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Route nationale 20 (France)
route nationale française De Wikipédia, l'encyclopédie libre
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La route nationale 20, ou RN 20, est une ancienne route nationale française reliant, avant 1996, Paris à Bourg-Madame, à la frontière franco-espagnole.
Les principales villes desservies par l'ancien tracé sont Orléans, Limoges, Toulouse et Foix. Elle était, avec la RN 7 et la RN 10, l'une des plus longues routes nationales de France.
L'ancien parcours de la RN 20 correspond à la section française de l'actuelle route européenne 9.
Le nom de « route Mauve », que l'on doit au Touring club de France en 1950, lui est parfois attribué[1].
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Parcours actuel
Elle a été, sur une partie de son parcours, remplacée par des autoroutes, notamment l'autoroute A20 afin de permettre le désenclavement du Massif central. Pour le trafic motorisé, l'ancien parcours a été déclassé de Paris à Pamiers au profit de voies à caractéristiques autoroutières comme l'A20, l'A62, l'A61 et l'A66.
Deux tronçons de la route nationale 20 assurent encore la liaison de la route européenne 9 en Occitanie, entre l'A66 (Pamiers) et la frontière espagnole.
En 2019, dans l'Ariège, un tronçon de la N20 relie l'autoroute A66 depuis Pamiers jusqu'aux tunnel de Puymorens en passant par l'est de Foix ; un autre tronçon relie ce tunnel de Puymorens à Bourg-Madame, commune à proximité de frontière espagnole.

Du nord au sud, un premier tronçon de 1 270 mètres existe dans le département de l'Essonne. Un second tronçon de 49 kilomètres existe en Ariège et un troisième tronçon de 16 kilomètres existe dans les Pyrénées-Orientales.
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Histoire
Résumé
Contexte
La RN 20, ex Route Impériale n°20, empruntait des axes anciens, utilisés dès l'Antiquité et standardisés sous Napoléon Ier.
- Voies anciennes: dès l'Antiquité, des voies existaient déjà pour relier les principales villes traversées par la RN 20 (Voies romaines en Gaule). Même si des parties de ces voies romaines ont été laissées à l'abandon suite à la chute de l'Empire Romain, le manque d'entretien, ou encore le manque d'intérêt des lieux traversés[2] (comme par exemple entre Etampes et Orléans où la voie romaine se situe plus à l'Est), son tracé s'appuie sur des voies postales existant entre Paris et Toulouse (Réseau routier de la France au XVIIe siècle).
- Cartes de Cassini XVIIIe siècle: les routes qui constitueront plus tard la RN 20 existaient déjà à cette époque, entre Paris et Ax-les-Thermes, ville située à 45 kms de la fin actuelle à Bourg-Madame.
- Route Impériale n°20 (1811) : Napoléon Ier standardise l'itinéraire de Paris à la frontière espagnole, via Orléans, Limoges et Toulouse.
- Réseau National (1824-1830) : la Route Impériale 20 devient la Route Nationale 20. Sur la carte d'état-major (1820-1866), le tracé s'arrête à l'Hospitalet-près-l'Andorre, soit à 25 kms de la fin actuelle.
Le décret du a conservé certaines sections dans le domaine routier national[3], notamment entre le débouché de l'A66 et l'Espagne (départements de l'Ariège et des Pyrénées-Orientales).
Le reste de l'ex-RN 20 est déclassé et remis à chaque département respectif pour devenir une route départementale (renommée RD 2020, RD 920, RD 820, RD 420, RD 320, RD 220 ou RD 120 selon les cas[4]).
La loi n° 2022-217 du 21 février 2022 prévoit le transfert des routes nationales aux collectivités volontaires. La nationale 20 sera transféré en intégralité à la région Occitanie au 1er janvier 2024[5].
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Parcours ancien
Résumé
Contexte
De Paris à Orléans

L'ex-route nationale 20 débute à la porte d'Orléans, sous le numéro D 920, et part plein sud en direction d'Orléans en traversant la Beauce.
Elle est presque entièrement en 2×2 voies dans sa traversée de la région Île-de-France. Elle est ensuite aménagée en 3 voies (2+1) (elle se nomme alors D 2020) en alternance jusqu'à la commune de Chevilly. Les villages de Chevilly et de Cercottes sont encore traversés par la route, avant d'atteindre la banlieue d'Orléans.
Les communes traversées sont :
Île-de-France
Département des Hauts-de-Seine
- Montrouge (km 1)
Département du Val-de-Marne
Département des Hauts-de-Seine
Département de l'Essonne
- Massy (km 11)
- Avenue du Maréchal-Leclerc
- Chilly-Mazarin (km 12)
- Champlan (km 13)
- Longjumeau (km 15)
- Saulx-les-Chartreux (km 16)
- Ballainvilliers (km 17)
- La Ville-du-Bois (km 19)
- Longpont-sur-Orge (km 20)
- Montlhéry (km 21)
- Linas (km 22)
- Leuville-sur-Orge (km 24)
- Saint-Germain-lès-Arpajon (km 26)
- Arpajon (km 27)
- Égly (km 31)
- Avrainville (km 34)
- Boissy-sous-Saint-Yon (km 37)
- Côte de Torfou (km 42)

- Mauchamps (km 43)
- Chamarande (km 44)
- Étréchy (km 46)
- Morigny-Champigny (km 51)
- Étampes (km 53)
- Mondésir (Commune de Guillerval) (km 63)
- Monnerville (km 67)
- Angerville (km 73)
Centre-Val de Loire
Département d'Eure-et-Loir

(Renommée RD 2020)
- Rouvray-Saint-Denis
- Barmainville (km 78)
- Oinville-Saint-Liphard
- Toury (km 86)
Département du Loiret
- Artenay, célèbre pour son moulin mais aussi pour la voie à l'abandon de l'aérotrain (km 99)
- Chevilly (km 105)
- Cercottes (km 111)
- Saran, extrémité sud de la voie de l'aérotrain (km 114)
- Fleury-les-Aubrais (km 117)
- Orléans (km 120)
Cette section est en cours de transfert aux départements (sous les dénominations D2020 et D920).
D'Orléans à Vierzon
La route traverse la Sologne puis elle se distingue de l'autoroute A71.
Les communes traversées sont :
- Olivet (km 126)
- La Ferté-Saint-Aubin (km 142)
Département de Loir-et-Cher
- Lamotte-Beuvron (km 156)
- Nouan-le-Fuzelier (km 163)
- Salbris (km 177)
Département du Cher
- Vierzon (km 200)
Cette section est aussi en cours de déclassement en route départementale (sous la dénomination D2020).
De Vierzon à Argenton-sur-Creuse
À partir de Vierzon la route se confond avec l'autoroute A20 jusqu'à la limite Corrèze/Lot.
Les communes traversées sont :
- Massay (km 211)
Département de l'Indre
- Vatan (km 228)
- Brion (km 242)
- Déols (km 260)
- Châteauroux (km 263)
- Tendu (km 285)
- Argenton-sur-Creuse (km 294)
L'ancienne route est encore visible par endroits tout le long de l'autoroute.
D'Argenton-sur-Creuse à Montauban (déclassé)
D'Argenton-sur-Creuse à Limoges
La route aborde les marches du Massif central.
Les communes traversées sont :
Département de l'Indre
- Celon (km 301)
- Tout près Éguzon-Chantôme
Département de la Creuse
- Tout près Saint-Sulpice-les-Feuilles
- Tout près La Souterraine à La Croisière, carrefour avec la Route Centre-Europe Atlantique (RCEA) (RN 145)
Département de la Haute-Vienne
- Bessines-sur-Gartempe (km 354)
- Tout près Ambazac
- Beaune-les-Mines (km 379)
- Limoges (km 390)
De Limoges à Nespouls
La route traverse la Nouvelle-Aquitaine.
Les communes traversées sont :
Département de la Haute-Vienne

- Boisseuil (km 398)
- Pierre-Buffière (km 411)
- Magnac-Bourg (km 422)
Département de la Corrèze
- Masseret (km 433)
- Uzerche (km 448)
- Donzenac (km 473)
- Brive-la-Gaillarde (km 484)
- Noailles (km 494)
De Nespouls à Montauban
La route se sépare de l'A 20 et traverse les Causses du Quercy. Elle est désormais reclassée en RD 820.
Les communes traversées sont :
- Nespouls (km 502)
Département du Lot
- Cressensac (km 507)
- Souillac (km 518)
- Lanzac (km 521)
- Payrac (km 534)
- Pont de Rhodes (commune de Frayssinet) (km 547)
- Frayssinet (km 548)
- Saint-Pierre-Lafeuille (km 577)
- Cahors (km 583)
Département de Tarn-et-Garonne
De Montauban à Pamiers (déclassé)
La route traverse la plaine de la Garonne et longe l'A62.
Au-delà de Toulouse, la route subit des modifications pour passer en 2×2 voies, jusqu'à Auterive. Après Toulouse la route longe l'Ariège et devient voie express peu avant Pamiers, après avoir « reçu » l'A66.
Les communes traversées sont :
Département de la Haute-Garonne
La route est la deuxième plus accidentogène du département entre 2006 et 2015 : ceci signifie qu'avec 13 tués pour 54 kilomètres de voie, l'accidentalité y est de 0,241 tué par kilomètre, sur cette période[6].
- Saint-Rustice (km 670)
- Castelnau-d'Estrétefonds (km 672)
- Saint-Jory (km 675)
- Lespinasse (km 681)
- Fenouillet (km 684)
- Toulouse (km 687)
- Portet-sur-Garonne (km 703)
- Pinsaguel (km 705)
- Labarthe-sur-Lèze (km 715)
- Vernet (km 718)
- Auterive (km 729)
- Cintegabelle (km 735)
Département de l'Ariège

La route est la plus accidentogène du département entre 2006 et 2015 : ceci signifie qu'avec 21 tués pour 46 kilomètres de voie, l'accidentalité y est de 0,46 tué par kilomètre, sur cette période. Cette même section concentre alors 24 % des tués du département[7].
Cette section est en cours de transfert aux départements.
De Pamiers à Bourg-Madame
La route longe la rivière Ariège et se dirige vers les Pyrénées où elle se divise en trois à l'Hospitalet-près-l'Andorre :
- le tunnel du Puymorens, ouvert en 1994 et géré par la société Autoroutes du Sud de la France (ASF) ;
- l'ancienne RN 20, devenue RN 320, partant à l'assaut du col de Puymorens ;
- la RN 22, doublement de la N 20 dans le sens de la descente.
Quelques kilomètres plus loin, les RN 320 et RN 22 se rejoignent.
Peu avant le col de Puymorens, se raccorde la route desservant la Principauté d'Andorre reliée par le Port d'Envalira et le tunnel d'Envalira (RN 22).
La sortie du tunnel du Puymorens se situe près de Porta et la route continue sur deux voies étroites vers Bourg-Madame, laquelle achève son parcours après la traversée de cette même commune sur le pont international du Riu Rahur.
Le raccordement au réseau routier espagnol s'effectuait jusqu’en 2014 par la N-152 dont la desserte est désormais exclusive à la localité de Puigcerdà. Jusqu’à cette date, la nationale croisait la route neutre, reliant l'enclave espagnole de Llívia à Puigcerdà, avant d'arriver à Bourg-Madame. Depuis cette année, la construction d’un nouveau barreau de liaison entre les deux axes a permis de détourner la RN20 pour reprendre une partie de la route neutre, les deux kilomètres entre l’intersection et la frontière espagnole de Bourg-Madame étant pour partie intégrés à la RN116, pour partie au domaine communal de Bourg-Madame[8].
Les communes traversées sont :
Département de l'Ariège
- Saint-Jean-du-Falga (km 764)
- Varilhes (km 769)
- Foix (km 779) (contournement à l'est par le viaduc de l'Alses et le tunnel de Foix)
- Montgailhard (km 784)
- Mercus-Garrabet (km 790)
- Tarascon-sur-Ariège (km 795)
- Ax-les-Thermes (km 820) ; la déviation par l'ouest de la commune, est ouverte depuis le [9]
Carrefour giratoire entre RN 20 et RN 22/RN 320 (Andorre) à L'Hospitalet-près-l'Andorre
- Tunnel routier du Puymorens
Département des Pyrénées-Orientales

- Latour-de-Carol (km 855)
- Enveitg (km 857)
- Ur (km 861)
Jusqu’en 2014
- Passage sous la route neutre (N-154 (route espagnole) ou RD68) ; échangeur partiel.
- Bourg-Madame (km 864), intersection avec la RN 116.
- Espagne - douane (N-152 à Puigcerdà)
Depuis 2014
Carrefour giratoire entre RN 20 et RN 116 à Ur
Carrefour giratoire entre RN 20 et N-154 / RD68 (route neutre) à Ur et Bourg-Madame
- Section commune avec la route nationale espagnole N-154 (section de la route neutre)
- Frontière espagnole à Puigcerdà, poursuite de la N-154.
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Sections en voie express
Résumé
Contexte
De Champlan à Ballainvilliers
Carrefour de Montlhéry
De Linas à Angerville
Pénétrante Sud d'Orléans
Contournement de Châteauroux
De Portet-sur-Garonne à Vernet
Déviation de Saverdun
Voie express de Pamiers à Tarascon-sur-Ariège


L'A66 devient la RN 20
Limitation à 110 km/h.
5 Pamiers - centre : Pamiers, Belpech
6 Pamiers - sud : Pamiers, Mirepoix
7 Verniolle : Varilhes, Verniolle, Mirepoix, Carcassonne
8 Varilhes : Varilhes
9 Saint-Jean-de-Verges : Saint-Jean-de-Verges, centre hospitalier
10 Foix - nord : Foix, Saint-Jean-de-Verges, Saint-Girons, Tarbes
Tunnel de Foix
11 Foix - sud : Montgailhard, Foix, Saint-Girons, Tarbes
12 Saint-Paul-de-Jarrat : Saint-Paul-de-Jarrat, Montgailhard, Lavelanet, Perpignan
13 Montoulieu : Montoulieu, Prayols
14 Mercus-Garrabet : Mercus-Garrabet, Arignac, Amplaing
Carrefour giratoire entre N 20, RD 618 (Surba, Saurat, Massat, Grotte de Bedeilhac, Col de Port) et RD 23 (Banat, Gourbit)
Tunnel de Quié (Déviation de Tarascon-sur-Ariège)
Un projet de déviation de Tarascon-sur-Ariège et prolongement de la 2x2 voies jusqu'à Ax-les-Thermes a été lancé le 23 septembre 2021 par le premier ministre Jean Castex. Les travaux commenceront en 2024 pour une mise en service en 2029 ou 2030. Le tunnel de Quié fera gagner 20 minutes aux usagers. Le coût des travaux est 194 millions d'euros dont 66% pris en charge par l'État[10].
Déviation d'Ax-les-Thermes
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Notes et références
Voir aussi
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