castex, propriétaires(fin XIXe).
    Château de Lupfen-Schwendi, armoiries des Castex, propriétaires
    (fin XIXe).
  • Enceinte fortifiée (XIVe-XVIe),Porte-Basse ou Lalli.
    Enceinte fortifiée (XIVe-XVIe),
    Porte-Basse ou Lalli.
  • Enceinte fortifiée (XIVe-XVIe),Tour des Fripons.
    Enceinte fortifiée (XIVe-XVIe),
    Tour des Fripons.

Château du Reichenstein (XIVe-XVIIe siècle)

Château des Ifs

Article détaillé : Château des Ifs (Haut-Rhin).

Une demeure de nobles se serait élevée dès le XIIIe siècle à l'emplacement de l'actuel château des Ifs. En 1577, fut construit un châtelet, dont subsiste la tourelle d'escalier. Entouré d'un mur d'enceinte, la propriété comporte un passage d'entrée, deux dépendances et un jardin que l'on voit du Canal de dérivation de la Weiss, à proximité de l'ancien lavoir.

Hôtel de ville (1774)

La conception de l'hôtel de ville est due à l'architecte du conseil souverain, Jean-Baptiste Alexandre Chassain[15]. Le bâtiment fut construit à l'aide de pierres venues de Kaysersberg.

Fontaine

Érigée en 1984 sur la place Lieutenant-Dutilh, face à la mairie. Bâtie en grès rose des Vosges, elle symbolise la vigne, les vendanges et les vins d'Alsace.

Anciens moulins

  • Ancien moulin central[16].
  • Ancien moulin supérieur[17].
  • Ancien moulin bas[18].
  • Château de Reichenstein (XVe-XVIe-XVIIe).
    Château de Reichenstein (XVe-XVIe-XVIIe).
  • Château des Ifs (XVIe).
    Château des Ifs (XVIe).
  • Hôtel de ville (1774).
    Hôtel de ville (1774).
  • Hôtel de ville (1774), entrée des bureaux, statue de Lazare de Schwendi.
    Hôtel de ville (1774), entrée des bureaux, statue de Lazare de Schwendi.

Personnalités liées à la commune

  • Jean-Jacques Scheffmacher (1668-1733), jésuite, nommé en 1715 à la chaire de controverse fondé dans la cathédrale de Strasbourg, par Louis XIV. Il a laissé douze lettres contre les luthériens, connues sous le nom de Lettres du père Scheffmacher.
  • Général Théodore François Leclaire [20]
  • Maréchal Ferdinand Foch : une de ses quatre enfants, Marie Foch (1885-1972), épousa Paul Bécourt, né à Kientzheim en 1881 et mort pour la France le 22 août 1914 à Joppécourt. Leur fils Jean Bécourt-Foch (1911-1944), compagnon de la Libération, mort pour la France à Oran. Paul Bécourt était un descendant d'Auguste Chevroton, notaire de Kientzheim, qui construisit la maison qui se trouve aujourd'hui au 11 rue du Maréchal Foch. La rue du Maréchal Foch a été ainsi nommée après la visite du Maréchal aux Chevroton.
  • Lieutenant Dutilh : le nom du jeune lieutenant Dutilh, mortellement blessé pendant le combat de libération de la ville, le 17 décembre 1944, a été donné à la place devant la mairie.
  • Hervé This (This, vo Kientza), (né en 1955), est un physico-chimiste français, co-inventeur de la gastronomie moléculaire.

Éducation

Kientzheim a abrité le Lycée Seijo de 1986 à 2005[21]. Le Centre européen d’études japonaises (CEEJA, アルザス・欧州日本学研究所 Aruzasu Ōshū Nihongaku Kenkyūsho) occupe l'ancien lycée[22].

Tourisme

Kientzheim se situe dans une zone particulièrement touristique de l'Alsace, sur l'itinéraire de la route des vins d'Alsace. Les villes alentour de Kaysersberg, de Riquewihr et de Colmar accueillent de nombreux touristes, aussi bien en été qu'à la période de Noël (période des marchés de Noël), ce qui permet à Kientzheim de profiter des retombées du passage touristique dans cette zone.

La découverte des différents vins d'Alsace, la visite des maisons à colombages, des différents châteaux (privés) que comptent Kientzheim, des remparts et du vignoble font partie des activités touristiques offertes par la ville. Kientzheim abrite le musée du vignoble et des vins d'Alsace et la Confrérie Saint-Étienne, confrérie bachique créée au XVIe siècle, dont le siège est dans le château de Schwendi (fin XVIe siècle) et qui réunit des passionnés de vins.

Gastronomie

Une sauce a été introduite par Hervé This en 2005 sous le nom de sauce kientzheim[23]. Il s'agit d'une émulsion de beurre noisette dans un mélange de jaune d'œuf et de jus de citron, le beurre noisette étant émulsionné à une température inférieure à la température de coagulation des protéines du jaune d'œuf (61 °C).

Actualité

  • La petite ville de Kaysersberg (et les deux communes voisines d'Ammerschwihr et de Kientzheim) sont passées au tout numérique le 27 mai 2009. À cause de la proximité de l’Allemagne et du manque de fréquences disponibles, l’opération s'est faite en deux temps. La mise en place d’un seul multiplex a permis de recevoir d’abord 6 chaînes en numérique, le lancement des autres chaînes de la TNT a été fait le même jour que l’extinction de l’analogique, le 27 mai 2009.
  • Au cours des années 2007/2008, une partie des autorités communales, emmenées par le maire Roger Schmitt, avaient décidé de vendre le château du Reichenstein (situé 68, Grand-Rue), jusqu'alors propriété de la commune. Le poids financier de l'entretien et le coût pharamineux de sa mise aux normes ont été mis en avant pour justifier sa vente. L'affaire a créé une vive polémique parmi les habitants, mais aussi au sein du conseil municipal de l'époque, dont plusieurs membres ont démissionné en signe de protestation. Les circonstances obscures de l'affaire et le manque de consultation des citoyens et des adversaires de la vente du château à un particulier ont contribué à attiser la querelle. Le château a très vite trouvé preneur. Servant également de salle des fêtes, une des clauses du contrat de sa vente prévoyait que l'acquéreur s'engageait à financer la construction d'un nouvel espace festif au lieu-dit du Hirtenhaus.
  • En 2013, la commune a bénéficié d'une aide du Ministère de la culture pour restaurer le mur d'enceinte, et les tours qui y sont enchâssées, notamment la Diebsturm, tour des voleurs, dont la restauration s'est achevée en août.
  • En juin 2015, les maires de Kaysersberg, Kientzheim et Sigolsheim ont annoncé la fusion de ces trois communes voisines en une entité unique de plus de 5 000 habitants. Cela permettrait de faire des économies d'échelle et de maintenir les dotations d’État avec bonification de 5 % (nouvelles communes créées avant 2016).

Voir aussi

Bibliographie

  • Eugène Papirer, Kientzheim en Haute-Alsace. La ville de Lazare de Schwendi, Colmar, Editions d'Alsace, 534 p.
  • collectif, Bennwihr, Kientzheim et Sigolsheim à l'époque contemporaine, Strasbourg, Coprur,
  • Annette Saemann, Mini-guides des châteaux d’Alsace, Strasbourg, Centre d’étude des châteaux forts, 16 p.
    Châteaux, manoirs et remparts de Kientzeim (2009)
  • Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, vol. 1, Strasbourg, Châteaux forts d'Europe-Castrum Europe, , 160 p. (ISSN 1253-6008)
    N°53/54/55 2010. TOME 1 : A - F Lithographie de Rudolf Éberlé, p. 125 ; Dessin A. Ramé, 1855, dans Arcisse de Caumont, p. 87 ; Dessin de Bodo Ebhardt, 1917, p. 128 ; Photo parue dans Elsassland, 1920, p. 134 ; La chapelle castrale, photo parue dans Elsassland, 1920, p.133
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4e trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Kientzeim, pp. 635-636
  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Kientzeim, pp. 198-199
  • Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des châteaux forts d’Alsace, Ittlenheim, éditions alsatia. Conception et réalisation Lettrimage, , 384 p. (ISBN 2-7032-0193-1)
    Kintzeim pp. 171 à 173

Articles connexes

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Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  7. « église paroissiale Notre-Dame-des-Douleurs », notice no IA68004077, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Kidiboo Carol, « Mortalité de la mère et de l'enfant », La naissance en Alsace : coutumes et croyances catholiques et protestantes, 4 août 2005, consulté le 10 octobre 2014.
  9. Papirer, (E.) Kientzheim : en Haute-Alsace : la ville de Lazare de Schwendi (publié par la Ville de Kientzheim)
  10. « chapelle Saint-Félix, Sainte-Régule », notice no IA68004078, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « cimetière », notice no IA68004079, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Confrérie de Saint-Étienne
  13. « fortification d'agglomération », notice no IA68004084, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Restes des remparts et ancien château de Lupfen-Schwendi », notice no PA00085497, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « hôtel de ville », notice no IA68004080, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « ancien moulin central », notice no IA68004128, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « ancien moulin supérieur », notice no IA68004127, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « ancien moulin bas », notice no IA68004126, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Maison 7 place de l'Abbé-Buchinger à Kientzheim », sur www.patrimoine-de-france (consulté le 6 juillet 2017)
  20. Le général Théodore François Leclaire inhumé à Kientzheim, Alphonse Halter, SI, 1987.
  21. "Seijo Gakuen closes French campus." The Japan Times. Dimanche 13 février 2005. Consulté le 2 janvier 2013.
  22. "Du lycée Seijo au Centre d’études japonaises." (Archive) L'Alsace. 19 mars 2013. Consulté le 2 janvier 2014. "L’ancien lycée Seijo, à Kientzheim, a accueilli des élèves japonais entre les années 1980 et 2006. On y trouve aujourd’hui le Centre européen d’études japonaises."
  23. H. This, Cours de gastronomie moléculaire N°1 : Science, technologie, technique (culinaires) : Quelles relations ?, Editions Quae/Belin, 2011
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