Top Qs
Chronologie
Chat
Contexte

Culture de l'Équateur

De Wikipédia, l'encyclopédie libre

Culture de l'Équateur
Remove ads

La culture de l'Équateur, pays d'Amérique du Sud façade pacifique, désigne d'abord les pratiques culturelles observables de ses habitants. La diversité ethnique et régionale de l'Équateur doit être prise en compte pour analyser sa culture. Ethniquement, cela est marqué par la présence de métis, d'indigènes, d'Afro-Équatoriens et de Blancs ; ainsi que des régions comme le littoral, les montagnes, l'est et la région insulaire, toutes avec des spécificités très riches. Bien qu'il y ait un héritage culturel commun à tous. La population est estimée en 2022 à 18 113 547, contre un million vers 1850 et cinq millions vers 1970.

Thumb
Rue García Moreno à Quito.
Remove ads

Langues et peuples

La langue officielle du pays et aussi celle la plus largement utilisée est l'espagnol (93,0 % selon le recensement de 2010[1]). Les autres langues utilisées sont celles des amérindiens de la Sierra qui parlent traditionnellement le kichwa (une langue originaire de l'Empire inca) ou encore le shuar dans la région de l'Oriente, et plusieurs autres langues amérindiennes. Le kichwa et le shuar sont reconnus par la Constitution de 2008 comme « langues de communication interculturelle ».

Remove ads

Traditions

Résumé
Contexte

L'Équateur est un pays aux modèles culturels contrastés. D'un côté, les amérindiens cultivent leurs traditions avec les rondadores (flûtes de Pan) pour la musique alors que le long des côtes, c'est un mélange des caractéristiques culturelles espagnoles et africaines qui domine chez les descendants des colons espagnols et des esclaves noirs (originaires d'Afrique).

Religion

Thumb
Sanctuaire d'El Quinche.

La plupart des amérindiens ont été convertis à la religion catholique après la colonisation du pays par les conquistadores espagnols et leurs missionnaires. Le catholicisme devint religion d'État en 1863. Cependant, dès 1889, un mouvement libéral eut pour résultat une séparation partielle entre l'Église et l'État mais un décret de 1904 plaça l'Église sous le contrôle de l'État. Les biens du clergé furent alors confisqués et une liberté totale de culte fut instituée.

La population équatorienne est catholique dans sa quasi-totalité (95 % de catholiques en 2009 selon la CIA World Factbook[2]). Pour autant les Amérindiens de l'Oriente conservent d'anciennes religions précolombiennes (d'ailleurs souvent mêlées de catholicisme) et une petite minorité d'équatoriens sont de confession protestante.
Dans ce pays très croyant, nombreux sont les pèlerinages comme celui qui conduit au sanctuaire Notre-Dame-de-la-Présentation d'El Quinche (es)[3], dans la vallée de Quito où des milliers de personnes se rendent en novembre.

La premirèe religion du pays est le christianisme (90-91 %) (catholicisme (74-80 %), église catholique en Équateur (en), protestantisme (10-14 %)). Les autres religions comprennent : l'animisme et syncrétisme, le bouddhisme (baha'isme), le judaïsme (290), (voir : histoire des Juifs en Équateur (en) et histoire des Juifs en Amérique latine et aux Caraïbes), l'Islam (en) (environ 145), l'athéisme et l'agnosticisme (5-10 %).

Symboles

L'Équateur possède plusieurs symboles et emblèmes nationaux qui reflètent son identité et son patrimoine culturel.

Les armoiries de l'Équateur représentent l'histoire et la diversité du pays. Le drapeau de l'Équateur est un autre symbole important, accompagné de l'hymne national intitulé "Salve, Oh Patria" (Nous te saluons, ô Patrie), adopté en 1948.

La devise nationale de l'Équateur est en espagnol : "La Paz y el Bienestar, La Gloria y el Triunfo", ce qui signifie "La Paix et le Bonheur, la Gloire et le Triomphe".

Parmi les emblèmes naturels, la Chuquiraga est l'emblème végétal, tandis que le condor des Andes représente l'emblème animal.

Le pays vénère également plusieurs saints patrons dans la tradition chrétienne : le Sacré-Cœur, le Cœur immaculé de Marie et Maríana de Paredes y Flores.

José Joaquín de Olmedo (1780-1847) est honoré comme le père de la nation. L'épopée nationale de l'Équateur est "Cumandá".

Les plats nationaux incluent des spécialités telles que l'encebollado, le ceviche, la fritada et les guatitas. Enfin, Remigio Crespo Toral (1860-1939) est reconnu comme le poète national.

Mythologies

Mythes modernes

Légendes

  • Contes et légendes des Andes et de la côte équatorienne[6]
  • Contes et légendes shuars[7]

Pratiques

Fêtes

Les festivités sont une partie importante des coutumes de l'Équateur. Des festivités comme Inti Raymi et La Mama Negra sont basées sur les traditions religieuses. Inti Raymi est une fête inca qui célèbre le dieu soleil pendant le solstice d'hiver (Inti Raymi, fête du soleil). Inti Raymi est également célébré au Pérou. Le festival Mama Negra est célébré deux fois par an à Latacunga. Ce festival honore la Vierge de la Miséricorde qui est la patronne de l'éruption du volcan Cotopaxi (Fiesta de la Mama Negra). De nombreuses fêtes célébrées en Équateur coïncident avec des fêtes religieuses[8].

Davantage d’informations Date, Nom français ...
Remove ads

Vie de société

Résumé
Contexte

Groupes humains

Famille

  • Reconnaissance du mariage de même genre en Équateur (en)

Société

Éducation

Thumb
Jardin d'enfants à Manta.

Une campagne destinée à réduire le taux élevé d'analphabétisme en Équateur commença après la Seconde Guerre mondiale et en 1995, le taux d'alphabétisation atteignait 90 %. En principe, l'école est gratuite et obligatoire pour tous les enfants âgés de 5 à 15 ans, cependant, à cause du manque de moyens et de professeurs de nombreuses zones rurales sont très souvent dépourvues d'écoles, seule l'élite peut avoir accès au savoir.
Les principaux établissements d'enseignement supérieur du pays sont l'Université Centrale d'Équateur (créée en 1769) et l'Université Catholique Pontificale d'Équateur (fondée en 1946), à Quito. La ville de Cuenca possède également une université (fondée en 1868) ainsi que Guayaquil (établie en 1867).

Les grandes villes du pays possèdent des bibliothèques publiques. La Bibliothèque nationale, fondée à Quito en 1792, est l'une des plus anciennes d'Équateur, mais il existe aussi des bibliothèques universitaires à Quito et à Cuenca. En outre, le pays possède de nombreux musées qui abritent de précieux vestiges archéologiques de l'époque inca.

Droit

État

Remove ads

Gastronomie

Résumé
Contexte

Cuisine

Thumb
Seco de chivo de Zapotal.

Les deux régions importantes se distinguent énormément par l'alimentation, les Serranos (habitants de la Sierra) aiment manger de la viande, du maïs et des pommes de terre, alors que les Costeños (les gens de la côte) préfèrent le poisson, le riz et les fèves.

Les plats locaux sont le seco de chivo (ragoût de chèvre), les patacones (bananes vertes frites dans l'huile que l'on écrase en purée avant de les faire frire à nouveau) et les humitas (tamales au maïs). Le ceviche est quant à lui un plat de poisson ou de fruits de mer mariné dans du jus de citron vert avec des oignons, des tomates, du piment et de la coriandre. Le pain (européen) est là bas remplacé par le canguil (maïs soufflé).

Boissons

Les boissons très populaires sont le café et le api (boisson chaude faite à partir de maïs moulu).

Remove ads

Santé et sport

Activités physiques

Jeux populaires

Sports

Arts martiaux

Remove ads

Média

Presse écrite

  • Liste de journaux équatoriens
    • Diario Opinión, El Comercio (Ecuador), El Mercurio (Ecuador), El Telégrafo, El Tiempo (Ecuador), El Universo (Guayaquil), Diario Extra (Ecuador), Hoy (Ecuador), La Hora (Ecuador), Opción (periódico), El Verdadero, La República (Ecuador)
  • Liste de périodiques équatoriens (es)

Radio

  • Liste de stations de radio en Équateur (en)

Télévision

Internet (.ec)

Remove ads

Littérature

Remove ads

Artisanat

Les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel relèvent (pour partie) du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. On parle désormais de trésor humain vivant. Mais une grande partie des techniques artisanales ont régressé, ou disparu, dès le début de la colonisation, et plus encore avec la globalisation, sans qu'elles aient été suffisamment recensées et documentées.

L'Équateur est mondialement connu pour la fabrication de chapeaux de paille tissés à la main (dans la région de Cuenca, de Montecristi et de Jipijapa) : les fameux chapeaux (mal nommés) « panama ». Ce sont des chapeaux réalisés à partir de jeunes fibres de palmier produisant la paja toquilla. Les chapeaux panamas en paille fine, coloris naturel (ivoire) ou blanchi, garni d'un ruban foncé, ont rencontré un grand succès particulièrement en Europe et aux États-Unis. Les chapeaux panama sont particulièrement appréciés pour leur finesse, leur légèreté, leur souplesse et le grand chic qu'ils procurent à ceux qui les portent.

Remove ads

Arts visuels

Résumé
Contexte

Période précolombienne

Période contemporaine

Dessin

Peinture


Sculpture

Architecture

Une grande partie de l'art et de l'architecture de l'Équateur appartient au style baroque.notamment dans l'architecture religieuse influencée par le colonialisme[8].

Photographie

Graphisme

  • Graphistes équatoriens
Remove ads

Arts de scène

Résumé
Contexte

Musique

La musique équatorienne a une longue histoire. Le pasillo est un genre musical propre à l'Équateur et est considéré comme le « genre national ». Au fil des ans, de nombreuses cultures ont uni leurs influences pour créer de nouveaux types de musique. Il existe également différents types de musique traditionnelle comme l'albazo, le pasacalle, le fox incaico, la tonada, la diablada pillareña, la capishca, la bomba (très présente dans la société afro-équatorienne dans des villes comme Esmeraldas), etc.

La tecnocumbia et le rockola sont des exemples clairs de l'influence des cultures étrangères. L'une des formes de danse les plus indigènes et traditionnelles en Équateur est le Sanjuanito. Elle est originaire du nord de l'Équateur (Otavalo-Imbabura). Le Sanjuanito est une musique dansante utilisée dans les festivités des cultures métisses et indigènes. Selon le musicologue équatorien Segundo Luis Moreno, le Sanjuanito était dansé par les indigènes lors de l'anniversaire de San Juan Bautista. Cette date importante a été fixée par les Espagnols au 24 juin, coïncidant ainsi avec la date à laquelle les indigènes célébraient leurs rituels de l'Inti Raymi.

Danse

  • Liste de danses
  • Liste de(s) danses nationales (en)
  • Liste de danses populaires, ethniques, régionales par origine (en)
  • Compagnie Nationale de Danse de l’Équateur[46]
  • Danseurs équatoriens
  • Chorégraphes équatoriens
  • Danses péruviennes

Théâtre

  • Teatro Nacional Sucre (es)[47]
  • Teatro Centro Cívico Eloy Alfaro, Teatro Sánchez Aguilar, Teatro Olmedo
  • Las Marujitas (es)
  • Théâtre quéchua[48],[49]

Cinéma

Autres scènes

Les arts de la rue, arts forains, cirque, théâtre de rue, spectacles de rue, arts pluridisciplinaires, performances manquent encore de documentation pour le pays…

Dans le domaine de la marionnette, on relève Arts de la marionnette en Équateur sur le site de l'Union internationale de la marionnette, Carmen Heymann (es), et le Teatro de titeres del condor tuerto.

Autres

Remove ads

Tourisme

Remove ads

Patrimoine

Parmi les musées classés et autres institutions, on incluent notamment le centre équatorien d'art contemporain (voir aussi : Liste de musées en Équateur).

Le programme Patrimoine mondial (UNESCO, 1971) a inscrit dans sa liste du Patrimoine mondial (au 12/01/2016) : Liste du patrimoine mondial en Équateur. Le programme Patrimoine culturel immatériel (UNESCO, 2003) a inscrit dans sa liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (au 15/01/2016) une liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité en Équateur :

  • 2008 : Le patrimoine oral et les manifestations culturelles du peuple Zápara[56],
  • 2012 : Le tissage traditionnel du chapeau de paille toquilla équatorien[57],
  • 2015 : Les musiques de marimba, les chants et les danses traditionnels de la région du Pacifique Sud colombien et de la province d'Esmeraldas d'Équateur[58].

Le programme Mémoire du monde (UNESCO, 1992) a inscrit dans son registre international Mémoire du monde (au 15 janvier 2016) :

  • 2015 : Le regard de l’Autre (photographies salésiennes 1880-1930)[59].

Notes et références

Annexes

Loading related searches...

Wikiwand - on

Seamless Wikipedia browsing. On steroids.

Remove ads