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La Neuville-au-Pont

commune française du département de la Marne De Wikipédia, l'encyclopédie libre

La Neuville-au-Pont
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La Neuville-au-Pont est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
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Géographie

Résumé
Contexte

Localisation

La Neuville-au-Pont se trouve au nord-est du département de la Marne, en région Grand Est. La commune appartient à la région agricole de l'Argonne[1].

La commune de La Neuville-au-Pont s'étend sur une superficie de 1 511 hectares[2]. Sur son territoire, l'altitude varie de 125 à 182 mètres[2]. Le village de La Neuville-au-Pont se trouve dans une vallée étroite formée par l'Aisne. De part et d'autre de cette vallée, l'altitude dépasse les 160 mètres[Carte 1].

Par la route[Note 1], La Neuville-au-Pont se situe à 52 km de Châlons-en-Champagne[3], préfecture du département, à 52 km de Verdun dans la Meuse[4], et à km de Sainte-Menehould[5], bureau centralisateur du canton d'Argonne Suippe et Vesle dont dépend La Neuville-au-Pont depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Sainte-Menehould[6].

La Neuville-au-Pont est limitrophe de 5 communes :

Communes limitrophes de La Neuville-au-Pont
Courtémont Vienne-la-Ville
Maffrécourt Thumb Moiremont
Chaudefontaine

Hydrographie

La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aisne, la Bionne, le Fossé des Pauvres Champs et le ruisseau de Saint-Pierre[7],[Carte 2].

L'Aisne est un cours d'eau naturel navigable de 256 km de longueur, traversant les cinq départements Meuse, Marne, Ardennes, Aisne, Oise. Elle est un affluent de rive gauche de l'Oise, ce qui fait d'elle un sous-affluent de la Seine[8].

La Bionne, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune de Somme-Bionne et se jette dans l'Aisne à Vienne-la-Ville, après avoir traversé six communes[9].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la fosse Perrette (0,1 ha) et le plan d'eau 1 de la commune de la Neuville-au-Pont (0,8 ha)[Carte 2],[10].

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Réseau hydrographique de la Neuville-au-Pont[Note 2].

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 881 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Argers », sur la commune d'Argers à km à vol d'oiseau[13], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 739,4 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 3],[14],[15].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[16]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[17].

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Urbanisme

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Typologie

Au , La Neuville-au-Pont est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[6]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Menehould, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[6]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,8 %), prairies (20,3 %), forêts (9,8 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), zones urbanisées (3,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,8 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

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Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts

Outre le village de La Neuville-au-Pont, la commune comprend plusieurs hameaux : le Sougniat au sud-est sur la route de Sainte-Menehould, Petit Moulinet à l'ouest sur le ruisseau de Saint-Pierre, Pont à l'Isle au nord du village sur l'Aisne, Naviaux au nord-est de la commune sur l'Aisne également, et Venise en direction de Vienne-la-Ville au nord[Carte 1].

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Toponymie

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À l'origine « Pont-Sainte-Marie » (Pons Sancte Mariæ), un pont sur l'Aisne, a pris insensiblement la dénomination de La Neuville-au-Pont ( Nova villa ad Pontem en 1207 ).

Le nom de la localité est attesté sous les formes « Villa Nova que appellatur Pons Sancte Mariæ » ; Nova Villa ad Pontem (1207) ; Villa de Ponte, Pons (1212) ; Villa ad Pontem (1229) ; Nova Villa ad Pontem (1250) ; Le Pont (1253) ; La Vilenueve au Pont (1267) ; La Villenueve au Pont (vers 1300) ; La Nueve-Ville au Pont (1322) ; La Neuville au Pont (1327) ; Li Pons (1343) ; La ville du Pont (1366) ; La Nuefville au Pont (1359) ; Le Pont (1389) ; La Neuve-Ville à Pont (fin du xve siècle) ; La Neufville-au-Pont (1554) ; La Neufville-aux-Ponts (1651) ; La Neufville (1687)[22] ; Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Pont-sur-Aisne[2].

Le nom Neuville dérive du latin novavilla, ou « nouveau domaine ». C'est un toponyme très répandu désignant une ville nouvelle (« neuve ville »). De l'adjectif de la langue d'oïl neuve et ville « village »[23].

Histoire

Histoire de la commune[24].

Le procès de la Forêt des Hauts Bâtis, le plus long litige et procès de l'Histoire de France. Les communes de la Neuville au Pont, Moiremont, Florent et Maffrécourt se lancèrent, dès le XVIIe siècle, dans une procédure qui n'aboutira que vers la fin du XIXe siècle[pourquoi ?][25].

À la fin de la Première Guerre mondiale, la partie nord-est du village est considérée comme détruite[26], et la commune a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [27].

Contrairement à ce que beaucoup pensent, les habitants de la commune se nomment les « Macas » et non pas les « Neuvillois et Neuvilloises », pratiquant beaucoup la pêche par le passé ils portent ce nom patois désignant le chabot, petit poisson vivant dans l'Aisne et souvent caché sous les pierres.[réf. souhaitée]

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Politique et administration

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Par décret du , l'arrondissement de Sainte-Menehould est supprimée et la commune est intégrée le à l'arrondissement de Châlons-en-Champagne[28].

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve depuis 1940 dans l'arrondissement de Sainte-Menehould du département de la Marne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1986 de la quatrième circonscription de la Marne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Sainte-Menehould[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle intègre le canton d'Argonne Suippe et Vesle.

Intercommunalité

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de la Région de Sainte-Menehould, est membre, depuis le , de la communauté de communes de l'Argonne Champenoise (CCAC).

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du [29], cette communauté de communes de l'Argonne Champenoise est issue de la fusion, au , de :

Les communes isolées de Cernay-en-Dormois, Les Charmontois, Herpont et Voilemont ont également rejoint l'Argonne Champenoise à sa création[30].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[37].

En 2022, la commune comptait 489 habitants[Note 5], en évolution de −10,93 % par rapport à 2016 (Marne : −1,19 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2101 3031 2891 3401 3601 3811 4381 4441 298
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2431 2121 2031 1261 1341 2531 1361 1161 010
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
885908870767753744741723657
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
646556547509578580588589555
Davantage d’informations - ...
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique
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Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Mairie, inaugurée le . L’un des architectes était Eugène Rouyer, enfant du pays.
  • Église.
  • Côte à Vignes. Au Ve siècle, Manehould, fille du comte qui administrait Château-sur-Aisne avait sur cette colline un petit ermitage. La tradition populaire rapporte qu'elle aurait fait jaillir une source en frappant le sol de sa quenouille.
  • Lavoirs.

Personnalités liées à la commune

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Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

  • Carte spéciale des régions dévastées : 35 SO, Verdun [Sud-Ouest], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.
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Notes et références

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