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République de Gênes

ancien État européen, 1005-1797 / De Wikipedia, l'encyclopédie libre

La république de Gênes (en italien : Repubblica di Genova) est l'une des grandes républiques maritimes (ou thalassocraties) italiennes durant près de huit siècles, du milieu du XIe siècle à 1797, après l'abdication du dernier doge de Gênes, Giacomo Maria Brignole. Elle connut deux apogées, de 1284 à 1381, puis au XVIe siècle, parfois appelé « le siècle des Génois »[2].

République de Gênes
(it) Repubblica di Genova

Début du XIe siècle  1797
1814  1815
(~ 800 ans)


Drapeau

Armoiries (it)
Devise Respublica superiorem non recognoscens (la)
 La république qui ne reconnaît aucune supériorité »)
L'expansion de Gênes.
Informations générales
Statut République maritime oligarchique[1]
Capitale Gênes
Langue(s) italien
génois (utilisé oralement)
latin
Religion Catholicisme
Monnaie Genovino et lire génoise
Démographie
Population ~600 000 vers le XVIe siècle
Superficie
Superficie 14 000 km2
Histoire et événements
XIe siècle Gênes et Pise chassent les Maures de Corse et de Sardaigne
1261 Traité de Nymphaeon
1284 Bataille de la Meloria : Gênes reprend la suprématie maritime à Pise, ainsi que la Corse et la Sardaigne
1315 Création de la Gazarie
1320 Perte de la Sardaigne
1755 Proclamation de la République corse
1768 Révolution corse et vente de la Corse à la France
1797 Naissance de la République ligurienne sous la contrainte française
1814-1815 Éphémère restauration de la république
Doges
(1er) 1339-1362 Simone Boccanegra
(Der) 1795-1797 Giacomo Maria Brignole
1814-1815 Girolamo Serra

Entités précédentes :

À la fin du Moyen Âge, la république de Gênes est une puissance commerciale majeure en mer Méditerranée et en mer Noire, tandis qu'entre les XVIe et XVIIe siècles, elle est l'une des principales places financières d'Europe[3].

L'Office de Saint Georges, fondé en 1407 à Gênes, est la plus ancienne banque de dépôt d'État connue au monde et a joué un rôle important dans la prospérité de la ville à compter du milieu du XVe siècle[4].

« Sérénissime » comme Venise dès 1339, Gênes a aussi été appelée par ses citoyens, soucieux de se distinguer de leurs rivaux, la « Superbe République » (superba repubblica en italien), d'après le surnom donné par Pétrarque en 1358, « Gênes la Superbe ».